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[2020-02-16] Direction Puerto Natales

Malgré une petite bagarre entre touristes (Marine a fait la comère en entendant fuser les « fuck you ») sur les coups de minuit aux abords du camion, la nuit fût relativement calme. Nous quitterons aujourd’hui Punta Arenas pour nous rendre à Puerto Natales un peu plus au nord… Cette nouvelle ville est la porte d’entrée sur le Parc National « Torres Del Paine » (à prononcer Pa-ï-né) !

Une belle journée s’annonce

Chaque jour, malgré qu’on soit en voyage, nous nous fixons quelques objectifs à réaliser sur la journée. Ça peut être tout et n’importe quoi : faire le plein, regonfler les pneus, acheter de l’huile moteur, réaliser les papiers d’assurance, aller chez le vétérinaire, faire des courses, gérer tel ou tel mail important. Un peu comme en France dans notre vie quotidienne mais sans pression !

Du coup, aujourd’hui malgré qu’on soit dimanche, nous devons absolument trouver une agence pour prolonger notre assurance de camion pour retourner en Argentine la semaine prochaine. Elle est obligatoire au tiers (et de toute manière on ne peut pas prendre de tous risques) et la notre se termine le 19/02… sans elle, nous ne pourrons pas repasser la frontière. Nous anticipons aussi car géographiquement parlant, nous quittons la grosse ville de la région, ensuite cela deviendrait compliqué en pleine pampa.

Dans cette ville, nous pouvons aussi trouver des centre commerciaux « duty free » où nous souhaitons jeter un œil pour peut-être trouver un objectif de reflex pour Marine (le sien rayé commence à être fatigué et à déteindre sur les photos) et éventuellement des lunettes de soleil de meilleur qualité pour moi.

Nous commençons par l’objectif. La vendeuse était trop au taquet… Et avait plein de choses à nous proposer dont un premier objectif à 2000 euros… Oui non merci on va même pas l’essayer celui-ci ! Elle proposera une super offre avec un kit complet boîtier + 2 bons objectifs à 470 euros ou un unique objectif mais à payer en liquide uniquement… Bizarre ! L’offre est alléchante mais nous laissons tomber en fouinant sur le net ou nous trouvons moins cher. Pareil pour les lunettes, rien ne correspondait bien à mes critères…

La photo est pas très claire… mais quand nous sommes revenus du magasin, N’Lou avait ma culotte autour du cou 🤣

Un autre centre commercial existe dans la ville, nous nous y rendrons mais pour l’assurance cette fois-ci ! Malheureusement Marine reviendra au véhicule bredouille… Malgré deux agences d’assurance c’est mort : ils ne peuvent pas faire dautres plaques que les véhicules chiliens. La première car il faut un numéro d’identité chilien (le RUT), la seconde car tout est informatisé sous le format chilien ! Notre dernière chance se trouvera à Puerto Natales.

La matinée nous permettra de faire notre premier plein de diesel au Chili… Le prix du litre a pris 0,27€ supplémentaires par rapport à l’Argentine à notre plus grand regret…

Les pesos argentins ça grimpe vite !

Allez on prend la route vers cette ville qui serait également la porte d’entrée de la Patagonie chilienne d’après notre guide… Why not ?! La route est bonne, les 3 heures de voyage nous permettent chacun notre tour d’écrire nos journée de blog respectives et se mettre à jour à ce niveau là !

Un copilote de choc !

Quoiqu’un peu fatigué par moment !

Nous arrivons donc vite à cette ville qui se situe face à une magnifique lagune qui a pour toile de fond des montages aux sommets enneigés ! Le relief est de retour après l’avoir laissé à Ushuaia. La ville est petite mais agréable. Le premier stop sera pour l’assurance à nouveau dans un petit bureau de change dégoté sur notre application iOverlander. Marine se lance !

Une demi-heure plus tard, je la vois ressortir avec les pouces en l’air et la langue sortie en signe de victoire ! Elle me racontera que tout a été possible grâce à un ami du vendeur venu avec son fils qui a pu montrer au propriétaire comment gérer la chose sinon cetait mort. Du coup elle lui a fait faire deux certificats de 30 jours pour que l’on n’ait pas à se soucier de nouveau de ce problème en Argentine. Ouf. Une belle épine nous est sortie du pied car nous n’avions plus de ville avant de passer la frontière !

Cambios Toledo où nous avons réalisé notre assurance à Puerto Natales pour un véhicule français, enfin !

Nous profiterons aussi d’un supermarché ouvert pour nous ravitailler en nourriture. Cest LE conseil donné aux voyageurs qui se rendent au parc Torres del Paine car tout y est vraiment hors prix. Surtout que beaucoup de voyageurs s’y rendent pour réaliser des treks au autonomie sur 3-4 jours (notamment le trek W). L’entrée dans ce parc est super chère et pour y camper il faut réserver presque 6 mois à l’avance et régler presque 150€ par nuit pour une tente !!

Légumes prêts à l’emploi

De l’ail prédécoupé pour fainéants !

Des rayons complets de knakis !

De la viande sous scellé !

Les fromages…

Des steaks surgelés à l’unité pour burgers

Je vous rassure c’est pas notre chariot… technique chilienne pour les yaourts !

Nous tenterons aussi la piscine municipale pour prendre une douche en jouant la carte de la sincérité : nous sommes voyageurs, nous souhaitons payer une entrée (2000 pesos) et utiliser uniquement la douche… Bah la sincérité ne sert à rien… Encore une qui a été mal b***** à l’accueil ! On s’apprête à prendre nos affaires de piscine, mais on se résignera à ne pas vouloir donner de sous a cette *biiiiip* !

Finalement nous trouverons une solution alternative de douche dans un camping à l’entrée de la ville. Installation très limite car ça ne ferme pas vraiment, mais ça fera bien l’affaire. Puis dernière mission, avant de rejoindre notre wild camp du jour : choper un wifi gratuit en ville pour mettre en ligne nos articles et aussi avoir notre instant geek de la journée ! Ça fait du bien parfois… On trouve notre bonheur à l’office de tourisme et l’on se débrouille pour choper le code wifi ! En plus face à la lagune l’endroit est sympa ! Je vous rassure, nous avons geeké dans le véhicule car le thermomètre affichait tout de même 8 degrés…

Puerto Natales !

Avec bateau et sommets enneigés

C’est déjà beau, avec le soleil ça doit être splendide

Et le rivage de l’entrée de la ville

Nous irons nous poster finalement, pour la nuit, vers 20h. L’endroit est chouette. Nous ne sommes pas seuls malgré tout, de jeunes chiliens sont là aussi dans leur van, installés, à écouter du reggaeton face à la montagne !

Le coucher de soleil donne des teintes rosées au nuage

Vue sur le petit village de Puerto Pratt

La pluie fait son apparition au plus mauvais des moments, lorsque nous sortions notre camping gaz pour faire le hachis parmentier du soir. Bah oui, on kiffe aussi en vanlife ! Solution de replis amorcée : Marine et N’lou entrent à l’avant du camion avec le camping gaz sur une planche, posée sur les genoux de Marine (oui N’Lou n’a pas de genoux). Et moi, je me glisse à l’arrière pour faire le commis de cuisine ! « Sel » « Lait » « Purée » « Knakis » (ah non toujours pas…) !

Bref, je m’affaire à passer à Marine ce dont elle a besoin au fur et à mesure pour mener à bien l’opération « Master Chef en van » ! Mission réussie… Le jury chef N’Lou a adoré nos restes malgré le peu que nous lui avions laissé, car sans mauvais jeu de mots, nous avions les crocs… Puis faut dire que ce gros malin avait quand même plongé le museau dans la gamelle de viande en pensant que Marine lui tendait alors qu’elle ne faisait que l’écarter du feu dans un espace restreint ! Pas bête la guêpe !

Je terminerai mon repas avec un petit maté bien au chaud face à la montagne et la lagune. Des images parfaites avant d’aller se coucher… tandis que Marine un peu plus loin dans le froid a les bras en l’air et tente de capter ne serait-ce qu’une barre du net pour préparer les futures posts Instagram qu’on nous réclame ! Dur dur la vie d’influenceurs par ce froid polaire 🤣 !

Préparation de la purée (oui une mousseline locale)

Et notre Hachis Parmentier camion trop bon !

Il valide !

Après la vaisselle, dernière balade !

Le coin est magique !

Des spots natures comme on les aime 😍

La nuit va sans doute être froide… On file vite se réchauffer sous la couette avec un épisode de série… bonnets sur la tête !

La bise !

[2020-02-15] Punta Arenas

Malgré un spot bruyant, les averses et le vent, la nuit fût bonne. Je pense que notre belle journée d’hier nous a complètement épuisés. Nous devons revoir nos nouveaux amis aujourd’hui et passer un plus long moment avec eux.

La journée chargée d’hier ne nous pas permis de trouver un coin douche… On commencera donc par cela ce matin. Après 3 tentatives dans des stations service, nous finirons à 10 minutes du centre ville de Punta Arenas où un stop de routiers propose certainement les seules douche du coin.

Notre seule peur est qu’ils n’acceptent pas la carte de crédit car nous n’avons toujours pas de liquide. Bingo ils ne la prennent pas… mais par chance ils acceptent les pesos argentins ! Ça va nous faire un grand bien surtout avec le froid qui pèse sur la ville ce matin !

S’ensuit une recherche active de banque pour retirer de l’argent (en vain) puis dune boutique de notre nouvel opérateur téléphonique pour tenter d’avoir plus de datas et ainsi faciliter notre accès à internet au Chili. Nous trouvons notre bonheur au centre ville mais la nana s’en fiche un peu.

Du coup Marine retentera sa chance avec le service client téléphonique mais pas mieux. Malgré notre appel, aucune info ne nous est vraiment utile. Notre dernière chance est Laurent des coflocs qui a su comment recharger simplement et nous donnera l’astuce un peu plus tard.

Pour ce qui est des banques, beaucoup d’entre elle sont fermées et barricadées. À Puerto Arenas comme à Santiago, les mouvement sociaux se font sentir. Avec des tags sur les bâtiments et un peu de casse. Après renseignement, les casseurs sont ici contre le système avant même d’être contre le gouvernement. On nous exprime que dans le nord c’est bien pire et d’être prudents D’ailleurs, comme en France, ici il y a aussi des gilets jaunes durant les manifestations. Les retraits sont donc compliqués… nous tenterons de la jouer sans cash !

La place principale de la ville : Plaza de Armas

Et la vue depuis cette plage, vers le détroit !

« Mort au capitalisme », le message est clair

L’état de la ville… après casseurs et tagueurs

Finalement nous retrouvons Laurent et Florian pour le déjeuner. Nous déambulerons en ville afin de trouver une petite boulangerie proposant des empanadas ! Malgré la présence de Loulou, nous trouvons un petit snack nous acceptant sans tiquer sur le chien… J’ai l’impression qu’au Chili, c’est plus simple de rentrer dans les commerces avec les chiens…

Lilla, hier, nous avait conseillé un super café pour déguster des boissons chaudes et des parts de gâteau. Nous irons ensuite nous poser là-bas au chaud. L’endroit est super sympa, très design et du style plutôt européen. Nous resterons un moment à y discuter et partager nos expériences de vie !

Le projet des coflocs actuellement est de tourner un film sur la Vanlife. Et même si nous ne ferons pas partie des protagonistes du film, ils nous demandent de leur montrer dans quoi nous vivons. Nous leur ferons alors un rapide tour du propriétaire avec plaisir !

Vanlife : voilà où nous vivons !

Puis à l’est de la ville, nous a été conseillé un musée où nous pourrons voir 3 répliques des bateaux qui ont permis à Magellan, en 1919, de découvrir le détroit portant son nom désormais. Nous nous y rendons tous les cinq avec les coflocs devant avec moi tandis que Marine se cache à l’arrière avec N’Lou pour les 4 kms.

Allez on file rejoindre le musée

Arrivés à l’entrée du parking, on nous stoppe pour régler l’entrée. Ne sachant pas trop ce que nous baraguinait le gardien et surtout pour nous assurer que l’on pourrait bien entrer avec N’Lou, Marine a du sortir de sa cachette. C’est tout bon ! On réglera notre entrée 5000 pesos par personne (soit 5,78€).

Florian, passionné par l’histoire de Magellan et ayant récemment lu l’histoire de son voyage, nous en fait un rapide résumé, très clair et passionnant. J’essaie de vous la refaire…

Magellan, portugais de naissance, en désaccord avec son pays natal, proposera ses services de navigateur à la couronne espagnole. Loin d’être bête, ce capitaine de navire propose donc au roi d’Espagne de partir vers l’Indonésie avec un équipage d’environ 260 marins et 5 bateaux pour aller chercher une cargaison de clous de girofle. Mais l’idée est de passer par l’ouest cette fois-ci pour ne pas se faire décapiter par les portugais surveillant la mer à l’est.

Ils savent désormais qu’il y a quelque chose à l’ouest dans cette direction (mais sans en savoir bien plus) et que la terre est ronde ! Arrivés sur les terres américaines, le but n’étant pas de s’y arrêter, il tenta alors avec sa flotte, de prendre tous les bras de rivières et voir où cela les mènera. Ils tombèrent sur beaucoup de culs de sacs jusqu’au fameux détroit raccordant mes océans Atlantique et Pacifique. Pour l’anecdote, c’est en trempant régulièrement le doigt dans l’eau, qu’ils savaient que celle-ci était salée et qu’ils suivaient alors probablement la bonne voie !

Il arrivèrent, après cette découverte du passage, aux Philippines où Magellan stoppera son incroyable traversée sur ces îles et y mourut (les îles aux épices, aujourd’hui dénommées les Moluques).

Seulement un bateau et 18 marins parviendront à retourner en Espagne autour de 1522 grâce au second de Magellan : Elcano. C’est ainsi que se bouclera le premier tour du monde sur trois années…

Les explications de Florian nous permettent donc de bien nous immiscer dans l’histoire en nous baladant sur les 3 bateaux. Nous apprendrons aussi que le nom de Terre viendrait des indiens qui allumaient des feux dans leurs canoës pour se réchauffer…

L’expédition de Magellan : en histoire animée !

Sur la première reconstitution

Et à taille réelle en plus

Dans la cale !

Face au détroit de Magellan

On profite de ces bateaux très jolis

Que l’on peut grimper et découvrir à notre guise

On retrouve aussi une épave un peu plus loin

Les panneaux ? Du copier coller de Wikipedia

Mieux vaut ne pas avoir de nœuds

Damien et Laurent sur le pont !

« Il est où Damien ? »

Celui-ci on ne sait pas qui c’est !

La cale est classe ici !

« Elle est où Marine ? »

Et le dernier bateau reconstitué

Florian, Damien, Laurent, Marine et N’Lou

Il a repéré un lapin, on est mal !

Allez on file, plus savants sur l’histoire de Magellan

Le Victoria, 25m de long !

La fin de journée approche ! Les gars sont invités par de potentiels partenaires chiliens au restaurant pour le dîner. Ce qui nous laisse encore le temps de visiter rapidement un marché artisanal (sans grand intérêt) et également le cimetière de la ville avec Laurent tandis que Florian file se remettre au boulot pour avancer dans son montage.

Revenons-en au cimetière… D’après TripAdvisor, ce serait le 6ème plus beau cimetière du monde ! Ah ! Y’aurait-il un classement Topito à la clé ? Comme celui annonçant que Laval est la ville la plus ennuyante à vivre en France… Bref, c’est un un bien grand mot mais nous avons pu ainsi (re)découvrir les pratiques chiliennes pour enterrer leurs défunts.

Des tombes traditionnelles existent comme en Europe même si elles ne sont pas toujours décorées avec goût (voir photo avec des décorations type épouvantail ou encore des moulins à vent…) ! Mais il existe aussi des sortes de caveaux empilés les uns sur les autres dans lesquels on glisse le corps avant de sceller celui-ci avec une plaque de béton. La partie scellée est ensuite décorée par les proches avec des objets rappelant la vie du défunt, elle est aussi souvent ornée d’une photo et de fleurs. Du coup, nous nous retrouvons face à des murs de caveaux assez impressionnants !

On vous partage quelques photos pour la culture bien différentes de celle que nous connaissons. C’est particulier, on en est conscients, mais ainsi vous verrez comme à travers nos yeux.

Restes d’Halloween ou manifestations ?

Les sépultures classiques

Les caveaux, sur plusieurs étages

Décorés chacun avec soin

Les fleurs sont souvent « fausses » pour colorer et mieux se conserver

Parfois on croit entrer dans un jardin…

Certaines sont en friche et d’autres décorées

Il est temps pour nous autour de 19h de dire au revoir à Laurent. Nous suivrons à présent nos aventures respectives à distance et allons attendre avec impatience la sortie du nouveau film prévue pour fin septembre… Et qui sait, nous aurons peut-être la chance, en revenant en France de boucler notre voyage en assistant à la diffusion de celui-ci ! Ce serait génial !

La soirée se concluera par un vrai un repas de Saint-Valentin, en amoureux, tous les 3 cette fois-ci dans un restaurant asiatique où nous nous sommes régalés ! On va faire péter le budget nourriture comme c’est parti… Enfin, ma fin de soirée sera marquée par l’appel de mon frère, en repas avec des amis. Un appel rapide piles poil au moment ou nous quittions le restaurant avec wifi… mais c’était cool d’avoir des nouvelles !

Un régal ce menu dégustation pour deux

Spot nocturne au bord du détroit

Brrrrr… ça caille !

Allez, au lit !

[2020-02-14] Cap sur Punta Arenas

Aujourd’hui, j’ai passé la plus belle Saint Valentin de ma vie ! J’y viens, j’y viens…

Notre réveil nous a tiré de nos songes vers 07h20 après une bonne nuit de sommeil, bien que tactiquement parlant, se garer devant l’aire de gonflage des pneus n’était pas le plus judicieux. Faut croire pourtant que les bruits extérieurs sont tous superflus à présent et qu’on a gagné en zenitute vanlife depuis notre passage en Argentine où l’on se sent nettement plus « safe » qu’au Brésil.

Après un petit-déjeuner matinal, le plein de Picco et la publication de l’article d’hier grâce à un wifi défiant toute concurrence, nous reprendrons la route pour les 90 kms restants jusqu’à la frontière. Aujourd’hui c’est « ça passe ou ça casse » avec les papiers de N’Lou et ses croquettes alors on croise les doigts et on va sortir nos plus beaux sourires !

Nous voilà au poste argentin… Allez, on finit les kiwis qu’il nous restait à dévorer, un surplus de vitamines ne fera pas de mal en ce début de journée… tout comme les dernières noix ! Les totos qui pique-niquent à la frontière sous le panneau « Quand vous entrez au Chili, n’importez pas de produits à risque », c’est nous ! Puis niveau douane, cette première frontière et l’heure matinale nous permet de réaliser les démarches très rapidement : tampons, sortie de véhicule, sortie animal de compagnie et hop en deux temps trois mouvements c’est plié !

Des sortes de calvaires / sépultures sur les bords de route

Épluchage des noix…

Dévorage de kiwis

Organisation toujours au top ! Un guichet = un tampon

Quant au passeport, il se remplit !

Loulou aussi a ses tampons !

On peut donc reprendre le chemin de gravillons d’une dizaine de kilomètres qui sépare les deux frontières. Par contre j’ai une crainte qui reste dans mon esprit : en faisant tamponner le papier de N’Lou, j’ai demandé aux argentins jusque quand le document était valable et si je devais repasser chez le vétérinaire.

Verdict : pas besoin de repasser chez le véto, document valide jusqu’au 07/03/2020 (un mois). Et ils ajoutent : c’est seulement pour le Chili qu’il n’est valable qu’une fois… Euh, c’est-à-dire ? Car on a déjà passé une frontière chilienne à l’aller, et la, çà sera donc notre deuxième passage… S’il faut refaire faut le chemin retour jusqu’à la prochaine ville on ne va pas rigoler… Et surtout, on veut arriver à Punta Arenas ce soir pour être dès demain, frais et dispos… On a nos raisons 😉 !

Nous voilà côté chilien à la douane de San Sebastián ! Là encore, la démarche est rapide… Entre les deux frontières, le tout est de ne pas perdre le petit papier remis en Argentine qui prouve que nous avons bien suivi tout le process et chacun y met son tampon (autant dire qu’à la fin, ça ne ressemble plus à rien) ! On fait donc une nouvelle entrée au Chili avec tampon, entrée du Scudo et arrive le tour de Loulou. C’est le même mec qu’à l’aller… celui qui avait épluché les petites lignes des croquettes…

Il nous fait remplir le questionnaire classique (on en a d’ailleurs piqué 4 feuillets pour anticiper nos prochains passages et gagner du temps… eh eh on ne perd pas la main côté organisation n’est-ce pas) puis sa collègue reprend la main. Shit ! Elle reprend tous les papiers de N’Lou, tamponne et nous dit de venir avec le véhicule pour l’inspection. C’est finalement le monsieur qui réalisera celle-ci et quand il me demande les croquettes, je lui souris et lui dis « Vous ne vous souvenez pas de moi ? Il y a quatre jours, on a lu la recette » ! Ça tilte dans son cerveau et yes… allez circulons !

Le check de la joie. On est au Chiliiiiiiiii ! Nouvelles frontières passées sans grande difficulté. Ouf. Allez direction les manchots… rois ! Vous savez, ces bestiaux qu’on a loupé à l’aller car le « parc » était fermé le lundi. Eh bien on se le retente. C’est sur le chemin et on est plutôt bons dans le timing. D’ailleurs, ce sont bien des manchots rois et non empereurs comme nous l’avions annoncé lundi justement. Deux races bien différentes de manchots…

Chili, nous revoilà !

Ça en fait des guichets au final… n’est-ce pas ?!

Vérification des véhicules

Mais pour cela : on a 15 kms de piste à emprunter (encore) ! On s’élance donc et l’on aperçoit une silhouette humaine qui marche au milieu du chemin. Un auto-stoppeur… ah non UNE auto-stoppeuse. On s’arrête. Elle va à la pinguinera. Allez on l’embarque avec nous. Serrés à quatre à l’avant avec N’Lou, on apprend à connaître Lilla, hongroise de 24 ans qui travaille au Chili comme vétérinaire en stage à l’issu de ses études.

On profitera de visiter la pinguinera avec elle, en laissant N’Lou nous attendre dans le camion cette fois encore… La faune n’était pas adaptée à recevoir un jeune chien plein de fougue. On réalise notre premier paiement CB au Chili, ce qui nous permet de capter le taux de change : 1€ = 865 pesos chiliens. Pas mal, notre guide annonçait une monnaie stable en novembre 2019 et un taux pourtant à 750 pesos chiliens pour 1€ ! On est gagnants et ça nous va bien comme cela.

L’entrée comme dans beaucoup d’endroits en Patagonie est plus élevée pour les étrangers que pour les locaux. Ici nous payerons 3x le prix d’un chilien soit 12000 pesos (soit 13,87€ chacun). Oui le Chili est l’un des pays les plus chers d’Amérique du Sud. Ici ça ne sera pas l’El Dorado argentin… Dans tous les cas, nous profitons pleinement de cette visite avec quelques explications qui nous sont données par une ranger dès notre arrivée sur le site.

Quelques faits sur les manchots rois :

⁃ Ils vivent ici dans une baie calme appelée Baie Inutile. Elle a été ainsi nommé par les conquistadors qui l’ont jugée inutile du fait de son faible fond. Ce qui convient très bien aux manchots car ils n’ont pas besoin de plonger profond pour récupérer de la nourriture !

⁃ La colonie compte jusqu’à 120 manchots rois ici et une dizaine de bébés viennent de naître, nous pourrons donc les observer dans les pattes de leurs parents.

⁃ Les manchots dorment debout, pattes relevés, comme s’ils reposaient sur leurs talons et avec la tête sous leur aile.

⁃ Quand on les voit couchés sur le ventre, c’est généralement qu’ils cherchent à réguler la température de leur corps, mais ils ne dorment pas allongés.

⁃ Leurs principaux prédateurs sont les lions de mer, les phoques, les orques, mais aussi les renards !

Ces infos étaient super intéressantes et Lilla aura l’occasion de nous apporter beaucoup de précisions complémentaires notamment sur les façons de s’accoupler de nombreux manchots… et particulièrement ceux qui vivent en Antarctique. Les mâles de ces « races » offrent à la femelle qu’ils convoitent une pierre afin de la séduire… certaines acceptent, d’autres s’enfuient avec (les vénales) et d’autres les troquent avec les copines ! Les femelles sont aussi très intéressés par le terrier construit par le mâle et observe cela de près. Vachement matérialistes ces manchottes…

Nous observons ces nouveaux manchots avec grand intérêt et découvrons environ 80 individus de l’autre côté d’un petit bras de mer. Les petits sont en effet bien là dans les pattes des mamans. Leur cri ressemble à un petit sifflet très puissant, tandis que le cri des adultes prend le son d’une trompette ! Original. Nous les observerons donc à travers des longues vues pour mieux nous rendre compte de leurs faits et gestes ou encore autour de leur habitat. C’était une belle visite et nous proposons à Lilla de poursuivre la route avec nous car nous allons tout comme elle à Punta Arenas.

Avec Lilla devant la pinguinera

Quelques infos pour les bilingues

Nous voilà au parc des pingouins rois

On observe la colonie

Les petits sont trop choux et appelés les « pigeons »

Ça se bataille par moment

Damien est passionné

Y’en a un qui se termo régule sur le sol

Et ça se gratouille du bout du bec

Puis technique méthode D : photo dans la l’objectif

Alors les photos qui suivent sont un peu moins jolies (je trouve) mais on voit les manchots (pas les pingouins hein) de plus près. Enjoy 😉

Le trajet se passe à merveille et nos discussions en anglais vont bon train. C’est une sacrée baroudeuse qui pour son âge a déjà parcouru l’Europe en stop en allant précisément jusqu’en Israël ! Elle nous envoie du rêve avec ces belles expériences et nous échangeons durant tout le trajet.

Quand nous arrivons enfin à Punta Delgada où nous devons reprendre le ferry (cela nous permet d’éviter plus de 100 kms de chemin gravilloneux malgré un grand détour de belle route), une nouvelle fois le ferry nous passe sous le nez, en fermant ses portes juste à notre arrivée ! Tant pis, on attrape le prochain et nous réglons le même prix qu’à l’aller : 16400 pesos chiliens (18,96€). En faisant une petite économie car Lilla nous donnera 2000 pesos, prix qu’elle aurait normalement payé en tant que passager en empruntant le bac seule.

Sur le ferry, nous rencontrerons d’autres français (encore spottés par mes soins) avec qui nous aurons l’occasion d’échanger au cours des 20 minutes de trajet : ils viennent de Guadeloupe et voyagent avec leurs deux enfants de 3 et 5 ans pour un an en Amérique du Sud. À nouveau l’école de la vie pour ces pitchouts. On trouve cela génial.

Puis on débarque et l’on se pose quelques minutes pour décorer un sandwich et boire quelque chose sur les coups de 16h. Ça nous redonne des forces pour la fin et alors que Damien trinque à la « Saint Valentin » pour rigoler, Lilla nous dit « Oh désolée de gâcher votre date ! », mais elle voit bien que nous sommes sincères en lui disant que c’est un plaisir de voyager avec elle.

Et bim, il nous file sous le nez !

We are on board !

Ça se remplit !

Repas du midi : Happy Valentine’s Day !

C’était appelé le « hot dog du pauvre » !

Avant d’arriver finalement à Punta Arenas, on fera un stop dans une ville fantôme pour découvrir quelques bâtiments abandonnés ainsi que deux grosses carcasses de bateaux laissés à rouiller en pleine mer. C’est un peu surnaturel ! Puis nous rejoindrons enfin notre point d’arrivée et laisserons Lilla dans le centre ville avant de nous lancer dans une course folle pour acheter une carte SIM chilienne…

En effet, le forfait free a ses limites et ne capte pas dans ce nouveau pays, enfin si… techniquement il capte super bien mais à 7,50€/MO, vous n’êtes pas prêts de nous relire de sitôt (sachant que rien qu’une photo fait rapidement 3MO… ce sera une lourde cagnotte de remboursement de hors forfait qu’il nous faudra gérer) !

Après une tentative dans un magasin, qui a essayé de me vendre un truc cher à mon goût, j’ai finalement trouvé mon bonheur dans une petite échoppe de type kiosque parisien pour 2000 pesos (merci Lilla pour ce précieux billet qui nous a bien dépanné ici). A ce prix, nous récupérons une carte ENTEL (fournisseur d’accès ici) que nous activerons pour obtenir 1GO d’internet et 30 minutes d’appels sur 30 jours. Et si on a tout bien compris, on est en accès illimité réseaux sociaux (Facebook, Instagram, WhatsApp…). À suivre !

Nous voici dans une ville fantôme

Nous voici devant les carcasses de bateaux

Elles se jettent dans la mer

Lilla au cœur des restes rouillés

Couleurs du Chili ou de la France

Ça a son charme quand même

Va-t-il choper le tétanos ?

La vue est magnifique

Il s’agit de l’Amadeo

Les chaînes sont encore bien solides

Les deux morceaux toujours bien « entiers » malgré la rouille

« Eh dites les gars, on arrive bientôt ? »

La jetée à proximité du port

Les cormorans

Ils intriguent bien N’Lou !

Punta Arenas, here we are !

En attendant, on a vraiment un rencard ce soir… Et le rendez-vous est pris pour 20h30 devant une pizzeria. On file la repérer pour nous assurer que nous pourrons dîner avec N’Lou (yes!) puis on file chercher une douche dans la ville pour ce soir ou demain. Bon après 3 stations service, on abandonne pour ce soir et l’on retourne dans le centre nous garer et surtout défouler ce pauvre chien qui n’a pas vécu une grande journée de balade aujourd’hui ! C’était mieux les randos à Ushuaia…

Finalement… l’heure tourne et on se rend à la Mesita Grande, belle pizzeria design de Punta Arenas. Mais avec qui avons-nous rendez-vous ce soir ? Avec 3 personnes que vous connaissez peut-être vous aussi… Les Coflocs (Laurent et Florian), réalisateurs du documentaire « Génération Tour du Monde » (mais aussi Génération WHV et Génération Expat) et également Sam qui est l’un des voyageurs de ce dernier opus ! Ce dernier sera accompagné de sa copine Lise.

C’est de la folie pure, car eux, ce sont ceux qui ont fait basculer la balance pour initier ce voyage. C’est en regardant leur film, et en voyant précisément la trentenaire qui y est interviewée, au pied du Fitz Roy que nous verrons prochainement, que tout s’est joué ! C’est là que je me suis persuadée que le taf, les finances, les attachés… ce n’étaient que des excuses qui m’empêchaient de franchir le cap ! Et c’est dans la foulée de cela que j’ai commencé à regarder les sous que j’avais de côté et entrepris de commencer à épargner au max sur les mois à venir. Le tout a bien mûri pour être où nous sommes aujourd’hui.

Mais ce film, c’est aussi un film que Damien avait vu de son côté. Celui qui au fond de sa tête lui confirmait une envie de voyage, en attentant que la bonne opportunité se présente. Celui que nous avons évoqué et revu ensemble. Et celui encore qui fait qu’aujourd’hui nous sommes là.

Vous l’aurez compris… Loin d’être des personnes anodines pour nous ! Ils tournent en ce moment leur nouveau documentaire sur la « vanlife » (pour lequel nous avions postulé parmi 160 candidats avec la vidéo de présentation disponible sur l’accueil de ce blog). Et pour cela ils étaient en tournage aux quatre coins du monde une nouvelle fois, avant que Sam ne leur propose une virée en Antarctique. Sam, paralysé après un accident de travail est dorénavant le premier tétraplégique à avoir posé ses roues sur ce continent…

Quand j’avais réalisé cela sur les réseaux sociaux… je leur avais envoyé un message en me disant qu’ils avaient dû partir d’Ushuaia pour cette grande croisière et en réalité c’était de Punta Arenas. Laurent m’avait alors dit qu’ils y seraient du 13 (débarquement) au 16 (retour vers Paris) et nous nous sommes tenus au courant pour pouvoir nous y croiser.

Nous avons donc, vous l’imaginez, passé une soirée grandiose avec la compagnie également d’Helene qui avait participé à l’expédition Antarctique avec eux. Nous avons rejoint notre camion vers minuit avec des étoiles plein les yeux… Voilà, vous savez tout de notre belle journée de Saint-Valentin ! Pleine de rencontres, de belles personnes, de bons moments et de belles tranches de vie et de rigolade.

In love with this day ❤️ !

Grand smile… let’s go !

Laurent, Florian, Marine, N’Lou, Samuel, Lise, Hélène, Damien

On remet ça : Happy Valentine’s Day

Et la photo officiel de notre trio après « petite interview »

Si vous ne l’avez pas encore vu… Foncez sur YouTube : Génération Tour du Monde !

Allez le lien c’est cadeau :

Generation Tour Du Monde – Le voyage d’une vie

Vous ne regretterez pas de le (re)voir ! Promis.

[2020-02-13] Ushuaia

Nous avons eu la nuit qu’il nous fallait pour recharger les batteries… Les genoux de Marine ne vont pas mieux, quelques journées sans effort important accompagnées d’une bonne hydratation et elle repartira comme en 40 ! Ça tombe bien la journée risque d’être plus tranquille…

À 15h30 nous avons prévu une petite croisière de 3h à bord d’un « catamaran ». Je vous vois venir, pas un catamaran comme vous l’imaginez. La preuve sera en image…

Ce matin, nous vivrons un peu au ralenti. Quoique… on ira faite nos besoins à l’office du tourisme dans un premier temps (#vanlife) et ensuite, nous apercevant qu’on avait un western union pour retirer du liquide à proximité, nous décidons d’y aller rapidement avant de nous poser prendre notre petit-déj. Enfin c’est que Marine me vend… mais je me suis fait avoir comme un bleu.

J’ai dû attendre une bonne demi-heure avec Loulou en plein courant d’air, car je suis sorti en pull croyant qu’on irait seulement aux toilettes… la vie, la vraie avec Marine ! Ici, c’est la poste qui fait western union et donc ce n’est pas un bureau officiel, donc il faut remplir tout un formulaire énorme avec les infos en double comme on s’envoie de l’argent à nous-mêmes… À noter également quelque chose qui est surprenant : les gens viennent tous envoyer des télégrammes ! C’est les années 2020 les gars…

C’est la queue à la poste de bon matin !

Ah ces feuilles qui n’ont pas un format standard et formulaire à rallonge à compléter !

Finalement, le petit-dej se transformera en déjeuner car il est déjà midi quand nous revenons au camion. On s’attèle donc à manger tous les produits frais : fromage, avocat, kiwi… C’est justement a l’issu de notre petit-déj / déjeuner sur notre parking, qu’un camping-car nous fait un salut amical comme peuvent le faire les motards entre eux ! Mais ceux-là sont français et du Finistère… Marine a encore dégoté une plaque française… on est rendus à 5-0 !

Eux par contre ne savent pas encore notre nationalité ! Arrêtés en double file en train de chercher une place, nous choisissons ce moment-là pour quitter notre emplacement et aller faire nos quelques courses et décidons donc d’aller les saluer et jouer les patriotes en leurs donnant notre place !

Nous tombons alors sur une charmante famille de 5 personnes à bord de leur camping-car « Les YOLO world tour » (YOLO signifiant « you only live once », ce qui colle magnifiquement bien au voyage qu’ils réalisent). Ils sont en route pour un tour du monde complet sur 2 ans ! Une chouette petite famille. Nous profitons de ces quelques minutes pour partager nos voyages respectifs. Le courant passe super bien et nous nous espérons nous revoir du côté de El Calafate dans quelques jours si nos timings respectifs sont bons !

Aussi, les enfants adorant les chiens, ils nous proposent spontanément de garder Loulou pour que l’on puisse se balader dans le Parc National normalement interdit aux chiens ! Décidément les rencontres françaises s’intensifient de plus en plus dans la région !

Allez, du coup notre timing large du début de matinée se resserre… Nous avons encore moins de deux heures pour faire des courses, prendre nos photos devant les fameuses grosses lettres USHUAIA et j ai repéré un tee-shirt sympa que je voulais m’acheter, sans compter sur ma maladresse légendaire… J’ai laisser tombé sur la route, notre bouteille d’eau Tupperware bien pratique pour ne pas acheter de l’eau en bouteille à tout va ! Elle s’est éclatée sous les yeux de Marine… Oh la la… J’ai explosé sa bouteille Tupperware… Je crois que je viens perdre toutes les chances de l’épouser un jour 😬 ! Alors Maman si tu me lis bien, peux-tu me trouver une de ces bouteille d’un litre auprès d’une revendeuse, je te devrai une fière chandelle 🤪 !

Du chocolat à mon effigie !

Promeneur avec 14 chiens ! Je lâche N’Lou pour voir ?

Ushuaïa, nous voilà !

Un papy a bien voulu s’essayer au reflex !

Nouveau tee-shirt pour remplacer celui qui s’est déchiré !

Timing serré mais respecté !

Nous pouvons embarquer à bord de notre bateau qui est plutôt confortable ! Au programme : balade sur le canal de Beagle d’environ 3 heures à travers les îlots argentins et chiliens, en nous approchant de l’île aux oiseaux et en réalisant un stop balade de 20 minutes. Je la ferai seul car Marine doit rester à bord avec Loulou qui n’a pas le droit de descendre pour préserver la faune et la flore. Bon j’avoue la balade fait très tour-opérateur avec un chemin de 160 mètres très bien balisé à faire en 10 minutes…

Je ré-embarque et maintenant direction le phare des éclaireurs, nom français, mais rien à voir avec le phare du bout du monde qui a inspiré Jule Verne pour son roman  » Phare du bout du monde » édité en 1905. Tout le monde les confond cependant et c’est un coup marketing qui a été très bien joué pour eux ! La vue est saisissante sur ce phare avec en toile de fond la « queue » de de la cordillère des Andes. Seul lieu où la chaîne montagneuse va d’ouest en est, alors que pour le reste du continent elle file du Nord au Sud !

Le retour vers Ushuaia se fera tranquillement pour atteindre les 3h de navigation ! En tout cas, nous n’avons été les seuls à apprécier cette balade en mer, N’Lou a pu monter sur le pont avec nous et être aux aguets dès que des lions de mer pointaient leur bout de museau ! Ce chien a encore été la coqueluche de la sortie… De nombreux touristes l’ont pris en photo, oubliant même parfois, de regarder le phare !

Un peu plus d’infos sur le canal de Beagle : C’est un accident géographique de l’extrême sud du continent américain, qui est situé entre les méridiens 68º36’38,5W et 66º25’00W. Sa partie orientale constitue la limite internationale entre le Chili et l’Argentine, mais sa partie occidentale appartient au Chili. Il s’agit d’un chenal fuégien qui sépare la grande île de la Terre de Feu de plusieurs îles au sud.

Il mesure environ 240 kms de longueur. Sa largeur minimale est d’environ 1,5 kilomètre. Cet endroit très étroit se situe dans le passage Mac-Kinlay entre l’île Navarino et l’île Gable. Si une petite partie du canal se trouve dans l’océan Atlantique, la majorité de ce détroit constitue une dépendance de l’océan Pacifique (la limite entre les deux océans correspond au méridien du cap Horn). Bien qu’il soit navigable par de gros navires, il existe d’autres routes au sud (passage de Drake) et au nord (détroit de Magellan).

Le canal doit son nom au navire britannique HMS Beagle qui prit part à deux missions hydrographiques (de 1826 à 1836) sur les côtes méridionales de l’Amérique du Sud au début du xixe siècle. Durant la première mission, sous la direction du chef d’escadre australien Philip Parker King, le commandant du Beagle, Pringle Stokes, se suicide et est remplacé par le capitaine Robert FitzRoy.

C’est lors de la seconde mission, souvent appelée le Voyage du Beagle, que le commandant FitzRoy emmène à son bord le scientifique Charles Darwin, lui donnant ainsi l’occasion de faire ses preuves en tant que naturaliste amateur.

On est sur le bateau !

Un « catamaran » comme celui-ci (il a deux coques quoi)

Posés comme il faut !

On est mieux que dans le ferry brésilien hein

Un des bateaux de Greenpeace en mission Antarctique

On s’éloigne de la ville

Quand ce ne sont pas les avions… on a les bateaux !

L’île dite « l’île aux oiseaux » remplie de cormorans

Damien nous a quand même trouvé un avion

Ils nous prenaient en photo à bord et faisaient défiler celles-ci sur un écran plasma

Au fond c’est le Chili. Le Canal Beagle est la zone franche entre les deux pays

Arrivée sur la petite ile pour une marche rapide

Débarquement des touristes

Pendant ce temps nous on fait le tour du bateau

On observe Damien

On trouve des trucs originaux

Damien observe de tout

Découvre des oiseaux qui ressemblent au Pokémon Roucoups

Profite d’une belle vue sur la Cordillère des sandres

Avant de remonter à bord

Et un avion en vue !

Sur le pont au vent !

Les montagnes chiliennes et le drapeau argentin

On aperçoit le phare des éclaireurs

Y’en a du monde par ici

La colonie de plus près

La communauté de cormorans

Le voici lui aussi de plus près

Au bout du monde !

Ce phare est intriguant !

On en fait le tour en bateau…

… pour l’observer sous toutes ses coutures

Et on apprécie pleinement la balade en mer

Une régate russe dans le port

La fin de la sortie en mer marque aussi la fin de notre périple sur la Terre de Feu argentine, nous quitterons la ville ce soir pour reprendre la route et avancer un peu afin de rejoindre la frontière chilienne que nous aimerions passer tôt demain matin avant les bus de touristes ! Elle va être sympa notre saint Valentin !

Petites infos relatives aux Îles Malouines car très souvent en Argentine, nous avons pu voir « Las Malvinas son argentinas » : Les îles Malouines ou îles Falkland en anglais sont un archipel de l’Atlantique Sud situé à 399 km au nord-est de l’extrémité orientale de la Terre de Feu. Elles forment un territoire britannique d’outre-mer. Elles sont revendiquées par l’Argentine et ont été l’enjeu d’un affrontement militaire, la guerre des Malouines, entre les deux pays en 1982.

L’archipel est composé de deux îles principales, la Grande Malouine et la Malouine orientale séparées par un large chenal, le détroit des Malouines ainsi que de plus de 750 îles et îlots. La superficie de l’archipel est de 12 173 km2 (superficie équivalente à celle de l’Irlande du Nord), pour une population d’environ 3 000 habitants (les malouins), dont les deux tiers résident dans la capitale : Port Stanley.

Les îles Malouines sont avec la Guyane française les deux seuls territoires d’Amérique du Sud appartenant à des pays de l’Union Européenne. Cependant l’archipel a un statut de pays et territoire d’outre-mer et ne fait pas partie intégrante de l’Union, alors que la Guyane en est une région ultrapériphérique.

Les argentins tiennent à leurs Îles Malouines

Paré pour faire un bout de route !

Nous finirons notre soirée sur une station service avant la ville de Rio Grande, à 200 kms au nord d’Ushuaia et à 90 kms au sud de la frontière. Cela nous permettra d’apercevoir un renard peu timide se baladant entre les pompes mais aussi de retrouver une famille de français dont nous avions vu le 4×4 tente garé à Ushuaïa. Une nouvelle belle rencontre ces « Balise Jaune », ont déjà voyagé de France jusqu’en Malaisie puis sont arrivés en Uruguay et poursuivent ici sur le continent sud-américain.

Un renard de Patagonie tout gris

Puis après une bonne douche chaude, un repas bœuf haché – petits pois argentins (ils sont énormes), nous plierons les gaules pour une nuit de sommeil plus courte que d’ordinaire car le réveil est mis pour demain 07h20.

Buenas noches !

[2020-02-11] Ushuaia

Ushuaia = nature = randonnée… Ce sera la thématique des prochains jours !

Ce matin, pas de réveil, donc nous nous levons tranquillement à 10h… Mais dès 10h30, nous étions déjà en train de cribler de questions la dame de l’office de tourisme ! Même si nous étions déjà renseignés sur ce qui était possible en randonnée avec le chien, on préfère se le faire confirmer ! Nous repartons avec notre plan des environs et une idée plus précise du programme des prochains jours.

Comme nous restons dans la ville pour un petit moment, nous profitons, comme d’habitude, pour faire des machines. Nous laissons donc nos affaire à une laverie locale et à priori, on récupérera le tout ce soir dernière heure : 20h ! Nous avons du temps devant nous pour bien profiter de notre journée !

Nous prenons donc la ruta 3, l’unique route bitumée menant à Ushuaïa sur quelques kilomètres afin de rejoindre le début de la randonnée. À la sortie de la ville, nous nous ravitaillons en eau directement auprès d’une mini cascade. Cette eau nous été signalée bonne sur notre appli de voyageurs et confirmée par un local, rencontré la veille qui a mis au point tout un système (tuyaux, entonnoirs…) pour remplir des jerricans facilement ! Économique et écologique… En plus l’eau est excellente !

Puis nous voilà propulsés sur le parking de la randonnée ! Après avoir tourné sur le parking comme des gens un peu perdus et un peu honteux de ne pas trouver le début du sentier… nous le débusquons finalement ! Il faut suivre les marques oranges et blanches pour arriver à notre objectif : la laguna Esmeralda. Let’s go !

Nous commençons notre marche à travers des sous-bois ! C’est très calme, parfait pour laisser N’Lou se défouler… Un grand bonheur de le voir ainsi en liberté ! Il saute et court tant qu’il le peut, faisant des allers-retours à tout va ! Il va doubler notre distance… Mais N’Lou, à ses heures chien d’assistance, est aussi un parfait guide car naturellement il trouve les traces des marcheurs qui nous précèdent… et tente d’éviter la boue tant que possible ! D’autant plus que nous remarquerons vite qu’en fait les marques de rando ne sont pas oranges et blanches comme annoncé mais bleus pour arriver à la lagune.

Traversée des sous-bois

La première partie de la randonnée est relativement plate, on déambule à travers des bois sur un sol relativement boueux. Il faut une certaine dextérité pour éviter de pourrir notre sortie en mettant, dès le début un pied dans une bonne boue bien baveuse ! Quant à la sortie des sous-bois, elle laisse place à des « champs » de tourbières.

Une tourbière est une zone humide spécifique créée par l’accumulation progressive de la tourbe : un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique, peu ou pas décomposée, d’origine végétale. C’est un écosystème particulier et fragile dont les caractéristiques en font (malgré des émissions de méthane) un puits de carbone car il y a plus de synthèse de matière organique que de dégradation. Les tourbières de la partie argentine de la grande île de la Terre de Feu couvrent 2600 km2… une superficie qui représente 90% de l’ensemble des étendues tourbeuses du pays.

Nous découvrons aussi nos premières traces des castors avec les barrages construits par leurs soins et autour… une grande partie du bois dévasté par leur passage ! Les photos parleront d’elles même. Pour cela, les castors sont un gros fléau dans le coin et toute bête aperçue doit être signalée aux autorités !

En effet, importé par l’Argentine dans les années 1940 pour y créer une industrie de la fourrure, le castor canadien s’est si bien adapté à son nouvel habitat que sa population est désormais incontrôlable. Sans prédateur, il saccage forêts et steppes et étend son territoire de manière inquiétante !

Arrivée sur le lieu du drame des castors

Malgré les arbres décimés ça a beaucoup de charme

Il s’est collé des boules d’épines dans les poils

On évolue à proximité des pistes de ski de fond

D’ailleurs c’en est une qui passe sur le pont !

Le paysage est splendide…

Et la couleur de l’eau magnifique