[2019-03-17] Entre Bonifacio et Ajaccio

Ce matin, une pensée me revient à l’esprit… Car je n’en ai pas parlé mais nous sommes impressionnées de voir que les rues sont vides, que la plupart des restaurants sont fermés ou en travaux. En effet c’est la basse saison et bien que l’on soit en plein week-end, c’est « mort » (et non « maure » comme la tête présente sur le drapeau corse).

Instant culture : le drapeau corse : Kesako que cette tête ? L’histoire du drapeau corse demeure cependant assez confuse. Personne ne peut dire avec certitude pour quelle raison la tête de Maure fut choisie comme emblème pour la Corse. Même si le drapeau tel que nous le connaissons aujourd’hui fut officiellement adopté en 1762, l’utilisation de ce symbole remonte à une époque bien plus lointaine.

Drapeau à la tête de mort, symbole de l’île de Beauté !

Sinon, la journée démarre à nouveau sur les chapeaux de roues (ça s’écrit ou ça ne fait que se dire ça ?) ! On file courir dès 8 heures avec Loulou dans la ville haute, qui est toujours bien dénivelée. Les vues sont très chouettes et même si ça tire sur les pattes après les 26 kms de la veille, ça fait du bien !

Les falaises de Bonifacio

Vue depuis les abords de la citadelle

On retrouve Claire pour aller faire un tour à la piscine de l’hôtel (« chauffée » paraît-il… enfin pas pire que la mer d’hier annoncée entre 13,3 et 13,9 degrés à cette période de l’année). Un rapide plongeon car N’Lou fait son jaloux à ne pas pouvoir s’y baigner aussi, puis douche et on décolle en direction de Figari.

Mais alors avant cela il y a eu l’étape des ruelles de Bonifacio… ou comment serrer les fesses pour passer l’étroitesse des rues ! Enfin on en a beaucoup ri ensuite. Sur le moment, moi je stressais dehors en guidant et Claire s’assourdissait des biiiiiips continus et stridents du radar de la voiture qui détectait beaucoup trop d’obstacles à proximité !

Petit plongeon dans la piscine !

Je doute que ça passe dans la porte de Hobbits !

On essaye quand même… la marche arrière serait pire !

Tout droit… tout droit… Braaaaaaque !

Ca passe laaaaarrrrrge !

Sur notre route, nous nous arrêterons pour découvrir la plage de Tonnara et y déambuler un peu. En descendant de la voiture, l’odeur de poisson nous y saisit les naseaux !

Claire et Marine sur Tonnara beach

Quelle vue mes aïeux !

Tel une sirène au grand air

Pieds et pattes liés

L’escalade ça nous connaît et nous réussit

Finalement nous rejoindrons Propriano en étape sur notre route du retour vers Ajaccio. Nous y arriverons pour l’heure du déjeuner… et quel déjeuner ! Le « Festival » brasserie… un festival de mauvaise foi et service pitoyable ! Heureusement que nous n’étions pas pressées… et qu’il y avait le soleil !

Un homme s’est barré en plantant sa femme à table après 1:30 d’attente qui l’a appelé et l’a incendié au tel laissant un gros blanc sur la terrasse, un autre couple s’est gentiment plaint de n’avoir pas reçu ce qui avait été commandé… et s’est fait embrouillé par les restaurateurs… Notre commande (comme d’autres tables) a du être prise à deux reprises car le serveur ne l’avait pas retenue ! Et malgré tout ils ont réussi à confondre un deca et une crêpe au sucre…

Les entendant hurler les uns sur les autres, j’ai tenu à les remercier de leurs franches engueulades qui ont égayé notre repas et du service au client. Ce à quoi le patron m’a répondu que si ça ne m’allait pas on avait qu’à aller se promener… Oh la Marine pas fine a pas lâché l’affaire, si bien que plus petit que moi, arrivé à ma hauteur, il m’a dit de m’asseoir pour m’embrouiller ! Et la serveuse lui a dit de ne pas perdre son temps avec des gens comme moi.

Ah mais qu’ils respectent ces gens comme moi justement, ces clients qui font tourner leur biiip de business, qu’ils apprennent qu’on ne se dispute pas devant des clients pour le côté commercial et qu’on n’envoie pas chier ceux qui donnent leur avis. Puis là une petite vieille sortie de nulle part voulait se fighter… Bref un festival de mauvaise foi et ce n’était pas eux les plus gênés ! J’ai clôturé le tout en lançant un appel à la terrasse de fuir pendant qu’il était encore temps…

Ce bref apparté pour dire que non, on ne se laissera pas marcher sur les pieds / pattes. Même pas peur… Et puis j’ai bien senti que Claire et N’Lou étaient prêts à foncer dans le tas si on en venait aux mains !

« Il faut oser ou se résigner à tout » (Tite-Live)

Corcovado ou Propriano… même combat !

En plus on avait Polnareff avec nous en terrasse !

Ca c’était avant l’attente et les commandes !

Sortis de table pas loin des 15 heures, on décide de se trouver un petit bout de plage sur Ajaccio pour chiller un peu avant de regagner l’hôtel pour la soirée. Direction la Moorea beach sur la péninsule Capo du Feno !

Allez au pas de course Loulou… Go go go !

Depuis les hauteurs en quittant Propriano

Session entraînement au saut sur Moorea Beach

Le trio gagnant

Détente au soleil et au calme…

Claire a droit au N’Lou atta-chiant !

Les explorateurs baroudeurs

Coucher de soleil sur la ville d’Ajaccio

Enfin, la soirée s’achèvera sur un délicieux resto de spécialités corses débusqué au coin d’une rue (l’un des rares ouverts qui plus est) : le 20123. Repas unique (façon cantine) dans un très joli décor, on se serait cru à Disneyland dans l’attraction des poupées ! On a adoré !

Au 20123 au cœur d’Ajaccio

Tant va la cruche à l’eau…

Des proverbes et me voilà aux anges !

Entrée 1 : assiette de charcuterie locale

Tarte et cannelloni de brocciu, jambon de pays et blettes

Agneau de lait et sauté de veau aux olives et polenta

Restaurant étoilé… c’est prouvé !

Enfin il sera temps de souffler ces bougies !

Place joliment éclairée au centre ville

Vivement la même photo dans l’avion demain !

Sur ce, au dodo les crapauds !

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