[2019-08-12] Embrun… ou comment on a perdu N’Lou

Voici la journée que l’on attend « moche » pour le séjour… la météo l’avait annoncée. Mais tout le reste par contre a été écrit dans le feu de l’action.

Nous nous réveillons donc sous un ciel un peu couvert mais pour autant sans pluie ce jour. N’Lou a été plutôt calme cette nuit grâce à la technique serviette pour séparer sa chambre (d’environ 0,56m2 : les sièges avant), de la nôtre (2,66m2 tout confort : l’arrière aménagé en mode nuit).

Finalement c’est vers 07h30 que nous émergeons afin de partager un petit-déjeuner avec la famille de Damien ! Puis pour le reste de la matinée, nous décidons d’aller faire quelques courses afin de cuisiner un bon repas à nos hôtes.

Mais avant cela… j’ai pas annoncé la mauvaise nouvelle d’hier… vers 21:40, un sanglier a été tapé par la famille de Damien supposée nous rejoindre à Embrun avec la voiture de Damien. Grosse panique, airbags et compagnie. Finalement plus de peur que de mal. Tout le monde va bien, ça n’est « que matériel ». La voiture n’est plus roulante donc assistance dépannage et compagnie ! Autant dire qu’un lundi matin, c’était atelier assurance au gîte !

Ensuite, nous prendrons la direction de Guillestre où nous ferons un petit marché avant de nous rabattre sur le supermarché du coin pour compléter ! Ce sera tartes aux légumes et crumble au repas de ce soir !

Réveil en caresses avec vue sur les montagnes

Il monte la garde au pied du camion

Pendant la session assurance… la garde est toujours montée !

La vue est toujours chouette bien qu’humide

Tartes aux légumes pour le repas du soir

Atelier épluchage de pommes pour le crumble

Et à 16h, les gars se sont donnés rendez-vous pour le retrait de leur dossard. Et alors là, c’est plutôt drôle. Du « m’as-tu vu » en veux-tu en voilà. C’est à celui qui aura la plus belle tenue, le plus beau maillot de finisher d’un précédent iron man, la plus belle trace strava (note de l’auteur : le Facebook des sportifs), etc.

Pendant ce temps, on papoté en attendant au milieu de cette marée humaine d’athlètes. Tout cela avant de rejoindre le village de départ où des sponsors du milieu du triathlon proposent des offres de produits dégriffés pour qui serait tenté avant la course !

Puis c’est sur les bords du lac, près du parc à vélos impressionnant que nous permettrons à Loulou un plongeon avant de rentrer à la maison pour un bon repas bien mérité… J’en ai déjà l’eau à la bouche !

Tatoué à l’ironman !

L’équipe de supporters est en attente !

Dans la queue, après une heure on en voit le bout…

Nous y voilà… dossard 894 !

Alors, qui sont les hommes à abattre ?

Concert ?? Non non parc à vélo du triathlon XXL Embrunman

Plongeon dans le lac de Serre-Ponçon

Teaser de l’embrunman de l’an dernier

Géraldine, Mika, Damien, Anna, Elisa, Xavier et Thierry

Le Tri Social club et le Laval Triathlon sont dans la place !

Les supportrices sont en liesse !

Allez Damien ! On te suivra assidûment en live !

Mais bien entendu, rien ne s’est passé comme prévu. De retour au gîte, on se pose tous dans le salon en regardant les gars exhiber le contenu de leur sac d’Embrunman, en échangeant sur la stratégie du jour J : qui monte au col, qui est aux transitions… Où se placer et comment se répartir pour soutenir au mieux nos champions ?

Et soudain : mais où est N’Lou ? Il n’est plus sur la terrasse où il guettait jusque là le paysage avec attention. Branle-bas de combat ! Il ne répond pas aux appels, ce n’est pas son genre. Juste avant un couple était passé avec un border collie, les a-t-il suivi ? Plus bas dans la rue, des gens parlent et ont avec eux un chien aussi. Ils n’ont rien vu. Maximum 10-15 minutes en étant très larges se sont écoulées depuis que j’ai vu N’Lou pour la dernière fois.

Je pars en trombe avec le camion, je hurle N’Lou partout, je m’aventure dans une petite rue… et ne manquait plus que cela je bloque le en voulant faire demi-tour, en marche arrière dans une minuscule rue très pentue. Je suis partie vite, je n’ai pas de téléphone, j’informe la propriétaire de ma bêtise et je file chercher Damien.

Pas plus de succès que moi. A présent le camion est en équilibre. Une des roues ne touche plus le sol, j’ai peur de voir Damien faire des tonneaux avec le van… Rien ne va plus… Michel arrive à la rescousse avec un « oh putain » qui ne présage rien de bon, mais il me dit de filer chercher mon chien. Lui, Damien et la propriétaire vont aller voir un fermier du coin pour trouver un tracteur afin de remorquer le camion.

On poursuit les recherches… chacun de notre façon. En voiture, aux jumelles, dans la forêt… Je suis dans tous mes états et je pense ne plus jamais revoir mon Loulou. Mention spéciale à la mamie venue m’ouvrir sa porte en déambulateur… qui malgré son handicap a pris les infos et a promis de me rappeler si elle voyait quelque chose.

La nuit est tombée… il est 21h30, on ne sait plus quoi faire. Appel aux gendarmes pour signaler la disparition de N’Lou (8 très longues minutes d’attente avant d’avoir quelqu’un en ligne…). Et finalement une once d’espoir revient : un jeune homme a aperçu un chien qui pourrait correspondre à N’Lou dans le bas du village mais il fuyait aux appels.

On monte dans sa voiture avec Damien et nous voilà dans le champ immense où il l’a dernièrement aperçu. Je suis pieds nus, on ratissée en long et en large pendant plus d’une heure à nouveau rejoint par les amis et parents. En vain.

On remonte donc, dépités. Je suis inconsolable… C’est parti pour les annonces sur les réseaux sociaux en espérant qu’au réveil on en sache plus par ce biais. Je pense à mon Loulou… soit bloqué quelque part soit nous cherchant, apeuré. J’espère qu’il n’a pas été volé. Je ne sais plus quoi penser. Je me méfie des gens qu’on a croisés…

L’annonce diffusée sur les réseaux sociaux

Avec les quelques éléments que nous avions

Il faut se coucher. On se donne rendez-vous demain matin pour repartir en chasse au lever du soleil. En cours de nuit, le moindre bruit fait sursauter. On a laissé les lumière du gîte allumées avec un faible espoir… la porte du van est ouverte au cas où.

Finalement vers 1h30 on entend la famille de Damien qui est arrivée après une bien longue journée de trajet depuis Laval. Cela nous réveille bien que le sommeil n’était pas bien lourd… Je ne reverrai jamais N’Lou… et le projet tour du monde ? Et la course jeudi sans lui… Comment m’y résoudre ? Je suis bien malheureuse.

Soudain Damien est réveillé en sursaut, il ouvre grand la porte et crie « viens la mon Loulou, viens mon chien »… Je ne comprends rien. Et d’un seul coup N’Lou est là dans l’ouverture de la porte latérale. Il est trempé, plein de cochonneries dans les poils et tout tremblotant mais sain et sauf. Vivant, content et… dans mes bras. Notre soulagement est immense. Et ce Loulou ne me quittera plus. Il a été très courageux et n’a pas abandonné une seconde de nous chercher j’en suis certaine.

02h37 du matin… Tout le monde étant là… après un gros câlin je le laisse se reposer. Le souffle supplémentaire dans le camion permet d’avoir tous les bruits habituels pour se rendormir sereinement. Enfin, du moins tenter de… Vivement une nouvelle journée…

02h37 du matin… mon crapaud est de retour

Gros chouchoutage au réveil…

Il s’est sereinement rendormi dans mes bras ce matin

Quel soulagement… et tout repart mieux ce matin…

4 réflexions sur « [2019-08-12] Embrun… ou comment on a perdu N’Lou »

  1. klodeko

    Bon ben N’Lou t’es sympa, tu ne recommences JA-MAIS ça ! Ok ?

  2. Marine et N'Lou Auteur de l’article

    Je crois qu’une leçon a été apprise pour nous deux… on ne s’est pas lâchés d’une patte et d’un pied aujourd’hui… plus JA-MAIS en effet… merci pour le soutien. Caresse à la belle Naya !

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