[2020-02-04] La péninsule de Valdès

« Damien ! Réveille-toi, il est 10h15« … Je suis secoué (très gentiment le croyez pas hein) et tiré de ma nuit de sommeil à rallonge par Marine ! Je crois que mon mal-être d’hier pour les 150 premier kms de piste ont eu raison de moi !!

A priori on doit quitter le camping avant 10h30. On file donc sur un parking à proximité, repéré la veille au pied de la mer pour prendre un rapide petit-déjeuner.

Pour ma part, je tenterai seulement la banane pour me remplir un peu, je ne me sens pas encore au top, et j’ai très peu envie de passer ma journée à chercher des toilettes au milieu de nulle part !

Plus de 27000 kms pour l’Alaska !

Première destination de la journée : Punta Piramide, juste à côté de notre village d’accueil. Seulement 5 kms de piste pour y accéder ! Cette pointe nous donne surtout un point de vue sur la partie de la péninsule où l’on peut, quand on est dans le bon timing (ce qui n’est pas notre cas), apercevoir les baleines lors de leur reproduction de juin à décembre. Les dernières ont été vues le 20 décembre 2019.

Punta Piramide : du fait de la forme de la roche

Ces petites bêtes sont des « cuises »

Un petit air d’écureuil non ?

Une large colonie de lions de mer…

… se dore la pilule malgré le peu de soleil

De l’autre côté c’est la colo de mouettes

La mouette locale en plein vol

Avec les surveillants baignade… aux aguets !

Lui il a intérêt à pas faire le mort trop longtemps d’ailleurs !

Sous les yeux du surveillant général !

Nous reprenons la route, ou plutôt la piste, pour atteindre cette fois-ci la punta Cantor avec 112 kms à parcourir (oui ne vous en faites pas mais de la piste on va en voir aujourd’hui) !

Sur la route nous aurons l’occasion de découvrir des salines, la grande d’abord, visible seulement du camion qui représente le point le plus bas d’Argentine avec -42 mètre sous le niveau de la mer. Mais nous nous rendrons à la Salina Chica afin de pouvoir la fouler de nos pieds à quelques kilomètres de là.

C’est à ce moment que l’on croise une voiture, au milieu dun chemin caillouteux, avec des personnes, le nez dans le moteur. Ils vont galérer à faire venir une dépanneuse ici. Surtout qu’on ne capte aucun réseau téléphonique et internet.

Plus loin sur le chemin, nous nous arrêtons auprès de deux jeunes nanas, qui ont fait une drôle de moue en voyant notre plaque d’immatriculation. Elles étaient françaises ! Et c’est leur voiture de location qui est tombé en panne un peu plus tôt. Elles étaient à la recherche de pièces de leur véhicule qu’elles auraient pu perdre… je ne suis pas très convaincu de la démarche !

Nous atteignons enfin la « petite » saline. La surface y est plutôt rosâtre que blanche (loin de la couleur de notre sel de table quoi). Ceci est dû à la présence de petites cousines de la crevette dans l’eau quand celle-ci recouvre la surface. Nous profitons de faire quelques poses avec des effets de profondeur. Le résultat n’est pas au top mais surtout Marine a encore sa batterie HS (je me suis permis de rajouter cela à la relecture, piètre photographe que je suis). Mais ceci n’est qu’un entraînement avant le jour J qui sera le Salar d’Uyuni en Bolivie !

La Salina Grande en toile de fond

Une espèce rare et poilue par ici !

Des explications sur la couleur rosée de la saline

Nous voilà à gambader dessus

Pieds et pattes liés !

Têtes et truffes liées !

Réalisation de photos tous événements !

La Salina Chica

On voit qu’un Loulou est passé par là !

Aïe il me fait mal le barbu !

Il est temps de reprendre la route. Ils nous reste environs 50 kms avant d’atteindre la pointe. Et nous avons un timing à respecter…. En effet, entre 16h et 18h ce sera la marée haute, ce qui signifie qu’on peut (si on est chanceux) apercevoir des orques. La marée haute leur permet en effet d’atteindre le rivages où se trouvent les lions de mer et leurs bébés pour, vous imaginez bien, les manger ! La scène doit être assez impressionnante pour ne pas avoir à manquer cela ! Nous arrivons à la pointe finalement vers 15h30.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu vent de l’info. De nombreux cars de touristes sont déjà sur place. Avec au milieu du parking, des petits tatous plutôt a l’aise avec l’humain sans nul doute attiré par sa nourriture…

Stop sur le bord de la route !

Encore la réalité des routes…

En contrebas de la falaise

Vous imaginez des chèvres… ça fait le même bruit !

Vue drone 1 !

Vue drone 2 !

Vue drone 3 !

Vue drone 4 !

On se croirait à Etretat (vue drone 5) !

Vue drone 6 !

Un tatou… ça fait environ 30 cm de long !

Les gardiens du parc, en discutant un peu avec eux, nous assurent que le point de vue sera vide de tout touriste d’ici 15-20 minutes et l’un d’eux nous emmène dans un petit coin où il n’y a personne… Sympa le type ! Matias le guide, nous informe aussi que des orques ont été vus ce matin un peu plus loin. Ils sont dans le coin !

Nous n’avons plus qu’à être patients. On en profite donc pour se balader à pied sur les chemins aménagés tout en restant sur nos gardes. Malheureusement, l’heure tourne, en vain ! On passe le temps en dégustant une « tarta » (sorte d’empanada ronde) oignons et fromage tout en discutant avec les salariés du restaurant qui ont eu un faible pour N’lou ! Encore un chouette moment !

Il est 17h30 quand nous décidons de quitter la pointe… notre dernière chance de voir les orques est de filer à la Punta Norte, la où nous étions hier et où la marée est haute plus tard. Les orques se déplacent généralement entre ces deux points.

Ici on a des choiques : cousins de l’autruche

Notre premier manchot de Patagonie

La Caleta Valdès : sorte de baie interne

C’est à l’intérieur de ces « terres » que les orques ont été aperçus la dernière fois

En les « attendant », on se promène

Nourriture à orques facile

Sentiers de randonnée à l’air frais

Regarde Loulou tous ces lions de mer !

Saurez-vous retrouver qui est qui ?

Nous nous remettons donc en piste sur le tronçon de la Caleta Valdés… C’est aussi un endroit où nous pouvons observer des manchots de Magelan. Hop on fait un stop sur un tout petit parking ! Et quelle surprise… À ce moment précis, les manchot se trouvent juste là sous nos yeux… en train de faire leur life sans même se soucier de nous. Nous pourrions les toucher à bout de bras tellement ils sont proches. Ce que nous ne faisons pas bien sûr et exceptionnellement N’Lou est resté dans la voiture pour préserver la tranquillité de ces petites bêtes ! Il nous observe jaloux à 20 mètres de là ! C’est vraiment magique de les voir de si près et dans leur habitat naturel ! L’occasion pour nous (batteries rechargées) de prendre de supers clichés !

On vous laisse observer :

Holà le guanaco !

Celui-ci était tout sec… Malgré tout Damien insistait pour dire « il se dore au soleil, ils aiment bien ça les serpents »

Hors du terrier !

Quand on disait être tout près…

Voici Marcel !

Ici Roger !

Elle c’est Gisela

Daphné la contorsionniste

Pierrette et Paco tranquilles à observer la mer

Celui-ci, je ne vous le présente plus !

Direction la Punta Norte, notre ultime chance… Enfin arrivés, nous retrouvons un garde nous indiquant ne pas les avoir vus aujourd’hui. Nous filons donc au point de vue sans tarder. Nous retrouvons pas mal de visiteurs de la presqu’île que nous avons vus toute la journée. Sans doute dans l’attente de la même vision que nous !

Bon je mets fin au suspense… nous ne verrons pas d’orques. Nous mettons fin à notre quête à 19h20 précisément ! Un peu déçu pour ma part de ne pas avoir pu observer ce grand mammifère, mais la journée fût merveilleuse dans ce bout du monde, avec une nature plus que dépaysante…

En attendant les orques à la Punta Norte

Une photo de photo prise sur place…

Nous irons nous backer dans le même camping que la veille et profiter de leur douche. Car la journée fût encore bien poussiéreuse malgré les fenêtres fermées et le chaud qu’on vous laisse imaginer dans le camion !

Et enfin pour fêter une journée sans maux de ventre particulier et pour combler les dernières 48h sans avoir mangé (pour ma part, Marine a dévoré pour deux…), nous irons nous sustenter dans l’un des restaurants du village « La estación » ! Je dégusterai un énorme morceau de bœuf, excellent pour faire le plein de protéines, tandis que Marine s’arrêtera sur des pastas casera (faites maison) dont elle se régalera aussi ! Quant à N’Lou c’est l’os de mon morceau de bœuf qui lui fera la soirée !

Rangement du camion !

Je pensais que cette phrase était un mythe !

Bière locale : 500 cm3 ! Drôle de façon de mesurer…

Sacré pavé de viande non ?!

Enfin, pour l’anecdote, les températures de la presqu’île la nuit avoisinent les 19 degrés… Marine a fait sa première tentative de demande de couette au cours de la nuit !

Bonne nuit quand même 😉

2 réflexions sur « [2020-02-04] La péninsule de Valdès »

  1. klodeko

    L’estomac a l’air de vouloir répartir avec ce « petit » morceau de viande 🤣 Un Damien le ventre vide, ben ne cherchez plus quel est le super prédateur qui a foutu la trouille aux orques !

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  2. Briand

    Merci pour toutes ces belles photos ,mais je trouve que sur votre visage la fatigue est bien présente gros gros bisous et bonne suite

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