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Ça va encore te plaire Mamie cette journée à rebondissements ! Après m’être (cette fois) enfermée dans le van dès 19h02 la veille… repas pris et invasion de moustiques aidant, j’étais posée dans le camion, à faire mes pages de blog. Quand soudain…
Pan pan ! 💥
Deux coups de feu tirés vraiment pas loin du tout ! Nickel ! On est un peu en alerte avec Loulou mais on finit par ne pas s’inquiéter outre mesure. Une petite voix dans la tête me dit « C’est la Corse après tout ». Au final rien de plus que ça jusqu’à minuit où des kékés des plages ont décidé de venir faire chauffer les pneus pour faire des burns à proximité immédiate du camion.
Quand ils se sont éloignés un peu, j’ai attrapé les clés et comme dans un mauvais polar j’ai sauté à l’avant (imaginez-moi à passer par-dessus les sièges depuis le lit avec toute ma souplesse — en vrai sans moquerie je suis assez souple, mais c’était pataud quand même dans le feu de l’action) puis démarrer sans les phares pour ne pas les alerter. Bref j’ai repris la route pour finir 10 km plus loin sur le parking d’un Auchan en bord de route. Pas bien calme. Mais secure !
Voilà comment on s’est endormis avec un magnifique coucher de soleil et réveillés avec l’aube au-dessus de l’enseigne Auchan !

Bien décidée à ne pas avaler mon Nesquik et mes Chocapics sur un parking de grande surface (un peu standing tout de même)… Je décide de prendre la route en direction des aiguilles de Bavella, notre point de chute du jour. On trouvera bien sur la route un petit spot en bord de route pour se poser au calme…
Oui ! C’est pas non plus folichon mais un peu à l’écart de la route pour sécuriser N’Lou pendant que je m’affaire avec le réchaud !
Pan pan ! 💥
C’est un véritable feu d’artifice… ça n’arrête pas ! Et comme on est à flanc de roche, ça crée une résonance de folie ! N’Lou n’est pas du tout rassuré. Des chiens (de chasseurs) aboient un peu partout… et d’un coup un 4×4 vient se garer en face du van. Je fais monter N’Lou au pied passager et j’attends ! Mais le mec ne me calcule pas du tout. Il met des colliers à ses chiens et les envoie dans le talus !
« Vous cherchez… quoi en fait ? » je demande quand il se rapproche. Un sanglier visiblement ! « Et les chiens, ils vont revenir ? » « Oh bah pas toujours mais au pire ils ont un collier GPS alors je saurai où il sont » ! Nickel. Je remballe et on décampe sans trop tarder avec Loulou ! On va aller randonner nous hein.
En route, la vue sur la baie de Porto-Vecchio me subjugue : c’est magnifique ! J’arriverai à prendre la même photo matin et après-midi et les couleurs ne manqueront pas d’avoir changé ! Quant à Loulou, il rattrape quelques heures de sommeil en attendant d’arriver à destination…





Nous voilà au sommet du col de Bavella où l’on trouve facilement une place, bien à vue ! J’avais lu sur pas mal de blogs et vu également sur Instagram que le coin n’était pas forcément très sûr. Cela ne semble pas inquiéter fort mes voisins de van… qui ont laissé leur coffre grand ouvert ! Y’en a un ou une qui risque de se faire taper sur les doigts au retour de la rando !
Pour notre part, on charge la trace GPS sur la montre une nouvelle fois et on se laisse guider jusqu’au départ. J’ai pris le temps de regarder un peu ce que donnait le tracé la veille et cette randonnée est dite « très difficile » d’après Visorando pour cause de passage de chaînes / échelle sur un tronçon. Mais un couple l’a fait avec son chien d’après un blog trouvé dans la foulée. Alors dans ma tête : feu, on y va !
À nous la version alpine de cette version du GR20, alors marquée par deux traits jaunes et non plus par le classique balisage rouge et blanc. On commence donc par sillonner au cœur de la forêt de pins avant de grimper « sec » entre de grandes roches. Effectivement, c’est plutôt vertical comme parcours… On trouve notre rythme et on avance pas après pas ! Le cabri est toujours en forme…






On continue de grimper et finalement, nous atteignons un premier point de vue sublime. Devant nous, un couple évolue aussi à travers les rochers et dans ma tête je me dis « si je garde une distance raisonnable avec eux, ils pourront peut-être m’aider avec N’Lou sur la partie plus technique ». Ils n’ont pas l’air très doués en orientation et semblent louper plusieurs balises… Je me retrouve donc à leurs trousses pile au moment critique : les chaînes !
La nana n’est pas hyper rassurée donc j’attends avant de m’engager avec N’Lou… Et quand ils sont tous les deux descendus et prêts à se faire la malle je les interpelle en anglais (ils sont italiens) pour demander s’ils veulent bien m’aider avec mon chien. Le mec réagit direct et heureusement.
Car si la descente sur les fesses le long de la chaîne était nickel, le bout d’échelle en dessous ne présage rien de bon. Il a pu retenir et porter N’Lou le temps que je descende. Toute seule, ça aurait été vraiment complexe… Alors merci Giovanni ou quel qu’ait été ton véritable nom !












On en prend plein les mirettes mais on arrive aussi très vite au sommet dans une vraie purée de pois, qui par chance ne dure pas très longtemps. Juste assez pour enfiler la veste et ne pas attraper froid avec la transpiration qui m’a tenue toute la montée. On a donc 3 ou 4 kilomètres à la montre sur 11 ou 12 de prévus. Il reste une bonne montée à la fin… Mais sinon ce ne sera que de la descente ?
Alors c’est en effet bien plus descendant et plat par la suite, mais aussi plus monotone à serpenter dans la forêt. Quelques cairns et pierres posées par les randonneurs égaient notre passage… Mais rien de bien transcendant ! Y’a pas photo, la version alpine est vraiment bien plus canon mais je comprends que chargé(e) comme un baudet sur le GR20, tout le monde ne soit pas enclin à s’y engager !
Par chance on croise plusieurs ruisseaux qui par chance aussi, ne sont pas à sec et permettent à N’Lou de s’abreuver (et plus si affinités). Sinon j’aurais clairement manqué d’eau ! Cela me permet donc de le laisser boire à sa guise et de taper un peu dans sa portion d’eau…
On rejoint finalement le parking après 12 bornes pour 980m de D+ et 4h30 de marche. Ça valait le détour ! À nous le repas : pour moi ce sera bouillon au vermicelle. Je pense que j’avais tellement soif que ça m’a fait rêver toute la fin de rando !















Il est environ 15h00 quand on redécolle, heure à laquelle la pluie était supposée pointer le bout de son nez. Rien à l’horizon. Dans le doute, je choisis de redescendre vers la côte pour profiter de la plage et surtout… j’ai une petite idée derrière la tête… en mode « arnaque à l’assurance ! ».
Direction la plage de Palombaggia où se trouvent deux « parkings » réaménagés en une sorte de camping pour camping-cars. Entre 10 et 14€ la nuit, il y a une barrière à l’entrée, 3 douches froides sur site et accès direct à la plage. Je me garde sur le parking public de la plage, embarque mon sac avec mon shampoing et ma brosse, mon poncho, mon maillot et mon chien. Armée de mon plus beau sourire et de quelques bonjours, j’atteins les douches et fais mon affaire. Hop les cheveux sont propres et je revis 😍
Plus qu’à aller se poser au calme sur la plage avec un bon bouquin avant le coucher de soleil et kiffer ce bon moment avant que la nuit ne tombe et que je profite finalement du spot sous les pins, au calme où presque… Parce que y’a une teuf sur la plage et que tous les tubes du type Macarena y passent un par un. On est cramés avec Loulou alors on ne tarde pas à sombrer dans les bras de Morphée… Zzz…










2 Comments
Et bien que d’émotions encore en lisant cette publication….. je vois qu’une nouvelle fois vous avez encore bien crapahuté tous les deux . De très jolies photos également. Gros bisous ma Mounette. C’est prévu pour quand le retour au bateau ? Bisous 😘
Encore une journée pleine de rebondissements
Un polar où l’héroïne finit par fantasmer sur un bol de vermicelles, qui l’eut cru 😅