[2019-06-02] Mon premier triathlon

En ce 02/06/2019, quand mon ami Simon m’a demandé comment s’était passée ma course et que j’ai répondu que c’était cool… J’ai reçu en retour « Si j’avais pensé qu’un jour tu m’enverrais ce genre de message… La vie réserve bien des surprises ! 😀 »… C’est tellement vrai et sur bien des plans !

Et pourtant, cette course c’était vraiment cool ! Pas facile certes, mais remplie d’adrénaline, d’émotions diverses et de pensées positives. Après coup, quand j’y repense… J’avais la tête complètement vide durant les épreuves. Il était hors de question de ne pas aller au bout et je voulais faire du mieux que possible… « L’esprit Godet » comme dirait Killian !

L’idée du triathlon

Début février, Damien regardait les prochaines courses à venir et d’un seul coup le nom de « Quimiac – Mesquer » m’a sauté aux yeux. J’ai demandé ce que c’était… c’est la ville où j’ai passé tous mes étés depuis toute petite. « Ah il font un triathlon ? En relais trop bien, on le fait ?« …

Dans quoi je ne m’étais pas embarquée là ! Et finalement le relais n’était que sur le format XS, j’ai estimé que je devrais pouvoir le faire seule… Et c’était parti pour l’aventure et le début de l’entraînement. 350m de nage (je ne sais pas dire quand j’avais mis les pieds à la piscine la dernière fois dans ma vie…), 10,5 kms de vélo (« allô pépé t’aurais un vélo de course à me prêter ? Et un casque ?« ) puis 2,5 kms de course à pied (je courrais depuis deux semaines à l’époque…).

Eh bien y’a plus qu’à…

L’avant-course…

Il faut avouer que la natation était ce que j’appréhendais le plus, sans parler de l’invasion de méduses avec les chauds/froids des jours précédents… mais ça le fera, pas le choix après tout !

Jour J : « Réveil matin, 7 heures, j’me réveille comme une fleur…« , on charge le camion, qu’on démarre une nouvelle fois avec les pinces et direction Quimiac pour le Triathlon du club local : le Tri Côte d’Amour

[ Pour l’anecdote : L’appellation « Côte d’Amour » remonte à 1911. Les plages de Loire-Atlantique sont alors très prisées par les touristes. Afin de nommer ce littoral, un hebdomadaire organise un jeu-concours. Les lecteurs plébisciteront le nom de Côte d’amour. Une autre version moins officielle est que ce nom aurait été donné du fait de la beauté des plages qui inciterait les jeunes couples à s’y retrouver… si vous voyez ce que je veux dire ! ]

Sur place, on se range dans le parking déjà bien rempli à 8h15 et l’on se dirige vers le retrait de dossards. Je recherche mon numéro dans la liste des participants, ce sera le 91 !

Bonnet de bain numéroté et pochette cadeau en main (avec un bonus sel de Guérande), il est temps de se mettre en tenue, d’aller déposer le vélo au parc et de prendre part au briefing ! Euh… il dit trop de choses le monsieur, je vais en oublier la moitié c’est sûr… Sans compter que Damien m’a déjà donné pas mal de conseils d’initié. Faites le taire cet arbitre svp… qu’il ne m’embrouille pas davantage !

On y est… à moi la course !

Derniers conseils avant le briefing officiel

Montre, bonnet, lunettes… équipée comme une pro !

Épreuve 1 : la natation

On se dirige vers la plage : « Les filles sur la gauche, les enfants devant, les relais derrière » ! Une des participantes lance un mouvement de foule en guise d’échauffement de groupe. Tout le monde se met à taper dans ses mains et sur ses cuisses sur les notes de « We will rock you » de Queen ! Le show démarre : ça met dans l’ambiance, c’est l’euphorie côté filles !

Avec Mamie dans le fan club !

Il en fallait bien une qui rêvasse…

C’est parti… le triathlon xs est officiellement ouvert !

Les enfants partent les premiers et l’on attend ensuite le second coup de feu qui devait arriver 5 minutes plus tard pour les seniors… Pas de bol, ce que je pensais être des gros boulets prenant un faux départ était en fait un vrai départ… Le coup de pistolet n’a juste pas fonctionné et l’arbitre nous dit « mais allez-y enfin, c’est parti« . Il est sérieux lui ?! Go go go alors !

L’avantage c’est que j’ai pu goûter l’eau avant et faire quelques mouvements donc courir vers la mer ne sera pas la « douche froide« … Les méduses me sont complètement sorties de la tête et je n’ai plus que l’objectif de faire mes tours de bouées et de poursuivre les autres épreuves. L’avantage à marée basse à Sorlock (je suis une locale de l’étape eheh) c’est qu’on a pied un bon moment ! Et comme je ne suis pas parmi les plus petites c’est un avantage…

Je me résigne à poursuivre en brasse car le crawl dans cette marée humaine ça va être compliqué ! Et j’en ai une qui me hurle dessus en me disant de ne pas m’accrocher à son pied… Genre je me fais tracter…

Contournement de la première bouée : Check ! « Attention rocher« , évitement ok ! Seconde bouée en approche… autour de nous un JetSki et plusieurs personnes sur des paddles s’assurent du bon déroulement de l’épreuve…

Allez, on a de nouveau pied. Une dame me fait rire quand je la dépasse en courant « ah on a bien pied là déjà« . J’ai répondu « ça dépend de votre taille » et elle m’a dit en rigolant qu’en effet c’était pas bête ça.

Plus je me rapproche du bord et plus je me sens entraînée vers la plage, c’est fou la force de l’eau avec le mouvement de foule !

Un coup d’œil derrière moi. Y’a encore quelques athlètes dans l’eau, et déjà les premiers de l’épreuve « relais », qui se sont élancés 5 minutes après nous, sont à nos trousses ! Je sors de l’eau en 8 minutes et 15 secondes (67e fille) pour ces 350 mètres… Maintenant, direction le parc à vélo au pas de course dans le sable pour remonter vers le bourg. J’entends de vagues encouragements mais je ne sais pas d’où ils viennent… allez reste focus Marine !

Je me change, j’en oublie mes chaussettes et de toute façon ce serait trop long à mettre… Je retire la combinaison, j’enfile un teeshirt, le dossard, le casque et mes baskets… 2 minutes et 10 secondes pour tout ça, je n’ai pas été super efficace !

Enchaînement natation —> vélo

Épreuve 2 : le vélo

C’est parti, j’attrape le vélo et je cours à côté jusque la ligne où je pourrais enfourcher la bête. Apparemment un peu trop tôt car ma roue arrière n’a pas passé la ligne et l’arbitre me rappelle à l’ordre !

En route pour les 10,5 kms de vélo à présent. Mes pieds ne veulent pas rentrer dans les « étriers » ! Et oui mon vélo a des cale-pieds avec sangles métalliques à l’ancienne (merci pépé pour le vélo au passage) ! Au final ça le fait et il ne faut rien lâcher. Je pars au front toute seule pour démarrer et je me raccrocherai à un groupe un peu plus tard.

Le vent s’est levé et en bord de mer il est plutôt costaud. Le brouillard est tel que l’on ne distingue même plus la mer. Le parcours s’enfuit en direction de Piriac. La famille est loin à présent. Les organisateurs et bénévoles ne cessent de nous encourager tout au long de cette route ! J’ai la montre de Damien au poignet également qui me permet de savoir ce qu’il me reste à parcourir.

Alors que je doublais une nana pour me glisser un peu plus devant dans un groupe raccroché, je pense qu’elle n’a pas tellement apprécié vu qu’elle a sorti « oh la grognasse« . Tant pis pour elle !

Allez, dernier coup de collier dans la montée vers Kerlabellec et je rejoins le parc à vélos. Sur le bord de la route, déjà des coureurs se sont élancés pour la dernière épreuve ! Allez il faut y aller aussi… Fin du vélo en 29 minutes et 05 secondes.

Je descends de mon vélo prête à attaquer la suite… et ouch… ah ouais les guiboles sont en pâte à modeler on dirait. J’ai déjà du mal à courir à côté de mon vélo, je ne sais pas ce que ça va donner cette course à pied !

La transition se réalise en 59 secondes (je m’améliore même si elle n’est pas comparable à la première) : calage de vélo, enlevage de casque, et c’est parti après avoir avalé une gorgée d’eau…

Enchaînement vélo —> course à pied

Épreuve 3 : la course à pied

Cette fois quand je passe l’arche après un nouveau rappel à l’ordre d’arbitre (« devant le dossard« ), je retrouve mon fan club ! Ça fait chaud au cœur et c’est parti pour la dernière ligne droite.

Allez dernier effort pour les guiboles…

C’est parti pour les 2,5 kms de course

Au début je cours côte à côte avec une nana sans échanger un mot, mais je n’ose pas la doubler… Pourquoi ? Aucune idée… sûrement parce qu’on est dans la même galère ! Et finalement je continue devant et je prends mon envol (doucement mais sûrement).

Arrivée sur la partie qui va à présent me ramener vers la plage, je me retrouve nez à nez avec deux joggeuses. Je leur dis « eh mais c’est de la triche sans le dossard » et elle me disent qu’elle sont là « pour me soutenir » et on rigole ensemble ! Plus loin sur le chemin, ce sont des enfants qui tendent les mains pour me taper dans la main et donner des encouragements, c’est chou et motivant !

L’épreuve n’est pas facile quand arrive : d’abord la portion où il faut courir dans le sable, puis les espèces de caillebotis en bois et enfin pour m’achever quelques marches d’escalier ! Ils vont nous tuer ! C’est l’occasion d’en siffler quelques uns qui montent en marchant !

« Allez courage plus que 800 mètres« . Dans ma tête je me dis que ça ne fait plus que 5 grosses minutes alors feu ! Et enfin c’est la dernière ligne droite en longeant la plage puis… enfin j’aperçois le temps sur la ligne d’arrivée au loin. Il ne reste que quelques mètres et le temps est à 55 minutes et quelques.

Dans ma tête je me dis allez il faut que je fasse moins d’une heure. J’ai l’impression que les 20 et quelques mètres qui me séparent de l’arche ne me permettront pas d’y arriver. Et pourtant, je ralentis, contente d’arriver, avant d’entendre Damien « continue, ne te laisse pas doubler maintenant !!!« . Et là c’est le sprint final pour maintenait une seconde d’avance sur ma poursuivante ! Non mais !

La course à pied se clôture en 15 minutes et 06 secondes (52e fille).

Fin du triathlon XS en 55 minutes et 37 secondes ! 241e sur 311 participants et 65e féminine sur 108 participantes.

Une bien chouette expérience, même s’il me fallait reprendre mon souffle. J’ai adoré et c’était une belle épreuve pour se dépasser et lier différents sports et efforts… alors à quand le prochain ?! Rdv à Laval début septembre ? 🙂

Quant à Damien, qui m’a accompagnée, il a réalisé la version S dans l’après midi : 750 mètres de nage, 20 kms de vélo et 5 kms de course à pied. Le tout en remontant sur le vélo et la course à pied après une natation partie en troupeau ! Résultat des courses, 77ème place sur 350 participants pour un temps de 1 heure 17 minutes et 12 secondes. Bravo Champion !

Avec son premier fan boule de poils…

Observation des challengers !

Le parc à vélo est bien plein cet après-midi

Top départ pour la natation en eau libre

Puis enchaînement sur le vélo pour deux boucles

Et pour bien se finir : la course à pied !

3 réflexions sur « [2019-06-02] Mon premier triathlon »

  1. Colin Mireille et GODET Jean-Pierre

    Lecture faite en duo avec un réel plaisir !
    Bravo encore aux deux champions et surtout à toi pour ton premier exploit triathlon et pour tes articles toujours aussi captivants.

  2. Briand

    C’est super et bravo à tous les deux un vrai plaisir cette lecture bisous

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