Après une courte nuit pour ma part (les réseaux sociaux m’ayant tenue éveillée jusqu’à 2h30 pour ravir nos fans…), c’est pourtant Damien qui a le plus de mal à se réveiller bien qu’il soit déjà 09h00 passées. Une nouvelle fois, samedi soir oblige, ça été la fiesta pendant toute la nuit à la station-service ! Je me demande bien ce qu’ils trouvent tous à faire ces gens là nuit dans ces lieux… insolites !

Finalement, après le petit-déjeuner nous reprendrons la route pour un premier stop ravitaillement dans un supermarché… C’est ensuite parti direction Cabo Virgenes, le cap qui se trouve l’extrémité sud-est de l’Argentine où nous pouvons observer à nouveau de nombreux manchots.

Nettoyage chaque matin au réveil
Rayon fruits et légumes
La viande argentine
Le fromage : essentiellement de type mozzarella mais pas très goutue
Les split pots… comme à Laval !
On a trouvé de l’herbe, n’est-ce pas Mamie ?

Nous décidons de suivre les panneaux d’indication sur la route plutôt que le GPS mais quand nous voyons l’état de la route que cela implique (une piste toute cabossée), nous ferons rapidement demi-tour pour prolonger les kms sur l’asphalte… même si cela nous fait faire un détour.

Et ce détour, on l’a bien fait ! Car nous nous sommes retrouvés à la frontière Argentine/ Chili et face à un chemin privé que nous ne pouvions pas emprunter… On a du donc repartir en arrière sur 50 kms (donc dans un sens puis dans l’autre) : la piste cabossée était donc la « bonne » route !

À présent que nous sommes descendus au niveau de la frontière, on en profite pour aller jeter un oeil à la laguna azul qui se révèle être un ancien cratère volcanique dans lequel un lac s’est créé. Sur le chemin, nous sommes étonnés de voir un point d’intérêt « zorro muerto ». J’explique à Damien que ça veut dire renard mort. Et on se dit que ce sera peut-être une statue en l’honneur d’une histoire quelconque… ah non juste un squelette coincé sur un barbelé ! Merci maps.me (notre GPS hors ligne) pour cette curieuse découverte !

El zorro muerto
Pour les hispanophones (et non hispanophobes)
Bien que le temps soit couvert…
… nous on a trouvé ça magnifique !

C’est venteux hein ? Le poil est soyeux !

Nous sommes décidés à revenir dormir là ce soir car ce n’est qu’à une dizaine de kilomètres de la frontière et nous serons ainsi au plus proche pour la passer lundi à la première heure… Nous nous remettons donc rapidement en route pour rejoindre l’entrée de la piste qui nous tiendra en haleine pendant près de 03h sur 120 kms. Oui ça n’avançait pas vite… On préférait être prudents ! L’avantage cependant, c’est que cet aller-retour nous aura permis de finir notre cinquième livre audio : Millenium 6 et d’en démarrer un nouveau…

Aparté : Nous allons rapidement faire appel à tous les volontaires possible (oui vous chers lecteurs) pour obtenir vos coordonnées bancaires afin de gratter quelques livres audio supplémentaires ! Ne demandez pas, la Godet a ses combines… Faut juste des nouveaux moyens de paiement tous les deux livres gratuits 🤫 !

Arrivés au bout de notre piste, nous décidons de faire un crochet de quelques petits kilomètres pour aller voir le « km 0 » de la Ruta 40. LA route mythique qui traverse le pays du Sud au Nord sur un peu plus de 5000 kms. Nous l’emprunterons d’ailleurs prochainement pour remonter vers le nord de l’Argentine. Nous sommes quand même intrigués de voir le km 0 de cette route démarrer au milieu de nulle part et surtout au bout d’une piste sinueuse…

On aurait dit une secte ce village !
Ces oiseaux ressemblant à des oies sont originaires de Patagonie et ne vivent qu’ici
Le kilomètre 0 de la Ruta 40
On a fait une trotte depuis Buenos Aires
Voilà à quoi nous a mené notre détour !
Allez on sourit du coup…
… avant de repartir pour plus de secousses

Suite à cet arrêt, nous ferons les derniers kilomètres en direction du site des manchots ou nous réglerons l’entrée comme il se doit pour les étrangers (200 pesos par personne soit 2,19€). Loulou nous attendra de nouveau dans la voiture… car en plus de pouvoir effrayer les manchots, leurs « puces » pourraient le rendre très malade d’après les rangers du parc ! On va éviter !

Pour notre part nous ferons le tour du site en 30 minutes environ en suivant un sentier didactique. Au cours de celui-ci, nous observerons les bestiaux dans leur nid, aux abords de leurs terriers ou encore de retour de la pêche sur la plage. Il est dit que plus de 500 000 manchots composent cette colonie.

Je suis par contre très surprise du nombre de cadavres de ces petites bêtes que nous rencontrons sur notre chemin… Ce n’est pas beau à voir… Décidément, un malheur n’arrive pas seul : au moment où Damien écrit ces lignes que je lui dicte, il est 23h36, nous roulons (vous saurez plus tard pourquoi, on ne va pas gâcher le suspense) et je viens de me taper un gros lapin qui a trop hésité 😓)…

Bref… ce point cadavérique joue sans doute pour beaucoup sur le fait que ce parc nous semble moins approprié aux visites touristiques que ne l’était l’autre visité il y a quelques jours. On a l’impression de perturber les oiseaux et de les déranger dans leur quotidien… Heureusement le chemin gravilloneux doit décourager bon nombre de touristes !

Des ossements de baleine
Attention aux manchots
N’Lou surveille de loin
Nous voilà en compagnie de nouveaux membres
Bon eux non plus n’aiment pas les photos
Ils sont plus de 500000 a priori
On les intrigue il semblerait
En pénétrant sur leurs terres…
Ça c’était le clan de l’aile ouest
Par milliers sur la plage
Terrés sous les buissons
Retour de la pêche…
… gestion de la traversée du sentier « humain »

Puis nous repartons ! Cette fois-ci, mieux armés et conscients de l’état du chemin… nous serons plutôt chanceux car le chemin côté droit est en meilleur état et nous mettrons « seulement » 02h15 pour revenir au croisement de la Ruta 3 vers la frontière ! On se dit qu’on dormirait finalement bien du côté de celle-ci où l’on a aperçu des voyageurs ce matin mais on ne retrouve pas le spot.

Nos guides sont une mine d’informations
Les vents sont violents… mais on n’a pas encore vu d’arbres traverser la route !
Un petit air de Mont Saint Michel
On commence à retrouver un peu de relief

On est donc à la frontière et je vais demander les horaires d’ouverture : 24/7 en ce moment car c’est l’été ! Ah cool. Je demande si nous pouvons dormir à proximité et l’on me demande pourquoi on ne passe pas la frontière directement. J’explique que l’on a les papiers du chien valides seulement demain. Un gendarme me dit alors « tentez, au pire vous vous faites refuser »… Pas faux !

On se décide donc à manger sur le parking avant de nous lancer… Car on a de la viande, des pâtes fraîches, des fruits et légumes et que rien de tout cela ne peut passer la frontière pour des raisons sanitaires… Après un bon repas de pâtes bolognaises à notre façon, on y va !

Très bel avocat… mais pas très mûr !
#vanlife et festin culinaire
… au pied des douanes !
Pâtes bolognaises comme Baboune !
Et os de la boucherie pour Loulou !

La douane ici se fait en plusieurs étapes et c’est super bien organisé ! Nous nous y rendons tous les deux car chaque occupant du véhicule doit être présent. Sauf Loulou ! Il nous attendra donc bien sagement une heure durant pendant que se réalisent les procédures !

Étape 1 : identification des personnes. On donne nos passeports et l’on récupère un ticket avec nos données entrées en système. C’est bon on peut passer à l’étape 2 ! On rejoint donc une salle annexe avec différents comptoirs numérotés de 2 à 4 que l’on doit réaliser dans l’ordre bien entendu ! A cette heure là (21h49) et un dimanche soir, l’avantage c’est qu’il n’y a personne ! Un atout pour nous !

Étape 2 : sortie du véhicule côté argentin. On donne nos documents propres au véhicule (carte grise et papier d’entrée temporaire récupéré à l’entrée côté Puerto Iguazú) et la dame le récupère pour nous faire la sortie. Elle garde tout et nous devrons refaire ce papier pour rentrer à nouveau en Argentine côté Ushuaia dès demain. Comptoir suivant !

Étape 3 : entrée du véhicule côté chilien. Ici on donne aussi notre carte grise et le monsieur nous fait une entrée en système de toutes nos données. Notre crainte était que l’assurance soit obligatoire ici mais rien ne nous a été réclamé. On n’en a pas donc ça aurait impliqué de revenir à la ville précédente pour en réaliser une ! Tout est bon, les données sont enregistrées. La prochaine fois ce sera plus rapide car tout sera déjà renseigné dans le système ! Next !

Étape 4 : la partie sanitaire. Ici on doit chacun remplir un questionnaire pour savoir si nous importons des choses interdites (d’origine animale, végétale, argent en grande quantités, armes, tabac, alcool…). Damien ne déclare rien tandis que moi j’annonce N’Lou, ses croquettes et un litre de lait ! Après avoir complété le formulaire, le mec au comptoir vérifie tout scrupuleusement, lettre par lettre pour les noms… quant aux papiers de N’Lou, il les regarde, les repose, les regarde à nouveau, checke les vaccins un par un… il cherche des puces ou quoi ! Il finit par nous dire que c’est ok et qu’on a plus qu’à aller faire fouiller le véhicule !

Il est 22h49 quand nous ressortons : une heure top chrono ! On se présente donc avec le camion pour la fouille et on voit la voiture devant nous… Ils ont ouvert toutes les portes, le coffre, sont montés dedans et ont tout inspecté à la lampe torche. En fait, ils font ni plus ni moins leur métier consciencieusement ! Notre tour arrive. Les douaniers craquent sur la bouille de N’Lou ! Le tour de notre camion est rapide mais ils soulèvent quand même le matelas et ouvrent nos coffres. Ouf ils ne checkent pas nos caisses avec minutie (même si nous n’avions rien à nous reprocher) et ne nous embêtent pas pour les croquettes.

Bienvenue au Chili !
Avec un beau coucher de soleil
On fait la queue pour l’étape 2 !

Renseignements informatisés
Nouveau tampon !
Questionnaire agroalimentaire
Fouille des véhicules

Passage frontière sans encombre : check ! On est ravis ! En plus on repart de là avec l’information que les ferries pour la traversée fonctionnent jusqu’à 03h du matin environ. Ah bah nickel alors ! Allez on trace on va aller prendre le bateau… Nous arrivons sur place et le ferry nous passe sous le nez. On aperçoit deux personnes qui semblent travailler sur le « port » et nous renseignent que le prochain bateau devrait être la d’ici 30 minutes, 1 heure maxi. Nous patientons donc.

Un premier bateau arrive mais repart aussitôt après avoir dépoté quelques véhicules. On attend encore et finalement on aura le traversier de 00h50 pour lequel nous réglons en monnaie argentine la somme de 1830 pesos (soit 20€) pour 20 minutes de traversée. En monnaie chilienne c’était 16400 pesos mais nous ne savons pas trop ce que donne le taux de change (d’après notre guide du routard ça aurait donné environ 21,9€ alors potentiellement nous ne sommes pas perdants) et de toute façon nous n’avions pas de ce liquide et la CB ne fonctionnait pas !

La route du bout du monde
Les tarifs du ferry depuis la Punta Delgada
Nous voilà à bord pour 20 minutes de traversée

Finalement, après le débarquement nous roulerons 40 kms complémentaires afin de nous poser dans une petite ville où nous aurons accès dès notre réveil à une douche gratuite, des toilettes et même le wifi gratuit… Parfait ! Nous coupons donc le moteur vers 02h du matin pour un repos bien mérité ! On s’endormira tous les trois comme des masses après cette journée bien remplie, ravis de ce que nous avons « accompli » (si ce mot peut s’adapter à notre situation…) !

Bonne nuit chilienne donc !

5 Replies to “[2020-02-09] Entre Rio Gallegos et Cerro Sermonte”

  1. Bravo pour le passage de frontière. One more. Et pour les arbres, avant le dernier coup de vent il en restait mais depuis…. 🤪

  2. Cette fois pas question de descendre plus bas ou à la nage !!!!! 😂 bon séjour au Chili donc et gros bisous à vous deux , une caresse au pingouin déguisé en berger Australien 😂😂😂❤️❤️❤️

  3. Salut vous 2, on vient de découvrir votre blog, on planifié notre voyage de Punta Arenas à Rio Gallegos. On veut éviter l’isla Magdalena à 55000cl (60€) par personne. On a bien compris, la première chose à faire est de louer une voiture 😏. Bonne route les copains, ça aurait été cool de vous croiser ici 🙂

  4. Ah super si vous avez pu trouver des infos intéressantes et n’hésitez pas si vous avez des questions ! Une voiture c’est super pour se déplacer c’est certain et Ushuaïa c’est magique si vous allez jusque là. Le meilleur spot manchots c’est incontestablement la péninsule de Valdès où encore Cabo dos bahias !!!!

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