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[2020-01-20] Curitiba et route vers Iguaçu

Voilà une nouvelle journée qui démarre et qui vous le verrez n’a pas été très fournie en trucs de fou qui nous seraient arrivés ! Je me lève avec une vilaine toux sûrement liée au coup de froid, nous trouverons donc une pharmacie plus tard sur la route pour régler cela !

En attendant, on profite de la station pour récupérer un quadruple expresso pour Damien (deux doubles ça fait bien ça non ?) et un lait chaud pour ma part afin de petit-déjeuner tranquillement avant de mettre le cap vers Paranagua. Or une sortie loupée nous incitera à nous rendre d’abord sur la grande ville de Curitiba (dite la ville la plus européenne du Brésil) afin de réaliser les démarches vétérinaires nécessaires pour le passage de N’Lou en Argentine.

On trouve une clinique vétérinaire et l’on s’y pointe vers 11h30. Ils me font excellente impression et acceptent de nous recevoir après leur rdv tour juste arrivé ! Super. Étant donné que le vaccin contre la rage (valable 3 ans en Europe depuis peu, mais seulement 1 an en Amérique du Sud) touche à sa fin de validité annuelle, je leur demanderai de procéder au nouveau vaccin tout comme celui qui comprend la maladie de carré et autres joyeusetés que nous aurions dû refaire mi février ! Eux au moins sont compétents et plus tard on ne sait pas sur qui on tombera !

Ils checkent donc la bonne santé de Loulou, émettent les papiers en portugais et en espagnol, réalisent les vaccins et demandent une photo souvenir avec leur premier vrai chien français (les bouledogues français brésiliens ne comptant pas) ! Puis après l’achat d’un nouveau collier pour N’Lou (de la marque tendance brésilienne zee.dog), nous pourrons reprendre la route tranquillement.

Le centre de Curitiba

Check de la bonne santé

Avec Ana et Marcelo

Le nouveau collier « pizza » !

Direction le centre… ça ne nous inspire pas plus que cela et les parkings sont excessivement chers… on la jouera donc en warnings, le temps pour moi d’aller acheter un kilo de fraises pour 10R (2,22€) car c’était trop tentant et un sirop expectorant pour la toux.

Puis nous repartirons sur la route dont un peu plus de 700 kms nous séparent de la frontière argentine. Sur la route, je profiterai du réseau pendant que Damien conduit pour nous créer un compte western union. En effet, cela nous a été conseillé par des voyageurs présents en Argentine : le taux de change lié à la crise dans le pays étant tellement mauvais, cette astuce leur faisait gagner beaucoup de pouvoir d’achat car le taux était en leur faveur ! Et il y a des agences western union à tous les coins de rue… On verra bien !

Puis après une pause sucrée fraises, ne me sentant pas bien, on se met d’accord pour que Damien poursuive la conduite tandis que je me repose à l’arrière : fatigue et toux ne faisant pas bon ménage… je resterai là parfois accompagnée de Loulou pendant plus de 3h tandis que déroule le livre audio pendant que Damien traverse ce qu’il appelle la Beauce brésilienne : des champs de soja à perte de vue et d’immenses silos sur les bords de route !

Finalement, après un premier essai infructueux, nous arriverons sur une seconde aire station service immense avec une douche pour les femmes mais rien pour les hommes. On n’a pas compris mais fait le choix de rester ici où bientôt chauffera le réchaud pour la plâtrée de pâtes du soir ! Quant à Damien, il se fera une douche rustique : torchons, eau, lingettes avant de finir la soirée sous la couette en écoute attentive du livre audio pour nous endormir… ça marche très bien d’ailleurs 😉 !

Les toilettes des femmes… plutôt classe !

Douchette express et rudimentaire

Bonne nuit alors !

[2020-01-19] Sur la route, cap au Sud

 » 🎶 24h du Mans, vroum vroum, 24h du Mans vroum vroum 🎵 !!  »

Vous l’avez la chanson ? Bon j’avoue elle est vraiment nulle, mais à chaque fois que j’entends des motards faire des ruptures, elle me revient en-tête telle un boomerang ! Ce matin, nous avons été réveillés, comme vous l’avez peut-être deviné, par des motards surexcités ! Bon ok… Il était 9h… mais il y a plus agréable comme réveil ! Ils étaient rassemblés sur notre aire de repos pour des départs échelonnés et jouaient de l’accélérateur depuis bien 2h déjà.

Une partie des motards causant notre réveil !

Nous ne sommes plus qu’à une grosse heure de la capitale économique du Brésil, São Paulo (prononcer San Paolo) et cinquième mégalopole du monde en terme de nombre d’habitants ! L’heure est à la réflexion de savoir si on se jette dans la gueule de celle-ci ou non.

Le petit-déjeuner à rallonge (mise à jour des réseaux sociaux nécessaire pour Marine qui a pris du retard… c’est un job à plein temps, croyez le ou non) nous permet d’y réfléchir. De toute manière, notre itinéraire pour nous rendre demain dans la petit ville de pêcheurs de Paranagua nous fait passer par cette mégalopole…

On verra donc au moment venu si on fait un stop ou non. Nous sommes hésitants car les guides n’en disent pas grand-chose (enfin rien de vendeur à nos yeux) et les personnes que nous avons croisées depuis 1 mois, nous incitent aussi à passer notre chemin. La seule chose qui nous y attirerait un peu c’est un couple de locaux rencontrés via Instagram que l’on aurait eu grand plaisir à rencontrer. Des jeunes de notre âge, lui brésilien et elle française.

Nous prenons la route vers 11h30. Et 1h après, donc, nous apercevons les premiers buildings du centre des affaires de la ville… Elle nous apparaît grisâtre. On prend donc la décision de seulement la traverser… et ce pendant plus d’une heure !

Traversée de São Paulo pendant une heure durant

Aujourd’hui c’est péage sur péage…

Vous voyez bien ! Ils ont mis une voiturette de golf dans un pick up !

Et puis Marine a du boulot aujourd’hui… Après le blog ce matin, c’est 6 jours de stories Instagram à rattraper ! Donc mission pilote pour moi aujourd’hui ! Je me mets bien avec une playlist musicale faite en France et la route se passe au mieux. Les seules choses gênantes sont les changements de vitesse récurrents imposés par les panneaux de signalisation. Sur 500 mètres, on peut te faire passer à 80 puis 60 et encore 100 kms/h. A n’y rien comprendre !!

Premier camion Lactalis do Brasil croisé sur la route !

On stoppera notre route vers 17h45, avant la nuit sur une station service plutôt bien notée sur notre application de voyageurs. Et nous ne sommes pas déçus ! Toilettes nickel, douches en marbre (8R l’accès) et pour combler mon bonheur : une mini salle de sport avec un tapis de course ! Et je ne me suis pas fait prier. J’ai couru 45 minutes, la musique dans les oreilles, un vrai bonheur ! J’ai même eu mes supporters qui m’observait à l’extérieur de mon « aquarium » !

« Allez Damien ! On a faim 😬 ! »

La journée pluvieuse s’est poursuivie en soirée. Note petit camion rend la tâche cuisine compliquée dans ce cas-là… Mais nous ne sommes pas malheureux non plus : un restaurant se situe sur la station. Cependant, les chiens y sont interdits. Marine négociera donc un repas à emporter pour deux personnes à 18R car c’est en buffet libre à l’intérieur (soit 4€). Un assortiment de viandes, légumes, riz, haricots et salades nous fera le plus grand bien !

On avait déjà bien entamé nos plats… un régal !

Et c’est à 20h55 que nous irons nous glisser sous les draps dans le camion. Car oui cette fois-ci, nous avons nos premières sensations de froid. Il fait 20 degrés… et on ne déconne pas, Marine à même sorti son sweat et d’ailleurs vu sa mine elle aurait bien attrapé un petit coup de froid !

Mes doigts sont gelés, alors sur ce… bonne nuit !

[2020-01-18] Rio de Janeiro (5/5) et Parati

Encore une bonne nuit passée dans un vrai lit et au frais qui nous redonne des forces pour la suite de l’aventure ! À nouveau, nous profiterons d’un bon petit-déjeuner à l’hôtel avec la vue sur le Pain de Sucre qui nous laissera cette image ancrée dans la tête.

« Minty… c’est toi ? »

« Si je peux te renifler le … je te laisse manger mes croquettes »

Sur l’eau : un bateau télé ! Autre niveau que nos avions dans le sud de la France pour faire de la pub sur les plages !

Nous avons déjà préparé toutes nos affaires et dit au revoir à Sacha et Jojo. Mais Axel nous dit « à 10h30, je vous emmène au projet Morrinho » et il n’a même pas besoin de rajouter qu’on ne doit pas quitter Rio sans voir cela pour nous convaincre. On a confiance, on sait pas de quoi il s’agit mais on fonce dedans. Avec nous viendront un autre couple de français, une italien et sa fille et Valentina la chilienne.

En attendant le départ nous échangeons avec ce petit monde et apprenons que les français ont eu une mauvaise déconvenue avec un taxi… au lieu de payer 29,00R leur course, ils ont réglé (avec le code) 2900R soit près de 650€. Dur dur pour un début de voyage ! Les taxis sont joueurs. Une virgule mal placée et bingo pour eux.

Puis 10h30, on file ! Axel nous dit de prendre nos affaires avec nous et que l’on va descendre la favéla entièrement. Ce sera plus simple. Nous voilà donc avec notre linge (propre), les gamelles et les croquettes à nous balader dans les ruelles. On descend et l’on arrive devant l’enceinte du projet Morrinho. Waou !

Dans les ruelles de la favélas

Autre type de mur de contention

On visite et l’on apprécie les environs

Du français ? Oh !

Devant nous : des centaines de briques colorées amassées sur un terrain pentu, viennent constituer une représentation de favéla ! A l’origine de cette œuvre, 8 jeunes locaux qui adolescents, avaient décidé de se construire un terrain de jeu pour faire vivre leurs petits personnages et voitures. La presse s’en est mêlée, les rendant célèbres !

Ils ont ainsi été sollicités notamment en Europe pour refaire leur œuvre lors d’expos temporaires : Barcelone, Paris, Venise ! Sans ce projet, ces jeunes expliquent dans un court-métrage qu’ils ne seraient peut être même jamais sortis de Rio pour se rendre dans la ville voisine de São Paulo ! Grâce à leur détermination contre les adultes qui les poussaient à laisser leurs jeux d’enfants, ils ont pu voyager, découvrir des cultures, apprendre de nouvelles langues : un bel accomplissement pour ces 8 jeunes garçons !

On vous laisse apprécier ces belles images :

Cash box = boîte de nuit

Y’a même la casa 48 !

Axel et Jojo, les français, l’italienne et sa fille et la chilienne

Après cette jolie visite colorée, nous descendrons dans les ruelles de la favéla, en croisant cette fois-ci des trafiquants en pleine vente… Pas de problème « bom dia » et l’on continue notre chemin ! Et au pied de la colline, nous remercierons vivement notre « guide » Axel pour son hospitalité, ses bons conseils et toutes les infos que nous avons pu apprendre à travers les 3 journées à ses côtés ! Encore une belle rencontre dans ce voyage. Y’a pas de doute, il forme la jeunesse que nous sommes…

De retour au camion en Uber, nous prendrons soin de ranger ce dernier et l’on s’essaiera au nettoyage des tags avec de l’acétone cette fois. Enfin pas longtemps car après une ouverture en mode warrior, j’ai posé le bidon sur le sol, la tête penchée dessus, ça m’a donc giclé de quelques gouttes dans les yeux. On a immédiatement rincé abondamment… Puis Damien en me demandant comment je m’étais débrouillé nous a refait la scène mais en prenant des éclaboussures sur Le Bras lui cette fois ! Boulets boulets boulets…

Nous avons ensuite repris la route en nous dirigeant vers Parati, une ville plus au Sud et toujours dans l’état de Rio. La route s’est passée sans encombre et nous a permis de refaire les pleins nécessaires : jerricans, essence et regonflage des pneus. Nous avons également fini notre deuxième livre audio pour attaquer alors le troisième de la série : « L’écorchée » de Donato Carrisi.

À gauche les tribunes pour le défilé du carnaval

Pression des pneus en PSI ok !

Super le copilote !

Arrivés à Parati, nous faisons un tour dans la ville mais décidons de reprendre la route pour trouver un spot où dormir en dehors de la ville. Mais sur la côte : rien de rien ! Seulement des campings où des bords de plage. Notre décision est donc de rouler vers une station à 170 kms de là. Il est 19h mais j’ai encore la forme donc ça devrait le faire ! Et au pire, on trouvera bien un autre point de chute en route si besoin.

Oui oui… on est en pleine ville 😵

Le petit port de Parati

Et ses maisons très colorées…

… au milieu desquelles nous déambulons

Un musée autour de la mer

La rue de la faim !

L’église du centre historique

De retour sur le petit port

Il va nous falloir retraverser en van… mais l’eau est montée !

On fait donc l’acquisition de fromage, chorizo et pain afin de dîner en route et c’est parti ! Ce que l’on ne nous avait pas dit c’est que l’on monterait sur des sommets ! Des côtes à faire pâlir des cyclistes : des pentes comprises entre 12 à 16% où Picco ne fait pas le malin… Ça ne monte qu’en première sur certains tronçons… Mais il n’est pas le seul car parfois ce sont les voitures qui nous précèdent qui nous font perdre notre élan !

Ça c’est de la côte à n’en plus finir !

Au final nous arriverons bien à destination vers 22h30, encore en pleine forme et sur une station qui valait le détour ! On ne tardera cependant pas à nous mettre au lit, car dehors ça caille : on a traversé des endroits où la température était descendue à 17 degrés ! Au moins avec les 20 degrés ambiants, on est assurés de bien dormir cette nuit, alors boa noite !

[2020-01-17] Rio de Janeiro (4/5)

Apres s’être couchés tard… la nuit fût bonne : c’est à 09h30 qu’on émerge ! Même si Marine réveillée à 04h30 voulait profiter de la vue observer le lever de soleil sur le Pain de Sucre… Elle s’est aperçue qu’il pleuvait dehors et s’est donc rendormie !

On a eu le temps de croiser Sacha le coloc d’Axel qui était sur le point de partir au travail ! Juste le temps d’échanger un peu et lui proposer de partager un repas ce soir pour le remercier de nous prêter son lit ! Il est partant !

Le petit-déjeuner se passera à l’hôtel « Casa 48 » avec Axel. On profitera de bien manger (les cakes sont divinement bons) pour ensuite se balader dans le quartier Santa Teresa de Rio. Mais cette fois-ci, sous la pluie, et c’est une première ! Peut-être qu’avec un tel « temps de chien » (N’Lou est ravi), on croisera moins de touristes aux abords des ruelles du quartier ! Il est donc temps de sortir les K-way qui nous serviront pour la première fois de ce voyage et sans doute pendant toute la journée ! Rio est une ville verte, et je comprends mieux pourquoi…

Ces K-way, il nous faut aller les chercher dans le van, sous une masse d’affaires, car nous pensions pas les sortir de suite au vu des chaleurs qu’on subi depuis 1 mois. En descendant donc dans la rue où nous avons laissé le camion la veille, j’aperçois au loin, un truc anormal sur celui-ci. J’accélère le pas, et oui j’avais bien vu…

Des petits malins se sont amusés à taguer notre van blanc immaculé… et je vous avouerai que le type n’est pas Banksy… Je récupère mes affaire en faisant le tour du camion. Aucune serrure n’a été forcée… ouf. Je file vite annoncer la nouvelle à Marine qui m’attend avec N’Lou et les autres à l’hôtel.

Elle redescend direct avec Axel voir « la toile ». Bon elle n’a pas l’air de prendre la nouvelle trop mal. En effet, ça nous est arrivé là et ça aurait pu se passer n’importe où. Et on reste convaincus que c’est un moindre mal. Nos affaires sont intactes… C’est juste moche quoi ! Il va falloir effacer ces tags pour éviter d’attirer l’oeil sur le van… Nous tenterons notre chance avec du White spirit que Axel nous achètera dans la journée car il doit se rendre dans un magasin de bricolage.

C’est l’heure de la friandise Pedigree !

A la mode Kickers, ils ont bien fait le rouge à gauche…

… et le vert a droite !

On déplacera, en attendant, le camion face à des caméras meme si dans la journée la rue est très passante (tramway, taxi, police, piétons et différentes voitures). Nous avons plusieurs hypothèses : soit la plaque française a déplu à un local ou alors le camion présentait une surface blanche géniale pour débuter (c’était pas un grand artiste…) !

Nous nous laisserons pas abattre par ce petit évènement et nous irons nous promener dans le quartier comme prévu avec nos fidèles acolytes de la veille. Ce sera aussi l’occasion de tester l’imperméabilité de nos vestes et d’échanger pendant la bonne heure et demie de marche réalisée !

Le quartier Santa Teresa est vraiment magnifique. Avec ses rues pavées, son tramway jaune d’époque et la mosaïque qui habille murs et escaliers. Dont l’escalier Selarón qui est bien connu des visiteurs de Rio ! Ce dernier comporte 215 marches (info Wikipedia, on n’a pas recompté) et il est orné, sur toute sa longueur, de plus de 2 000 carreaux de faïence venant de 120 pays différents… On a d’ailleurs détecté au moins 2-3 carreaux français représentant Paris ou encore Toulouse !

L’escalier dit « Escadaria Selarón » en portugais est une œuvre de l’artiste chilien Jorge Selarón, ex-résident du quartier qui a de son vivant décoré plusieurs lieux publics des quartiers de Santa Teresa et de Lapa. Cette merveille d’architecture a été réalisée à l’occasion de la Coupe du Monde de football de 1994… Depuis les habitants du quartier subissent sûrement la notoriété de cette ruelle qui descend entre leurs habitations…

Nous pouvons nous prêter au jeux de la photo avec une rue « partiellement » déserte du fait du temps… du moins sur la partie haute, moins convoitée (faut marcher pour l’atteindre quoi). D’où le « partiellement », car au vu du nombre de touristes en bas de l’escalier, on imagine que lorsque le temps s’y prête, l’escalier doit être noir de monde… et avec cela le détail des marches doit être invisible !

Nous continuerons notre marche tranquillement dans le quartier avant de nous séparer des autres. Les amis fileront au marché uruguayen tandis que nous prendrons la direction d’un supermarché pour le menu de ce soir : apéro, gratin dauphinois, côtelette de porc et gâteau à base de jus de citron et lait concentré (une recette découverte au nouvel an et qui nécessite peu de préparation, seulement du frais).

On se laisse pas démoraliser, on file en ville !

On suit les rames du tram !

Et les tags de « vrais artistes » !

Nous voilà dans les escaliers Selarón

On prend la pose au sommet !

De la faïence y’en a à bloc !

Presque en tenues camouflages !

A l’image du Portugal ici

Si jamais des idées vous prenaient pour refaire vos escaliers !

Malgré la pluie, c’est splendide !

Tous les pays ont leur clin d’œil !

Lui aussi fait un clin d’œil 😉

Amélie, Clémence, Marine, Damien et Sylvain

Et sans oublier celui qui se laisse trahir par son odeur de chien mouillé 😋

Y’a du chat aussi !

L’image phare au pied des escaliers !

Dans les rues alentours, les fresques sont splendides

Et pleines de détails !

Celle-ci n’est pas bien vieille il semblerait !

Les arches où passent les trams

La très atypique église de Rio !

Elle prenait un peu l’eau lors de notre passage…

Elle possède de magnifiques vitraux !

Ah, on me dit dans l’oreillette que Sandrine va vouloir la recette… Ok la voici :

1️⃣ Couper les citrons verts (nombre à déterminer selon vos invités ou votre faim) en deux et en extraire le jus, à passer ensuite au tamis pour ne plus avoir de pulpe !

2️⃣ Mélanger le jus avec du lait concentré (ici on avait une briquette de la taille d’une petite boîte de conserve) et ajuster selon le goût : ça doit rester un peu acide quand même !

3️⃣ Étaler une partie de la mixture dans le fond d’un plat, recouvrir d’une couche de gâteaux type petits beurres, et renouveler l’opération. Note de Damien : si y’a trop de petits beurres c’est moins bon ! Faut que la mixture garde sa place au milieu des gâteaux quoi !

4️⃣ Mettre au frigo pour que ça fige et servir frais !

PS de Marine : non j’aime toujours pas les agrumes 🍊, le voyage ne m’a pas changée… mais le citron ça passe (ça dépend dans quoi… c’est comme les champignons, j’adore ça mais pas sur les pizzas) !

Du coup, le retour à la casa se fera en Uber (merci d’avoir accepté un chien trempé…) sur les coups de 15h, ce qui nous permettra de bien nous reposer avant de reprendre la route demain. Surtout pour N’Lou qui présente encore quelques signes de fatigue, mais Jojo la chienne de la maison va vite nous le remettre sur pattes !

Le voilà le fautif de l’odeur !

C’est bon on a retrouvé la copine !

Session blog avec une vue sur le Pain de Sucre en fond

En fin d’après-midi midi, nous nous décidons finalement de bouger le camion. Après mûre réflexion, nous préférons le déplacer sur le premier parking où nous étions stationnés la première nuit face à la zone militaire. D’une part pour éviter que le petit malin ayant tagué notre véhicule n’ait d’autres idées de ce genre… ou que cela incite d’autres personnes mal intentionnées !

Nous voilà donc repartis à traverser la ville avec un stop en route pour trouver une banque et une droguerie pour acheter du white spirit. Axel étant pour le moment en attente de touristes à l’hôtel. Nous trouverons un produit similaire dit « anti-graffiti ». Un vendeur est directement venu voir l’état de la voiture sur la voie de bus où nous nous étions garés en catastrophe. Après quelques coups de fils et échange avec des collègues, il nous a vendu une « lingette » pour faire un test : le résultat n’est pas exceptionnel mais atténue les marques tout de même ! On achètera finalement 5 lingettes et au moins pour la nuit, ça fera bien l’affaire avant de nous repencher sur la question !

Nous finirons tranquillement le travail sur le parking ou nous laisserons le camion cette nuit avec l’aval des militaires qui jetteront un coup d’oeil à notre maison durant leur garde nocturne ! Le retour vers la maison d’Axel se fera en Uber et de même demain pour récupérer le camion ! La traversée de la ville ne nous coûte que 5 euros… C’est honnête et le principal est de savoir le camion en sécurité !

Allez on va tenter la méthode anti-graffitis

Hum… ça étale bien !

Vous aimez le style ?

On va dire que ça a atténué… un peu !

Mauvaise idée de mélanger les lingettes Marine !

18h30 marque le début des hostilités : nous nous lançons dans la préparation du repas de ce soir. On passera à table quand les gars finissent leur journée de travail : vers 20h30. L’occasion de déguster en apéro un bon saucisson français ramené de France par Axel à l’occasion des fêtes ! La soirée fût vraiment cool, on a été happé par le récit de vie des deux compères qui nous a fait passé une super soirée avec ces brésiliens de cœur vraiment chouettes !

Dernière nuit dans notre « hôtel », on en profite pour bien dormir avec une fraîcheur très appréciable !

[2020-01-16] Rio de Janeiro (3/5)

Bom dia !

Une partie de dames de Marine contre un brésilien au pieds du Corcovado me laisse le temps d’écrire les premières lignes de cette journée. L’issu de la partie de dames ? J’y reviendrai un peu plus tard !

Nous avons eu un réveil matinal programmé pour aller grimper cette fois-ci le Corcovado qui est la montagne de la ville sur laquelle nous retrouverons le Christ Rédempteur. Nous souhaitons nous y rendre pour 08h en Uber pour avoir une chance de le « grimper » avant midi. Si on peut bien passer avec Loulou… Ça c’est l’affaire de Marine car c’est situé au cœur d’un parc national (celui de la forêt de Tijuca, plus grande forêt urbaine du monde) !

L’attente pour monter au sommet peut-être très longue… Nous arriverons sur les coups de 08h30 finalement. Ce matin, nous avons la mauvaise surprise ce matin d’observer un Loulou très mollasson, nous essayons de le stimuler avec une mini-balade sur la plage, et quelques sucreries (des gâteaux « humains »)… Il est réactif à cela, peut-être qu’il nous fait juste une flemmardite aiguë… Nous allons quand même faire ce qui était prévu ce matin et l’observer de plus près pour voir si nous devons nous rendre chez le véto.

Nous sommes pris tout de suite en charge par Victor, un employé de la société de train qui gère les remontées du Corcovado et qui se démène pour savoir si nous pourrons accéder avec le chien. Nous patientons environ une quinzaine de minutes et observons ses allers et venues. Verdict : c’est ok ! Il nous accompagne pour acheter nos billets et nous pourrons prendre la prochaine navette dans laquelle des places sont dispo soit à 11h20… Mais un ultime coup de pouce de Victor nous sera donné : il nous cale dans la file d’attente au cas où des places resteraient dispo dans le suivant. Et hop, il est 09h et nous sommes dans le train : nous avons beaucoup de chance. Le Christ veille sur nous !

La montée se fait à travers la forêt de Tijuca à une allure de sénateur. Sans doute dû au pourcentage élevé de la côte que nous sommes en train de monter ! La montée dure une trentaine de minutes avec parfois des éclaircies à travers la forêt pour nous laisser observer des premiers points de vue incroyables que nous offre la ville !

Marine a posé le pied gauche directement dans cet énorme amas de m**** au pied du van dès le réveil…

Petit-déjeuner : crêpes de tapioca ou crepiocas par nos soins

Nous voilà dans le train direction le haut du Corcovado

Tous les trois !

La vue depuis le train, en montant

L’arrivée ne se fait pas directement au pied du Christ, il reste encore 220 marche pour y accéder ou bien les ascenseurs avec une queue énorme pour les prendre… Nous opterons bien entendu pour les marches mais avant tout, passage aux toilettes oblige !

En attendant Marine, je suis interpelé par un policier furieux de me voir là-haut avec un chien et il me le fait bien comprendre. Mais je feins de ne pas comprendre (y’a des façons de parler aux gens)… Je demande à ce qu’on me l’explique en anglais, pour l’embêter un peu. Une hôtesse vient a mon secours. Je lui explique que nous avons un passeport pour le chien et que nous avons été autorisés à monter. Ils me laissent tranquille après cela… sans doute que N’Lou est le premier chien à voir le Christ qui est l’une des 7 nouvelles merveilles du Monde !

Nous arrivons enfin sur l’esplanade ! La statue, peut paraître petite quand nous l’observons d’en-bas. Mais ses 38 mètres nous laissent tous petits à ses pieds ! La place est une vraie fourmilière et chacun y va de sa pose de yoga pour essayer de prendre la meilleure photo avec la statue !! C’est dans un premier temps assez rigolo, mais ensuite cela laisse place à un certain questionnement sur les attitudes humaines…

On va quand même se prêter au jeu des photos avec l’aide des touristes ayant le même délire. Nous redescendons tranquillement vers le train pour faire le chemin retour avec celui-ci. On croisera encore quelques personnes surprises de voir le chien dans le parc…

Voici l’une des 7 merveilles du monde moderne

On a trouvé un touriste asiatique…

… qui nous à incité à prendre des poses !

Puis on a fini par se faire nos photos nous-mêmes

Pieds et pattes main dans la main

Va-t-il tenter l’ascension incognito ?

Quand on annonçait que ça frôlait le ridicule…

Et y’en a du monde…

Le Christ Rédempteur veille sur la ville

“Allez on va faire une photo de groupe, tout le monde sourit”

Au loin, on assimile cela à un cimetière

“Reposez-moi bande de blaireaux ! »

Le stade Maracanã

Le lac intérieur de la ville

Le pain de sucre au loin

« Je reprends le sport quand moi ?! »

« La bière est quand même pas très chère ici… »

Les escaliers qui mènent au Graal

D’ailleurs ce Loulou n’a toujours pas une forme olympique et semble vraiment fatigué. On commence à s’inquiéter vraiment et on se pose la question de l’emmener chez un vétérinaire. L’ultime tentative de savoir s’il nous fait une dépression d’ado, sera de voir s’il a envie de se baigner, quelque chose, qu’il ne raterait pour rien au monde d’ordinaire… Nous nous dirigerons donc ensuite vers la plage !

Pause caresses

La descente en train est vraiment magnifique. Et elle nous dépose sur une petite place que nous n’avions pas pris la peine de regarder ce matin en arrivant. Avant de commander notre Uber (note pour Mamie : concurrent du taxi très répandu aussi au Brésil) pour le retour, on remarque en s’installant sur un banc, que sont installées des table de jeux de dames / échecs permanentes. Les locaux y jouent avec des bouchons en plastique (coca-cola vs eau).

Il ne faut même pas deux minutes à Marine pour proposer au maître des lieux de jouer contre lui une partie. Ravie de rencontrer une nouvelle adversaire, il lui confirme les règles à la brésilienne :on peut sauter des pions en arrière ici et si on peut en manger un, pas le choix il fait le faire ! Et ensuite, c’est parti pour 5 manches. Marine arrivera à lui décrocher seulement une victoire sur la deuxième, mais pour le reste le maître n’aura pas de pitié !

Allez c’est parti on redescend dans le train à crémaillère

Le maître des lieux : le pull rayé à gauche !

Quand l’élève dépasse le maître… ou pas 😅🤫

Allez, direction la plage en Uber et en route, juste à côté, nous nous arrêterons déguster un houmous dans un restaurant. A Rio, à priori, les restaurants dit « arabes » (tels qu’ils l’écrivent sur leur devanture) sont excellents, et nous avons pas été déçus !

La praia vermelha au pied du Pain de Sucre est noire de monde… C’est là que notre camion est garé cependant… Marine emmène N’Lou à l’eau pour sécuriser la baignade et le faire rentrer tranquillement dans l’eau ! Il profite à fond comme si de rien n’était ! Il a l’air de reprendre du poil de la bête ! Rassurant ! J’en profiterai pour sortir mes lunettes de natation et aller nager en mer ! Dur dur cette petite reprise…

Sur la route du retour en Uber

Repas dégustation dans un restaurant dit « arabes »

Session plage pour notre ado rebelle

A 15h30, il est temps de ranger les bouées et le parasol, nous sommes attendus ! Ah mais nous n’avions pas tout ça bien sûr… En parfaits touristes discrets nous emmenons le minimum à la plage !

Nous sommes attendus ? Oui en effet, nous avons été invités par notre guide d’hier à passer la soirée chez lui. A défaut de pouvoir nous proposer une nuit dans sa maison d’hôtes (Casa 48) complète pour la semaine, il nous propose une chambre dans son appartement en s’arrangeant avec son coloc ! En plus, N’Lou y aura une copine ! Trop sympa ! Nous voulons lui payer les frais d’une chambre mais il nous dit que c’est cool et que des bières feront l’affaire pour un aprem dans la piscine !

Nous rejoignons donc la maison qui se trouve dans une favéla historique du quartier de Santa Teresa ! Toujours sur les hauteurs de Rio ! Le quartier a l’air super sympa au premier abord et nous n’avons pas l’impression d’être dans une favéla du tout. Nous continuons notre montée vers le point de rendez-vous. On se gare dans la rue et on continuera le reste du chemin à pied !

Axel nous attend à « l’hôtel » directement ! On découvre alors l’espace de vie de la maison avec une vue de folie sur tout Rio !! C’est de la folie furieuse une telle vue : magnifique… Il nous propose directement de monter sur le toit terrasse de la maison pour déguster une bière et un jus de fruits les pieds dans l’eau ! C’est génial !! Ils ont fait d’une « maison basique » de favéla, un petit hôtel décoré avec beaucoup de goût !

N’Lou quant à lui a été accueilli par Jojo, la chienne de Sacha, le coloc d’Axel… Elle prend tout le mérite de revigorer notre toutou : affaire à suivre !

Casa 48 dans le quartier de Santa Teresa à Rio

Et cette vue, on en parle ?

N’Lou et Jojo s’éclatent

Puis se reposent… langue à l’air libre !

Pour la suite de la soirée, le thème sera la samba. En effet, tous les jeudis, a lieu dans un quartier de Rio, près du mythique Stade Maracanã, les répétitions des différentes troupes qui participeront à un des plus gros événement public sur terre : le Carnaval de Rio !

Ce soir, sur toute une avenue fermée à la circulation, défileront quelques 300 personnes précédées d’un camion rempli d’enceintes diffusant le rythme cardiaque du Brésil ! Nous nous y rendons avec une partie des français rencontrés à la rando d’hier (Amélie, Clémence et Sylvain) et une chilienne (Valentina) résidant à l’hôtel.

L’ambiance était vraiment dingue ! Du son à faire éclater le sonotone d’un petit vieux et un rythme à faire bouger les fesses aux plus fâchés avec la rythmique ! Et là clairement, tu te demandes ce que ça doit être que le vrai Carnaval !

Nous reprendrons tous un Uber pour revenir à « notre QG » en nous arrêtant sur le trajet dans un bistrot pour dîner. Il est 22h30 et le thème y était encore musical avec un groupe de musique qui ambiançait le lieu jusqu’à sa fermeture ! Après une digestion sur 1,3 kms en pente pour rentrer, nous nous coucherons sur les coups de 01h30… Un record pour ce voyage !

La rue est remplie !

Les marchands ambulants font carton plein avec les caipirinhas !

Les écoles de samba progressent chacune leur tour

Toutes sur leurs rythmes

Et leurs styles propres

La reine de la samba (cheveux bleus) est de la partie !

Allez, on bouge on a faim !

Pour nous ce sera grande pizza double saveur (les pizzerias le proposent d’elles-mêmes de faire des bi-goûts) !

Marine, Valentina, Amélie, Sylvain, Clémence et Damien

Casa 48, by night !

Allez, bonne nuit les petits !

[2020-01-15] Rio de Janeiro (2/5)

Cette journée commence de bon matin à 06h35 quand les militaires entament un chant de trompettes et un cri sur le même ton que « chef oui chef » qu’on a tous pu voir dans une bonne série américaine ! Ça ne nous empêchera pas de TOUS nous rendormir jusqu’à leur seconde performance un peu plus tard ! Je suis là première réveillée et comme les deux autres ronflent toujours, je me fais discrète jusque 08h50 où là, il va bien falloir nous bouger.

Allez, on va sortir dégourdir Loulou… Ah… La voiture d’à côte est collée serrée au camion, on a tout juste la place de coulisser la porte latérale pour y sortir tous les trois. J’interpelle un des mecs qui gère le parking et on négocie un tarif 24h jusqu’au lendemain matin. Au moins ainsi on est tranquilles et pas besoin de bouger le camion, c’est super surveillé en plus et devant une institution militaire… Quand je récupère les tickets de stationnement j’ai l’impression que l’on a joué au Quinté+ ! Le sketch…

Bon bah on va descendre comment là ?

Alors on a gagné combien ??

Nouvelle installation du bidon d’eau !

Petit tour à la plage

Et visu depuis le parking !

Nous prendrons notre temps pour profiter pleinement du petit-déjeuner car on a de la marche devant nous ! Mais alors que nous étions en train de ranger le camion nous préparer pour décoller, un couple s’est posté sur le banc derrière nous. On a dit bonjour en souriant et ils se sont levés pour venir nous parler ! Des chiliens qui nous ont évoqué leur pays, l’économie et leur volonté de voyager comme nous dans un van très prochainement ! C’est trop bien de rencontrer du monde ainsi !

Avec les chiliens !

Puis bon à un moment il faut bien y aller, alors sacs sur le dos et nous voilà parés à décoller ! Alors que fait-on aujourd’hui ? On a rendez-vous à 15h au bout de la plage de Leblon pour une randonnée sur le Morro dos Dois Irmãos (le mont des deux frères) qui devrait nous donner une vue sympa sur Rio. On a pas trop voulu se spoiler alors on verra bien ce que ça donne ! Et cela nous permettra aussi d’entrer avec un guide dans une favéla !

D’ailleurs en parlant de guide, Axel de Rio Autentico Tours nous informe que nous serons un bon petit groupe. Du coup le prix est réduit car initialement il n’y avait que nous, nous avions préféré « privatiser » que de ne pas réaliser cette sortie ! Au top. Et ce sera en français donc on est assurés tous les deux de bien entendre la même chose. Du coup c’était normalement la journée de Damien mais je lui en dois une et en plus « toi t’as pris des notes » ! Facile quoi !

Allez, nous voilà chauds comme la braise, partis conquérants pour rejoindre le point de rendez-vous à pied sous une chaleur accablante… Je disais chauds comme la braise oui oui ! On a souffert de la chaleur sur les 10 kms réalisés… Nous avons pour cela longé les plages de Copacabana, Ipanema et Leblon et fait un détour par le lac Rodrigo de Freitas. Une fois arrivés à destination, N’Lou a eu droit à une baignade dans les eaux turquoises de Leblon beach avant qu’on ne trouve un coin pour boire un coup avant d’attaquer la montée !

Tous les apparts ont la clim !

Plage de Copacabana de loin (il faisait trop chaud au soleil)

Un peu de repos à l’ombre

Merci les échoppes “pet friendly”

Ca grimpe sec encore !

Et bientôt on va monter au sommet le plus haut !

C’est le camion du FMI ?!

On se rapproche du sommet des deux frères !

La plage de Leblon pour une bonne baignade

Allez je peux y retourner ?!

Du fil dentaire dans les toilettes du bar !

Rien de tel qu’une bonne boisson fraîche pour nous requinquer !

Déjà 11 kms au compteur et la montée n’est pas commencée !

Les deux pièces en bas sont de même valeur mais d’années différentes

Tel un(e) vahiné(e) !

La plage de Leblon suivie de celle d’Ipanema

15h, nous retrouvons 7 autres français ainsi que le guide Axel, installé sur Rio depuis 10 ans. Ancien prof de français, il a changé de voie et aujourd’hui il nous emmène dans la favéla de Vidigal. On en prend la direction en commençant à papoter avec les autres. Puis soudain on rentre dans le vif du sujet.

Nous voilà dans la favéla, et là çà va être épique ! Il nous faut monter au sommet et pour cela emprunter normalement une moto taxi (ou au pire un van mais ça prendra plus de temps). Pour Axel c’est une première aussi de le faire avec un chien, malgré les nombreuses excursions qu’il a déjà fait ici. Il se renseigne… Un des moto taxi est ok et on fait monter N’Lou entre le conducteur et moi.

N’Lou est calé… c’est parti pour une ascension vertigineuse, sur des pavés, dans des rues étroites et très très pentues ! A chaque virage, je serre les fesses, le chien et les dents entre lesquelles je laisse échapper des « pas bouger hein Loulou » ! Et enfin, nous parvenons au sommet. Tout le monde est là, on a fait environ 5 minutes de moto. On règle notre course : 5R par tête soit 1,11€ ! Vu que le litre d’essence est à 4R je ne sais pas si c’est super rentable pour eux mais pour nous, ça nous a bien fait gagné en altitude !

Allez on va caler le chien par ici !

Bon bah ça a pas l’air mal (oui mon casque est trop grand)

Allez c’est parti !

Et de là nous démarrons la rando. Jusque là nous avions pour consigne de ne pas prendre de photo… on ne sait jamais on pourrait tomber sur des trafiquants et eux, on ne les prend surtout pas en photo ! Mais à présent c’est bon et on s’enfonce directement dans la forêt pour démarrer une ascension à pic qui nous prendra environ 1h avec différents arrêts aux vues splendides et avec minutes culture : on adore !

Nous avons donc appris notamment qu’une favéla est loin d’être l’idée que l’on se fait… Ce n’est pas un bidonville indien version brésilienne ! Tous les logements sont construits avec des matériaux en dur, par les habitants eux-mêmes ! Ils sont généralement érigés sur les pans des collines du fait de la géographie de la ville et aucun bâtiment n’a de titre de propriété. Par contre les habitants sont eux bien recensés, ont des papiers d’identité et sont les « petites mains de Rio » : les domestiques, les barmen, les chauffeurs, les serveurs…

La favéla dans laquelle nous sommes, Vidigal, compte entre 8000 et 9000 habitants. Tandis que Rocinha que nous apercevons bientôt sur les hauteurs (une des plus grandes favélas de la ville) recense quant à elle 80000 habitants ! A savoir qu’à Rio, 1/4 de la population (soit 1,5 millions de personnes) vivent dans l’une des 950 favélas de la ville ! Généralement, les gens y vivent et y grandissent ou font le choix d’aller y vivre ou y construire leur logement. Le populations ont aussi beaucoup fui la sécheresse du Nordeste en s’installant dans le sud du pays.

On suit Axel, notre guide

Une des habitations de la favéla

Les gros réservoirs d’eau de la zone

Les réservoirs bleus, individuels, pour chaque logement

Nous voilà sur les hauteurs

En contrebas c’est Rocinha qu’on aperçoit

Et sous un autre angle… 80000 habitants quand même !

On prend la pose

La vue est grandiose mais on n’est pas en haut

Les favélas sont de vraies petites villes dans la ville : ils ont des MacDo, des hôpitaux, des crèches, des écoles. L’eau potable est disponible sur les toits des habitations à l’aide de grands réservoirs bleus qui sont réapprovisionnés tous les 2-3 jours… d’où la nécessité d’en stocker une certaine quantité ! La ville de Rio a néanmoins repris certains aménagements au sein des favélas et installé des murs de contention pour éviter les « écroulements » !

Rio reste une ville très vallonnée et nous l’avons vu au sommet : les « riches » côtoient très vite les « pauvres »… les favélas se situent entre piscines et terrains de golf ! Au Brésil, 1% de la population est égal à 30% de la richesse du pays… Le salaire minimum est de 1500-2000R (soit entre 333-444€) tandis que la classe moyenne vit avec 3500-4000R en moyenne (soit entre 777-888€).

Bien que tout soit construit de façon illégale, il règne dans les favélas une atmosphère plutôt sûre pour les « visiteurs »… On dit que les favélas sont à la fois les endroits les plus sûrs mais aussi les plus dangereux… Personne ne se fait dépouiller dans une favéla : la réputation est en jeu. Les trafiquants qui font généralement partie des gangs qui dictent les règles ont tout intérêt à faire venir du client pour faire tourner leur business ! Les affrontements armés quand il y en a, ont lieu entre les différents gangs ou en cas de descente de police !

Pour obtenir les JO de 2016, Rio a mis en place de grands programmes dits de « pacification » des favélas. L’idée était de reprendre le contrôle en faisant pour cela des descentes de police « BOPE » (bataillon des opérations de police spéciale en traduisant). Mais après les JO, la faillite a fait laisser tomber ces programmes… Cela avait cependant permis de pacifier une cinquantaine de favélas ! Malgré cela, il n’y a pas eu que du bon dans ces démarches avec l’UPP (unité de police spéciale) car aucun dialogue avec les habitants, parfois des abus de pouvoirs pouvant mener à des bavures et du rentré-dedans…

D’ailleurs on nous a conseillé (une fois partis de Rio) de regarder le film « trouble d’élite » avec l’acteur Wagner Moura sur le sujet des favélas et des affrontements, dispo sur Netflix !

Enfin, dernière chose spécifique à la favéla de Vidigal, le nouveau gang au pouvoir est le CV pour « commando vermelho ». Ils annoncent sur certains murs de la favéla « proibido pasar UPP » qui signifie une interdiction de passer à l’unité de police de pacification. On retrouve aussi les lettres « ADA » barrées sur certains murs car il s’agit de l’ancien gang au pouvoir (Amigo Dos Amigos)…

V oilà pour les instants cultures de ce dont mon cerveau se souvient (et les quelques notes griffonnées sur mon téléphone en cours de route entre deux enjambées) !

Après notre heure de montée, on est récompensés d’une vue de dingue sur Rio. La plus belle que l’on puisse avoir je pense : devant nous la baie, les plages, le Pain de Sucre et le Corcovado. C’est de la folie pure ! On en prend plein les yeux et on immortalise ceci dans nos têtes et par quelques clichés souvenirs avant d’entamer la descente.

Nous voilà repartis à travers la forêt

On surplombe la ville

Loulou voulait faire un selfie

Amélie, une des françaises du groupe

Cette fois-ci nous sommes de l’autre côté et la vue est à couper le souffle !

La délimitation favéla / quartier riche (par la piscine)

Une mante religieuse

Qu’est ce que tu nous fais Loulou ?

Notre groupe de l’aprem uniquement français

Et juste notre trio d’aventuriers

Pour celle-ci, pas de moto taxi, on traverse la favéla directement via ses ruelles ! En profitant de l’ambiance des rues, en faisant gaffe à N’Lou avec les autres chiens et soudain, notre guide se retourne et nous demande de passer le mot : « pas de photo » ! Un jeune brésilien est adossé contre le mur et confirme « pas de photo »…

Mais c’est seulement quand nous arrivons en bas de la ruelle et que j’entends Damien et Sylvain (un autre français de la bande) rigoler que je comprends… Je me rassure les autres filles sont dans le même cas que moi ! « Elle était grosse hein »… Hum ? Plait-il ? Et oui, ce jeune brésilien avait une Kalashnikov dans la lignée de son bras et de sa jambe ! Ah ! Ça explique qu’il ne souhaitait pas poser… sans parler de ses yeux pétillants qui vraisemblablement n’avaient pas vu que de la fumée de Marlboro !

Nous finissons la descente sur un stand de jus / caldos pour déguster un « beignet de fromage » ainsi qu’un jus de canne à sucre. C’était l’occasion d’y gouter et en plus c’était à volonté ! Pas mal… On s’arrête donc ici et c’est avec bien des étoiles dans les yeux que nous reprenons notre chemin vers la plage où nous nous étions donnés rendez-vous. Cet aprèm était mémorable et restera une journée phare de notre séjour brésilien sans nul doute !

Spécificité aux favélas : les motos possèdent presque toutes cette antenne qui a pour but de ne pas se prendre les éventuels « coupe-gorge » que sont les restes des jeux des enfants : les câbles de cerfs-volants restés coincés !

Les photos qui suivent reflètent des images de notre passage dans la favéla de Vidigal. Pas de légende, juste des visions urbaines…

Allez c’est l’heure de la récompense

Le jus de canne : en pleine extraction

Santé et bon appétit !

Mais qui dit rando, soleil et chaud… dit douche obligatoire ! Notre seule option : espérer fort que le poste de secours soit toujours ouvert alors qu’il est bientôt 20h et que la nuit tombe. Ouf oui ! Alors c’est 2,7R pour se changer dans les toilettes et 1,7R la douche d’une minute à l’extérieur du poste de secours… ok on va faire vite ! Cool la savonnette est comprise dans le prix. Chacun notre tour nous profiterons de cette minute fraîche de pur bonheur avant de commander un Uber pour rentrer au camion. 24 kms au compteur c’est bien assez pour aujourd’hui ! Loulou aussi en a plein les pattes.

En parlant de pattes (pâtes), ce soir on change de féculent : semoule / ratatouille ! Ce sera un régal et surtout rapide à préparer avant de retrouver nos voisins de parking : la famille d’argentins avec Evelin, Daniel et Ivo leur fils de 10 ans. Nous passerons une excellente soirée à nous raconter nos aventures de la journée et écouterons avec attention (malgré les bâillements qui nous toucheront vite tous) leurs bons conseils pour notre passage dans le sud du continent !

Ob a trouvé le Charlie brésilien