[2020-02-13] Ushuaia

Nous avons eu la nuit qu’il nous fallait pour recharger les batteries… Les genoux de Marine ne vont pas mieux, quelques journées sans effort important accompagnées d’une bonne hydratation et elle repartira comme en 40 ! Ça tombe bien la journée risque d’être plus tranquille…

À 15h30 nous avons prévu une petite croisière de 3h à bord d’un « catamaran ». Je vous vois venir, pas un catamaran comme vous l’imaginez. La preuve sera en image…

Ce matin, nous vivrons un peu au ralenti. Quoique… on ira faite nos besoins à l’office du tourisme dans un premier temps (#vanlife) et ensuite, nous apercevant qu’on avait un western union pour retirer du liquide à proximité, nous décidons d’y aller rapidement avant de nous poser prendre notre petit-déj. Enfin c’est que Marine me vend… mais je me suis fait avoir comme un bleu.

J’ai dû attendre une bonne demi-heure avec Loulou en plein courant d’air, car je suis sorti en pull croyant qu’on irait seulement aux toilettes… la vie, la vraie avec Marine ! Ici, c’est la poste qui fait western union et donc ce n’est pas un bureau officiel, donc il faut remplir tout un formulaire énorme avec les infos en double comme on s’envoie de l’argent à nous-mêmes… À noter également quelque chose qui est surprenant : les gens viennent tous envoyer des télégrammes ! C’est les années 2020 les gars…

C’est la queue à la poste de bon matin !

Ah ces feuilles qui n’ont pas un format standard et formulaire à rallonge à compléter !

Finalement, le petit-dej se transformera en déjeuner car il est déjà midi quand nous revenons au camion. On s’attèle donc à manger tous les produits frais : fromage, avocat, kiwi… C’est justement a l’issu de notre petit-déj / déjeuner sur notre parking, qu’un camping-car nous fait un salut amical comme peuvent le faire les motards entre eux ! Mais ceux-là sont français et du Finistère… Marine a encore dégoté une plaque française… on est rendus à 5-0 !

Eux par contre ne savent pas encore notre nationalité ! Arrêtés en double file en train de chercher une place, nous choisissons ce moment-là pour quitter notre emplacement et aller faire nos quelques courses et décidons donc d’aller les saluer et jouer les patriotes en leurs donnant notre place !

Nous tombons alors sur une charmante famille de 5 personnes à bord de leur camping-car « Les YOLO world tour » (YOLO signifiant « you only live once », ce qui colle magnifiquement bien au voyage qu’ils réalisent). Ils sont en route pour un tour du monde complet sur 2 ans ! Une chouette petite famille. Nous profitons de ces quelques minutes pour partager nos voyages respectifs. Le courant passe super bien et nous nous espérons nous revoir du côté de El Calafate dans quelques jours si nos timings respectifs sont bons !

Aussi, les enfants adorant les chiens, ils nous proposent spontanément de garder Loulou pour que l’on puisse se balader dans le Parc National normalement interdit aux chiens ! Décidément les rencontres françaises s’intensifient de plus en plus dans la région !

Allez, du coup notre timing large du début de matinée se resserre… Nous avons encore moins de deux heures pour faire des courses, prendre nos photos devant les fameuses grosses lettres USHUAIA et j ai repéré un tee-shirt sympa que je voulais m’acheter, sans compter sur ma maladresse légendaire… J’ai laisser tombé sur la route, notre bouteille d’eau Tupperware bien pratique pour ne pas acheter de l’eau en bouteille à tout va ! Elle s’est éclatée sous les yeux de Marine… Oh la la… J’ai explosé sa bouteille Tupperware… Je crois que je viens perdre toutes les chances de l’épouser un jour 😬 ! Alors Maman si tu me lis bien, peux-tu me trouver une de ces bouteille d’un litre auprès d’une revendeuse, je te devrai une fière chandelle 🤪 !

Du chocolat à mon effigie !

Promeneur avec 14 chiens ! Je lâche N’Lou pour voir ?

Ushuaïa, nous voilà !

Un papy a bien voulu s’essayer au reflex !

Nouveau tee-shirt pour remplacer celui qui s’est déchiré !

Timing serré mais respecté !

Nous pouvons embarquer à bord de notre bateau qui est plutôt confortable ! Au programme : balade sur le canal de Beagle d’environ 3 heures à travers les îlots argentins et chiliens, en nous approchant de l’île aux oiseaux et en réalisant un stop balade de 20 minutes. Je la ferai seul car Marine doit rester à bord avec Loulou qui n’a pas le droit de descendre pour préserver la faune et la flore. Bon j’avoue la balade fait très tour-opérateur avec un chemin de 160 mètres très bien balisé à faire en 10 minutes…

Je ré-embarque et maintenant direction le phare des éclaireurs, nom français, mais rien à voir avec le phare du bout du monde qui a inspiré Jule Verne pour son roman  » Phare du bout du monde » édité en 1905. Tout le monde les confond cependant et c’est un coup marketing qui a été très bien joué pour eux ! La vue est saisissante sur ce phare avec en toile de fond la « queue » de de la cordillère des Andes. Seul lieu où la chaîne montagneuse va d’ouest en est, alors que pour le reste du continent elle file du Nord au Sud !

Le retour vers Ushuaia se fera tranquillement pour atteindre les 3h de navigation ! En tout cas, nous n’avons été les seuls à apprécier cette balade en mer, N’Lou a pu monter sur le pont avec nous et être aux aguets dès que des lions de mer pointaient leur bout de museau ! Ce chien a encore été la coqueluche de la sortie… De nombreux touristes l’ont pris en photo, oubliant même parfois, de regarder le phare !

Un peu plus d’infos sur le canal de Beagle : C’est un accident géographique de l’extrême sud du continent américain, qui est situé entre les méridiens 68º36’38,5W et 66º25’00W. Sa partie orientale constitue la limite internationale entre le Chili et l’Argentine, mais sa partie occidentale appartient au Chili. Il s’agit d’un chenal fuégien qui sépare la grande île de la Terre de Feu de plusieurs îles au sud.

Il mesure environ 240 kms de longueur. Sa largeur minimale est d’environ 1,5 kilomètre. Cet endroit très étroit se situe dans le passage Mac-Kinlay entre l’île Navarino et l’île Gable. Si une petite partie du canal se trouve dans l’océan Atlantique, la majorité de ce détroit constitue une dépendance de l’océan Pacifique (la limite entre les deux océans correspond au méridien du cap Horn). Bien qu’il soit navigable par de gros navires, il existe d’autres routes au sud (passage de Drake) et au nord (détroit de Magellan).

Le canal doit son nom au navire britannique HMS Beagle qui prit part à deux missions hydrographiques (de 1826 à 1836) sur les côtes méridionales de l’Amérique du Sud au début du xixe siècle. Durant la première mission, sous la direction du chef d’escadre australien Philip Parker King, le commandant du Beagle, Pringle Stokes, se suicide et est remplacé par le capitaine Robert FitzRoy.

C’est lors de la seconde mission, souvent appelée le Voyage du Beagle, que le commandant FitzRoy emmène à son bord le scientifique Charles Darwin, lui donnant ainsi l’occasion de faire ses preuves en tant que naturaliste amateur.

On est sur le bateau !

Un « catamaran » comme celui-ci (il a deux coques quoi)

Posés comme il faut !

On est mieux que dans le ferry brésilien hein

Un des bateaux de Greenpeace en mission Antarctique

On s’éloigne de la ville

Quand ce ne sont pas les avions… on a les bateaux !

L’île dite « l’île aux oiseaux » remplie de cormorans

Damien nous a quand même trouvé un avion

Ils nous prenaient en photo à bord et faisaient défiler celles-ci sur un écran plasma

Au fond c’est le Chili. Le Canal Beagle est la zone franche entre les deux pays

Arrivée sur la petite ile pour une marche rapide

Débarquement des touristes

Pendant ce temps nous on fait le tour du bateau

On observe Damien

On trouve des trucs originaux

Damien observe de tout

Découvre des oiseaux qui ressemblent au Pokémon Roucoups

Profite d’une belle vue sur la Cordillère des sandres

Avant de remonter à bord

Et un avion en vue !

Sur le pont au vent !

Les montagnes chiliennes et le drapeau argentin

On aperçoit le phare des éclaireurs

Y’en a du monde par ici

La colonie de plus près

La communauté de cormorans

Le voici lui aussi de plus près

Au bout du monde !

Ce phare est intriguant !

On en fait le tour en bateau…

… pour l’observer sous toutes ses coutures

Et on apprécie pleinement la balade en mer

Une régate russe dans le port

La fin de la sortie en mer marque aussi la fin de notre périple sur la Terre de Feu argentine, nous quitterons la ville ce soir pour reprendre la route et avancer un peu afin de rejoindre la frontière chilienne que nous aimerions passer tôt demain matin avant les bus de touristes ! Elle va être sympa notre saint Valentin !

Petites infos relatives aux Îles Malouines car très souvent en Argentine, nous avons pu voir « Las Malvinas son argentinas » : Les îles Malouines ou îles Falkland en anglais sont un archipel de l’Atlantique Sud situé à 399 km au nord-est de l’extrémité orientale de la Terre de Feu. Elles forment un territoire britannique d’outre-mer. Elles sont revendiquées par l’Argentine et ont été l’enjeu d’un affrontement militaire, la guerre des Malouines, entre les deux pays en 1982.

L’archipel est composé de deux îles principales, la Grande Malouine et la Malouine orientale séparées par un large chenal, le détroit des Malouines ainsi que de plus de 750 îles et îlots. La superficie de l’archipel est de 12 173 km2 (superficie équivalente à celle de l’Irlande du Nord), pour une population d’environ 3 000 habitants (les malouins), dont les deux tiers résident dans la capitale : Port Stanley.

Les îles Malouines sont avec la Guyane française les deux seuls territoires d’Amérique du Sud appartenant à des pays de l’Union Européenne. Cependant l’archipel a un statut de pays et territoire d’outre-mer et ne fait pas partie intégrante de l’Union, alors que la Guyane en est une région ultrapériphérique.

Les argentins tiennent à leurs Îles Malouines

Paré pour faire un bout de route !

Nous finirons notre soirée sur une station service avant la ville de Rio Grande, à 200 kms au nord d’Ushuaia et à 90 kms au sud de la frontière. Cela nous permettra d’apercevoir un renard peu timide se baladant entre les pompes mais aussi de retrouver une famille de français dont nous avions vu le 4×4 tente garé à Ushuaïa. Une nouvelle belle rencontre ces « Balise Jaune », ont déjà voyagé de France jusqu’en Malaisie puis sont arrivés en Uruguay et poursuivent ici sur le continent sud-américain.

Un renard de Patagonie tout gris

Puis après une bonne douche chaude, un repas bœuf haché – petits pois argentins (ils sont énormes), nous plierons les gaules pour une nuit de sommeil plus courte que d’ordinaire car le réveil est mis pour demain 07h20.

Buenas noches !

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