Archives de catégorie : Guyane française

Comment envoyer son van depuis la France métropolitaine vers le continent sud-américain ?

Le choix de la société de transport

Alors que nous entamions les démarches pour notre « tour du monde » et que le choix était arrêté sur le fait de partir avec notre propre véhicule (aménagement à notre sauce, départ avec nos effets personnels), nous avons regardé ce qui se faisait en matière de transport pour retrouver notre van « Picco » de l’autre côté de l’Atlantique !

Nous avions d’ores et déjà éliminé la solution du Ro/Ro (Roll-On / Roll-Off, soit “roulier” en français) qui même s’il peut proposer des solutions tarifaires avantageuses, est selon nous moins sécurisé; le véhicule étant en effet manutentionné plusieurs fois (comprendre une par des inconnus), contrairement au conteneur dans lequel le véhicule est empoté au départ et dépoté à l’arrivée.

Avec nos critères, deux sociétés sont donc apparues dans notre moteur de recherche pour réaliser le transport en conteneur :

⁃ Long Cours

⁃ AGS Déménagement

Nous avons tout naturellement contacté les deux compagnies en communiquant les informations suivantes :

Point départ et point d’arrivée souhaité (nous étions alors partis sur une traversée entre Le Havre et Cayenne par méconnaissance des lignes).

Modèle du véhicule concerné : FIAT SCUDO pour notre part.

Date de départ approximative

Le premier retour a été celui de Long Cours qui nous a communiqué un devis clair avec toutes les informations nécessaires. Nous avions néanmoins certaines questions qui feraient, par la suite, l’objet d’un échange téléphonique.

Quant à AGS, le retour s’est fait attendre, le véhicule devait être déposé au dépôt parisien et il devait être vidé de tout colis… KO pour nous qui souhaitions remplir notre camion !

Nous sommes donc restés sur la démarche entamée avec Long Cours, dont nous avions entre temps, eu des échos très positifs par ce qui reste le plus fiable : le bouche à oreille !

Nos questionnements suite à la réception du devis

Au travers de la conversation téléphonique, Marine a pu échanger avec Vanessa qui a complété les éléments du devis avec des informations assez claires pour nous rassurer (en effet, même travaillant dans le milieu du transport aussi, en maritime Marine était une bille) !

Nos questions portaient sur les points suivants :

⁃ Le délai d’acheminement

⁃ Les dates de départ des bateaux

⁃ Le transport des effets personnels

⁃ La sécurisation du transport

⁃ L’assurance optionnelle couvrant le transport

⁃ Le délai pour la réservation

⁃ Le paiement de la prestation

⁃ La récupération du camion

⁃ Les frais complémentaires à l’arrivée

⁃ Les taxes d’octroi de mer

Nous allons tenter d’éclaircir tout cela pour que nos questions puissent éclairer la lanterne d’autres voyageurs / expatriés :

Délai d’acheminement : il faut compter une vingtaine de jours pour traverser l’Atlantique… mais un peu plus de temps d’immobilisation du véhicule si l’on considère le temps de dépôt en amont et les formalités à l’arrivée. On ajoute environ 5 jours avant et 5 jours après ! On est donc sur un petit mois.

Dates de départ des bateaux : pas facile de se prononcer sur une date de départ alors que nous n’avions pas encore pris nos billets d’avion (cool Raoul ouais)… Néanmoins, les véhicules voyagent deux par deux dans le conteneur (pour notre taille de van du moins) et logique, c’est le dernier réservé qui pourrait avoir à attendre le prochain départ en cas de nombre impair ! Nous avons appris que vers la Guyane, le départ se faisait chaque samedi S-0 pour une arrivée le mercredi S+3 (soit 19 jours plus tard).

Le transport des effets personnels : au départ du Havre vers la Guyane française, le véhicule doit être vide de tout effet personnel (ça ne nous arrangeait pas du tout cette affaire) ! Tandis qu’au départ de Montoir-de-Bretagne, nous étions autorisés à remplir notre camion (le jour du dépôt, on a d’ailleurs pu constater que cela était le cas pour les autres voitures toutes bien remplies… seul leur siège conducteur n’était pas assailli d’objets en tout genre). Nous avons pour cela fourni une liste générale des affaires transportées (vaisselle, linge, nourriture…).

La sécurisation du transport : la ligne Montoir-de-Bretagne vers Degrad des Cannes est sûre et il n’y a pas de vols observés. On nous conseille d’éviter de laisser traîner des choses susceptibles d’intéresser les manutentionnaires (simple question de bon sens et de prudence quoi).

L’assurance optionnelle durant le transport : le gérant Stéphane, avec qui Marine avait pu échanger, nous avait conseillé de contacter notre assurance pour savoir si le transport en conteneur était assuré. Ce qui n’était pas notre cas avec la MACIF. Pour assurer pleinement le voyage, nous avons choisi de souscrire à l’assurance optionnelle pour un montant forfaitaire minimum de 90€ (un % calculé selon le montant total « valeur du véhicule + transport maritime »). On préférait se couvrir à fond, en cas de conteneur tombant à l’eau ou de scratch durant le voyage. Ouf, on n’a pas eu à s’en servir !

Le délai pour la réservation : 2 à 3 semaines avant le départ c’est suffisant ! La grosse saison, c’est l’été avec les militaires ou encore les enseignants qui sont mutés dans les DOM-TOM. À ce moment donc, c’est le rush et beaucoup de réservations sont réalisées. Pour nous, en fin d’année, c’était bien plus calme !

Le paiement de la prestation : il se fait avant le départ et nous avons pu régler la prestation en carte bleue le jour du dépôt du véhicule.

La récupération du camion : il y a un petit temps de latence entre l’arrivée du navire au port, son déchargement et l’enregistrement des marchandises transportées (pour leur traçabilité). C’est donc à partir du lundi qui suit l’arrivée du bateau (soit le 3ème lundi après le départ) que l’on peut récupérer son véhicule. Il peut attendre plus longtemps, mais après des frais de gardiennage seront rapidement décomptés !

Les frais complémentaires à l’arrivée : sur place, nous avons eu pour notre van, des frais à régler pour le déchargement du véhicule et diverses démarches administratives à réaliser. Nous avons alors payé 415€.

Les taxes d’octroi de mer : En parallèle des questions posées à Long Cours, nous avons contacté les douanes guyanaises concernant les taxes d’octroi de mer. Celles-ci étant payables lors de l’importation de produits en Guyane (on développe plus bas la démarche réalisée pour en être exemptés dans le cadre de notre voyage).

Les documents à remettre à Long Cours pour le transport

⁃ Devis signé

⁃ Copie de la carte grise

⁃ Pièce d’identité du titulaire du véhicule

⁃ Certificat de non gage

Dans notre cas, Long Cours a aussi anticipé les démarches avec les douanes, en nous demandant les documents suivants (matrices fournies pour nous aider à fournir les bons éléments) :

⁃ Inventaire des effets personnels stockés dans le véhicule et attestation de valeur

⁃ Attestation sur l’honneur justifiant de notre voyage en Amérique du Sud

Déposer son véhicule à Montoir-de-Bretagne

Il est possible de déposer son véhicule jusqu’au mercredi de la semaine du départ. Nous avions pour notre part (pour des questions d’organisation) pris parti de le déposer dès le lundi. On est donc passés directement à l’agence de Long Cours… ce qui nous a permis de mettre des visages sur nos différents contacts : Vanessa, Lola et Stéphane le gérant.

Nous avons ensuite été dirigés vers le port où seul l’un de nous deux a pu aller déposer le véhicule en zone portuaire (après présentation du passeport et accord d’une autorisation temporaire de circuler dans la zone).

Nous laisserons donc là notre véhicule (que nous avions pris soin de sécuriser en condamnant tous les accès par des planches et des vis). La ligne est dite sûre, néanmoins on ne sait jamais ce qu’il peut passer par la tête des dockers. Nous avons préféré être précautionneux en ne laissant traîner AUCUN objet.

Le bureau de Long Cours à Montoir-de-Bretagne

Dépôt du véhicule au port (terminal du grand ouest)

Et voilà, paré au grand départ !

Ya du conteneur à l’horizon !

Suivre l’acheminement de son véhicule

Une fois le bateau parti, nous avons réceptionné de la part de Long Cours, la confirmation d’embarquement avec le numéro de conteneur dans lequel notre véhicule voyageait.

Nous pouvions alors suivre les différentes étapes que prenait notre van (Montoir -> Le Havre -> Cayenne) ainsi que son ETA (Estimated Time of Arrival) sur Cayenne.

Taxes d’octroi de mer : Qu’est-ce que c’est ? Comment en être exempté ?

L’octroi de mer est une taxe française, applicable à la plupart des produits importés. Elle est en vigueur dans les régions d’outre-mer et est perçue par l’administration des douanes.

En écrivant au bureau des douanes de Guyane (pae-guyane@douane.finances.gouv.fr), nous avons pu obtenir les informations relatives à notre situation (transit en Guyane avant un road trip en Amérique du Sud). À savoir :

Dans le cas d’une importation temporaire, vous pouvez prétendre au régime de l’admission temporaire fiscale des moyens de transport destinés à être réexportés.

Ce régime vous permet d’importer votre véhicule de manière temporaire, en exonération totale de droits et taxes, selon les conditions suivantes :

– posséder une immatriculation du Territoire Douanier de l’Union (dans notre cas immatriculation française)

– réexporter le véhicule dans un délai de 6 mois (vers la métropole ou un autre pays ; dans notre cas le Brésil).

Pour ce faire, nous avons du compléter un formulaire en 2 exemplaires et y joindre notre attestation sur l’honneur.

Formulaire d’admission temporaire

Ledit formulaire a ensuite été complété et visé par le bureau des douanes de Dégrad-des-Cannes (bureau d’arrivée) puis plus tard par celui de Saint-George de l’Oyapock (bureau de sortie) à la frontière franco-brésilienne.

Formulaire complété par les bureaux d’entrée (placement) et de sortie (apurement)

Procédures à l’arrivée : Qu’est-ce qu’il faut faire ?

1/ La SOMARIG ; 2/ Bureau des douanes et GIP+ ; 3/ Grand Port Maritime ; 4/ Lieu de stockage du véhicule

Agent maritime

07h30, nous sommes devant la SOMARIG (l’agent maritime), première étape de notre défilé administratif du jour.

L’agent maritime : la SOMARIG à Dégrad des Cannes

Les documents nécessaires :

⁃ La carte grise du véhicule

⁃ Une pièce d’identité

Ceci vient complément de la liasse documentaire qu’ils possèdent déjà et qui a suivi le véhicule sur le bateau.

On nous remet divers documents :

⁃ Pour nous : une facture au dos de laquelle j’appose l’adresse où nous logeons en Guyane, mon nom/prénom ainsi que la date du jour.

⁃ Pour les douanes : le bon à délivrer, le waybill non négociable et une copie de la carte grise.

⁃ Pour le Grand Port Maritime : une demande d’accès temporaire au port.

Au dos de la liasse documentaire

La facture à régler

Le bon à délivrer pour les douanes

Au bureau des imports de la SOMARIG

On est les premiers… On s’attendait à ce qu’il y ait la queue devant le bâtiment dès leur ouverture… mais ce n’est pas le cas (période creuse l’hiver).

On passe à la caisse (qui est en réalité le bureau d’en face) pour régler la facture de 280€ (frais fixes d’importation comprenant notamment les documents, le déchargement et les frais de sanglage). Une fois la facture papier tamponnée « payé », on peut passer à l’étape 2 !

Le bureau d’en face : pour la facturation

C’est réglé : next !

(J’ai l’impression de faire partie de l’émission “la chasse aux trésors” à courir sur le parking entre les bâtiments avec ma liasse de documents et mon kway rouge… et oui, il pleut des cordes en ce 16/12/2019 !)

La chasse aux trésors : équipe rouge !

Douanes : import véhicule

08h15 : Je suis dans le bureau des douanes !

Lea douanes sont localisées au premier étage de ce bâtiment

Service import de véhicules

C’est à ce bureau que toute la paperasse s’est faite

Les documents nécessaires :

⁃ Une pièce d’identité

⁃ Les deux exemplaires complétés du formulaire « admission temporaire – document d’accompagnement d’une déclaration en douane verbale »

⁃ La déclaration sur l’honneur du voyage en Amérique du Sud

⁃ L’inventaire détaillé du contenu du véhicule et sa valeur, daté et signé

Formulaire d’admission temporaire

Attestation sur l’honneur d’un voyage

Déclaration de valeur et inventaire pour les douanes

L’admission temporaire est un cas un peu particulier que les douaniers ne réalisent pas tous les jours ! J’étais contente que nous ayons pris contact en amont avec eux pour avoir les bons documents en notre possession et gagner ainsi un temps précieux (le dernier dossier de ce type datait de 2017 et ils l’ont ressorti de leurs archives).

Ces documents ont ensuite été remplis par leurs soins pour la partie douane et tamponnés.

Au moment de payer : la carte bleue c’est KO, le terminal ne fonctionne pas. Autres options : liquide ou chèque ! On règlera ainsi par chèque les 55€ dus au bureau d’à côté. De là, nous ressortons également avec une facture annotée « payé » !

Facture de la douane (ps : tant pis pour la CNI photocopiée de travers 😅)

Douanes : service informatique GIP+

Direction le service informatique à présent ! On pousse donc la porte de « Guyane Informatique Portuaire (GIP+) ». Ici, ils sont en charge de la traçabilité informatique des marchandises et ils entrent la déclaration en douane dans leur système informatique.

Bureau de la GIP+

(Vous voyez le film « L’auberge espagnole » avec Romain Duris qui gère ses papiers Erasmus sur une journée à travers plein de bureaux… 🤪 on a un peu l’impression de vivre cela, mais c’est plus gentillet) !

Les documents nécessaires :

⁃ Les références des paiements

On nous remet un unique document :

⁃ Une sorte de bon à délivrer (pour faire simple) qui atteste que l’on est bien passés en douane et qui nous servira plus tard pour la remise du véhicule…

(C’est un peu comme dans un jeu vidéo où tu ramasses des objets, tu te doutes que ça te servira à un moment ou à un autre, mais tu ne sais jamais quand exactement 🤪)

Traçabilité informatique réalisée : tout est ok !

Grand Port Maritime

09h15 : Direction le Grand Port Maritime. L’accueil me dirige vers un guichet du pôle finances.

Les documents nécessaires :

⁃ Une pièce d’identité

⁃ La facture de la SOMARIG

⁃ Le connaissement maritime (waybill non négociable)

⁃ La carte grise du véhicule

On s’acquitte ensuite des 79,76€ de frais de stationnement (c’est le tarif utilitaire… il faut compter environ 45€ pour une voiture).

Lea documents à présenter

Facture du Grand Port Maritime acquittée

De retour à l’accueil, la secrétaire vérifie que c’est bien payé et on me confirme que je peux retourner à la SOMARIG.

Allez, on tient le bon bout, c’est bientôt fini !

Agent Maritime (passage bis)

Dernière vérification des documents prouvant qu’on a bien suivi TOUTE la chaîne administrative… On retient notre souffle : c’est bon !

Une personne m’emmène à présent en zone portuaire grâce à l’autorisation remise par la SOMARIG plus tôt dans la matinée.

À présent, c’est Fort Boyard, je dois retrouver la clé de notre véhicule parmi une vingtaine de clés. J’ai hésité : Audi, BMW, Mercedes… Allez je prends quand même notre Fiat Scudo aménagé avec amour !

Direction la zone portuaire avec la golfette

Mon accompagnateur remet mon passeport et l’autorisation d’entrée au gardien

Choix des clés…

Validation de l’enlèvement du véhicule (avant de l’avoir vu)

Ici aussi il y a des conteneurs à gogo

Au final, je retrouve enfin le camion ! J’en checke l’état général et à part quelques marques jaunies sur la carrosserie (sorte de scotch qui part en grattant), tout est ok !

Le camion est bien arrivé !

Quelques marques mais rien de grave

Je récupère mon passeport à la sortie du port et par réflexe je demande « Et maintenant je dois aller où ? »… Ils rigolent… Bah oui, c’est fini, on est libres ! On a le camion ! En 02h03 tout est plié et c’était pas si sorcier… juste très procédurier !

Remerciements

Nous tenons sincèrement à remercier Stéphane et toute son équipe pour leurs précieux conseils prodigués tout au long de nos démarches.

Nous avons eu affaire à une équipe très professionnelle et à l’écoute de nos besoins et disponible pour répondre à questions (sûrement à répétition). Cela a contribué à nous rassurer pendant tout le process.

Le soutien que nous a apporté Long Cours a été déterminant pour la préparation de notre voyage dont les aspects non négociables étaient de po uvoir partir avec notre véhicule et… également notre chien (mais ça c’est une autre histoire) !

Nous avons déjà prévu de les recontacter pour le retour du van vers la métropole avant de repartir vers de nouvelles aventures 😍 !

Leurs coordonnées :

LONG COURS

ZAC de Cadréan – Centre d’affaires Icare – Bât. C

44550 MONTOIR-DE-BRETAGNE

Standard : 02 40 45 84 00

Fax : 02 40 45 84 03

http://www.blog.long-cours.com

http://www.long-cours.com

On se tient disponibles pour répondre à toute question que vous vous poseriez encore 😉 !

[2019-12-17] De Kourou à Saint Georges d’Oyapock

J’ai vécu la nuit la pluie chaude et humide de ma courte vie (et non pas la plus torride comme vous le pensez déjà…) !

Installés la veille sur un parking au bord de la pointe des roches à Kourou, nous avions rejoint ce point « park4night » pour passer la nuit à bord de notre « Picco » !

Backés sur les environs de 22h, nous nous endormons tranquillement, avec un réveil programmé à 05h afin de se poster sur la plage. La fusée « Soyouz » décollera à 05h54 précisément !

Mais cette première nuit n’a pas été aussi idyllique que je l’imaginais… La chaleur a augmenté considérablement sans aucun passage d’air !! Nous entendions le chien haleter comme jamais… Marine voulut continuer la nuit avec la porte et les fenêtres ouvertes afin de faire circuler un peu d’air extérieur. Cependant le spot était aussi squatté par des jeunes locaux. Nous décidons donc de déplacer le camion un peu plus près d’un hôtel sur un autre parking.

Une fois de nouveau postés et une pause pipi improvisée pour les « mecs », on essaie de se réorganiser afin de moins subir la chaleur !Marine et moi, installés en « tête-bêche » et N’Lou toujours devant avec les fenêtres semi-ouvertes. Nous étions beaucoup mieux malgré le chaud… Il nous reste 3-4 heures pour essayer de dormir un peu !

05h, ça y est… Le réveil fait des siennes ! Sous une pluie battante, réveillé le premier, je prends le portable de Marine pour consulter ses sms : nous avions la possibilité d’avoir des news sur le décollage par Valérie qui se rendait avec sa famille aussi au décollage sur l’un des sites d’observation officiel du Centre Spacial Guyanais.

Et bingo !! Elle nous écrit pour nous dire que la fusee ne décollerait pas… Sans doute à cause du temps pensais-je. Je réveille Marine pour lui annoncer la nouvelle… Nous apprendrons plus tard, par les infos, que finalement c’est un problème technique (un voyant rouge s’est allumé à une heure du décollage) qui retardera celui au mercredi 18 décembre même heure ! Mais dans la matinée, la nouvelle date n’était pas encore connue et nous voulions passer la frontière au plus vite à cause du certificat veterinaire de N’Lou valide 10 jours à compter du 11/12 (date de notre départ de France).

On prend donc le temps de se rendormir jusqu’à 07h30 pour finir notre nuit et être en forme pour le premier passage de frontière de notre voyage !La pluie est toujours présente… On décide donc de prendre la route vers Saint Georges d’Oyapock sans petit-déjeuner… on verra sur la route !

Voilà où nous nous réveillons finalement ce matin

Y’avait des toilettes au club de tennis !

Ça donne confiance…

Nous avons environ 4h de route à effectuer avant de rejoindre la frontière ! Une seule et unique route nous y mène : la route de l’est aussi appelée « nationale 2 ». Elle traverse le sud du pays depuis Cayenne, noyée dans une partie de l’Amazonie. La route fend cette verdure incroyable ! La seule trace d’humain qu’on y croise sont des carcasses de voitures laissées à l’abandon sur le bord de route ! On en compte plusieurs dizaines… Ah et aussi un poste de police soudainement improvisé qui checkera l’intérieur du camion et nos papiers !

Sur la route vers Saint Georges

Le poste de police improvisé

Je crois que j’ai perdu mes copilotes…

Là j’en suis sûre…

Nous arrivons finalement sur Saint Georges vers 13h30. Nous sommes accueillis d’abord par de sympathiques douaniers français qui prennent le temps de discuter avec Marine. Malgré l’absence de leur collègue déjà parti à cette heure, ils tamponneront le formulaire qui nous permettra de quitter le territoire guyanais sans nous acquitter de 2300€ de taxe d’octroi de mer (taxes à l’importation de produits, payables aussi sur un véhicule sauf s’il ressort du pays… notre cas donc) !

Et c’est parti pour la traversée du pont menant au Brésil ! Un pont d’une centaine de mètres, qui évite désormais de passer par des bacs sur la rivière en contrebas, ce qui était encore le cas il y jusque mai 2019 ! Suite à de nombreux désaccords entre le France et le Brésil, le passage par le pont était avant impossible ! Une aubaine pour nous… mais ne crions pas victoire trop vite !

Direction le Brésil… on se croirait sur une route en France avec un village nommé « Brésil »

Les horaires du pont de l’Oyapock

Douanes côté français !

Le fameux pont… pas tout récent !

On fait les malins mais si on savait…

Bienvenue au Brésil… fausse alerte pour cette fois !

Les choses se complique avec les douanniers brésiliens qui nous embêtent d’une part pour une noix de coco qui n’aurait pas du être dans le camion car pas de passage de fruits et légumes… En effet, pour des raisons sanitaires, aucun produit frais ne doit passer les frontières en Amérique du Sud… et ensuite les douaniers n’autorisent pas l’entrée de N’Lou sur le territoire… faute de papiers et attestation officielle !

Nous avions pourtant ce qu’il fallait :

– Certificat de bonne santé daté et signé de moins de 10 jours dans son passeport

– Passeport

– Son certificat de bonne santé officiel validé lors de son voyage en Russie !

Mais aucun document en portugais. Aucune négociation possible ! Nous devons traverser le pont une nouvelle fois et retourner sur le territoire français pour trouver une solution…

Deux plans s’offrent à nous :

Deux plans s’offrent à nous :

– Plan A : trouver les papiers en brésilien en question, se les faire imprimer par les douanes françaises, les pré-remplir et les scanner à l’entité française concernée (DDCSPP de Laval) qui les avait déjà remplis pour le voyage en Russie (démarche en cours avec l’aide de Killian, le frère de Marine en France)… Nous devrons les contacter demain matin très tôt pour nous (réveil 05h) pour les avoir au téléphone et qu’ils puissent les valider… On croise les doigts très forts… Et se les faire imprimer de nouveau par notre sympathique douanier et foncer vers la frontière !

– Plan B : si le plan A ne fonctionne pas… nous devons retourner à Cayenne dans la journée trouver un vétérinaire « officiel » qui devra attester de la bonne santé de N’Lou pour faire la même démarche que le plan A…

Fingers crossed !

Après tout cela il est 16h30 et nous n’avons plus qu’à patienter jusque demain… On a aperçu un abri dans la partie entre la frontière française et brésilienne, une sorte de « no man’s land » (zone neutre, n’est-ce pas Annie) et on demande l’autorisation des douanes pour avoir le droit d’y accéder, a priori pas de soucis ! J’espère que notre situation ne va pas finir comme le film « le terminal » !

Nous nous installons comme à la maison : chaises, table, réchaud et nous nous cuisinons une paella !! On se met bien pour notre premier repas de la journée (allez on avoue c’est le doggy bag du restaurant d’hier soir ) 🤪 !

Allez on garde le smile et on croise les doigts

On est pas mal équipés hein !

Avec la pluie heureusement que l’on avait cet abri !

Marine s’affaire à mettre à jour le compte instagram tandis que moi je me mets à lire le bouquin d’une instagrameuse (unykas Travel) à qui il arrive pas mal de mésaventures pendant son tour du monde ! Très intéressant… N’Lou, lui, joue avec les fourmis qui commencent à nous envahir petit à petit !! Elles sont énormes et piquent autant que des moustiques les garces !!

On mange un dernier morceau avant de replier les gaules et s’installer définitivement dans le camion a 19h45 ! Il fait nuit noire ! Trop tôt pour se coucher cependant… Je sens que Marine va me proposer une soirée jeux de société ! Je vous raconte demain comment je lui ai mis une branlée au mille bornes !! Et surtout la suite de nos aventures au Brésil sans aucun doute !!

Repas du soir : noodles au bœuf !

Sous chaque petite feuille : une fourmi qui la déplace… On a démantelé un réseau de trafic de feuille entre la frontière française et brésilienne !

Besitos !

[2019-12-16] Le retour à la vanlife et Kourou

Ce matin après une nuit sous des pluies diluviennes, nous avons été sortis du lit par le réveil à 06h du matin ! Et oui, enfin c’est le grand jour… À nous le camion (enfin on l’espère fortement à ce moment-là…) ! Valérie doit nous récupérer autour de 07h pour nous y conduire après avoir déposé Loane au lycée.

Nous voilà donc tous les trois dans la voiture et l’on arrive au port un peu avant l’ouverture. Par principe on attendra 07h32 et c’est Marine qui s’y collera pendant que Damien garde N’Lou. Valérie restera également avec nous pour les démarches, son impératif étant de récupérer Loane pour 11h.

Comme on a déjà fait le repérage des lieux la semaine dernière, je sais où me rendre et les documents qui vont m’être demandés.

Première étape : je me rends à la SOMARIG qui se trouve être l’agent maritime, société de transport affiliée à la CMA CGM. J’en profite pour glaner quelques informations : ils gèrent les importations, les exportations mais aussi du transport par voie terrestre. La dame me demande la carte grise du véhicule ainsi qu’une pièce d’identité. Ceci viendra complément de la liasse documentaire qu’ils possèdent déjà et qui a suivi le véhicule sur le bateau.

Elle fait des photocopies et en échange me remet divers documents :

⁃ Une facture au dos de laquelle j’appose une adresse en Guyane, mon nom/prénom ainsi que la date du jour.

⁃ Pour les douanes : le bon à délivrer, le waybill non négociable et une copie de la carte grise.

⁃ Pour le grand port maritime : une demande d’accès temporaire au port.

Sur notre bateau, il y avait 16 véhicules cette fois (on est bien entendu en période creuse) et je suis là première aujourd’hui… (oui j’étais déjà là jeudi aussi accessoirement). Moi qui pensait qu’il y aurait la queue devant le bâtiment dès 07h30… Je me suis bien trompée…

A présent, il est temps de régler et pour cela je dois voir avec une autre personne… c’est très protocolaire ! Je passe alors au bureau d’en face qui est la caisse pour régler la facture de 280€ qui sont des frais fixes d’importation comprenant notamment les documents, le déchargement et les frais de sanglage.

En moins de 10 minutes les premiers papiers étaient réglés avec une dame adorable et très efficace… a présent j’attends que la personne de la caisse arrive. Sans la facture acquittée, on ne peut pas passer à l’étape suivante que sont les douanes. L’avantage c’est que tout le monde doit passer par ces mêmes étapes donc je reste normalement la première 🤪 !

L’agent maritime : la SOMARIG

Et la première dame qui m’a bien aidée…

Ici j’ai attendu 36 minutes pour payer !

Après un peu d’attente je demande à quelle heure commence la personne car il est 07h50 et on me répond « bah 07h30 mais elle est jamais à l’heure et elle aime pas qu’on lui reproche, c’est pas normal pourtant a un poste stratégique comme la caisse avec des clients » ! Hop hop hop ça c’est dit… À 08h06, madame facturation arrive comme une fleur. Quand je vois qu’elle prend son téléphone plutôt que ses marques, je me pointe devant elle avec un grand « bonjour » plein d’enthousiasme… Voilà j’ai mon papier tamponné « payé » et on est plus légers niveau sous !

Je remonte dans la voiture. Valérie et Damien se moquent de moi car avec mon kway rouge, mon sac-à-dos, et mes documents à la main je ressemble à une candidate rouge de la chasse aux trésors (émission de France 3) !

La carte aux trésors !

Bim à 08h15 je suis dans le bureau des douanes ! Je retrouve le même mec pas très organisé de jeudi dernier… et ça confirme mon ressenti quand il allume sa lumière et me dit « Asseyez vous je vais chercher mon matériel et voir mon collègue » ! Ok ! Il ressort son dossier de 2017 et regarde les documents qui sont dedans (a priori le cas d’importation temporaire de véhicule n’est pas la panacée… ce que je peux entendre) !

Dégrad des Cannes : ici les douanes

Au poste de douanes…

« Chef ! Je dois faire quoi ? ». Au final, c’est moi qui sort les documents car depuis la France métropolitaine on avait déjà initié les démarches pour anticiper et on a bien fait. Le chef confirme que ce sont les bons documents à remplir et ce en deux exemplaires. Je m’applique donc à remplir le papier… Pendant ce temps un des collègues de Monsieur-pas-très-organisé lui demande s’il a rappelé les gens dont il avait mal tamponné les documents l’autre jour… car ils risquent d’être embêtés… ah bah non pas fait apparemment… J’ai peur !

Bon on vérifie le document avec ledit collègue (j’avoue que ça me rassure d’avoir un double regard…) et il me demande comment je vais payer les 55 euros (oui on passe plusieurs fois à la caisse ce matin). Comme vu jeudi, je lui dit « en carte bleue ». Sa réponse « ah ouais mais je sais pas si ça marche aujourd’hui ». Hum plait-il ? 😤. Il me dit qu’au pire je peux aller retirer de l’argent au carrefour (à 4 kms de là) à pied ! Sérieux quoi…

Alors que je demande à Valérie et Damien s’ils ont de la monnaie à avancer (je n’ai que 15€ sur moi), il prépare les documents. Mes acolytes n’ont pas de monnaie mais Valérie propose de faire un chèque, le « douanier » accepte et elle monte me rejoindre. Je lui glisse discrètement « c’est un sketch tu vas voir » quand il nous tourne le dos mais elle le comprendra vite fait par elle même…

Il lui demande sa carte d’identité pour la photocopier avec la facture et bien que ça « ait bougé » il ne prend pas la peine de retenter et après il photocopie mon passeport mais ça sort sur des feuilles grand format alors il re-découpe tout… Et après il nous dit discrètement « vous avez des photocopies à faire ? » genre allez-y les filles, c’est ma tournée.

Juste pour la blague… voilà la copie officielle

Enfin, il tamponne tous les documents (je supervise afin que tout soit bien visé et que l’on ait pas de problème ultérieur) et là (on s’est regardé plusieurs fois avec Valérie) il dit que sous 4 mois il faut revenir en Guyane car ce n’est que temporaire… mais non mais 4 mois c’est pas possible. Il insiste et je suis ravie que Valérie soit avec moi pour ne pas passer pour une dingue ! Au final après 3 essais il finit par dire 24 mois ! Ah ouf…

C’est l’heure de payer… mais encore une fois c’est avec une autre personne qu’il fait voir. On passe donc dans le bureau d’à côté où l’on donne les photocopies ratées et on ressort avec un tampon payé ! A présent il nous faut aller au service informatique… Vous voyez le film « l’auberge espagnole » avec Romain Duris qui gère ses papiers Erasmus sur une journée avec plein de bureaux différents… ou encore dans le dessin animé « Les 12 travaux d’Asterix » avec la recherche du formulaire A38… J’ai l’impression d’avoir vécu la même chose !

Allez… On pousse la porte de « Guyane informatique portuaire (GIP+) ». La dame est super sympa et nous explique qu’elle gère la traçabilité informatique des marchandises et rentre la déclaration en douane dans son système. Pour se faire elle prend les références des paiements et nous donne un document (Bon à délivrer pour faire simple) qui atteste que l’on est bien passé en douane et qui nous servira plus tard pour la remise du véhicule… C’est un peu comme dans un jeu vidéo où tu ramasses des trucs et à un moment ça te servira mais tu ne sais pas trop quand.

Allez on tient le bon bout. Cette fois c’est direction le Grand Port Maritime. Valérie nous accompagne en voiture car il pleut des cordes mais en soit les distances sont minimes et tout se ferait très bien à pied ! Là, l’accueil me dirige vers un guichet du pôle finance où je dois présenter : la facture de la SOMARIG, le connaissement maritime (waybill non négociable) et certificat d’immatriculation (carte grise). Cette fois-ci je règle les 79,76€ de frais de stationnement (c’est 45€ environ pour une voiture, mais nous avons un utilitaire donc c’est un peu plus cher).

Je peux à présent retourner à l’accueil où je présente encore une fois mon passeport. Elle vérifie que c’est bien payé et me confirme que je peux retourner à la SOMARIG. Sur le chemin, je croise trois métropolitains et je leur dis « ah vous venez chercher vos motos » et ils me regardent « ah vous êtes au courant »… Étonnée, je me dis qu’ils ont eu un souci et je leur demande mais non en réalité s’en est suivi un très long quiproquo où ils pensaient que je travaillais pour la société de transport qu’ils avaient mandatée alors que je constatais seulement qu’ils avaient des manteaux de moto sur le dos !

Après ça… ils n’avaient pas leurs documents, n’étaient pas au bon endroit… ils sont partis en me disant que j’étais bien mieux organisée après que je leur ai montré quoi présenter. D’un air entendu j’ai dit « bah oui, je suis une fille 😉 » ! Ça les a bien fait rire et la nana au guichet a validé !

Pour moi, pour nous… c’est bientôt fini ! Quelqu’un doit venir me chercher pour m’emmener sur la zone portuaire. Et nous irons à quelques mètres de là où il remettra mon passeport ainsi que l’autorisation d’accès au guichet du port. Et on passe ensuite dans un bureau où on me tend une boîte avec une vingtaine de clés où je dois retrouver la mienne… BMW… Audi… Mercedes… Je ne sais que choisir !

Hum… laquelle est la nôtre ?

Au final enfin je retrouve le camion !!! J’en checke l’état général et à part quelques marques jaunies sur la carrosserie (sorte de scotch qui semble partir en grattant), tout est ok ! Je récupère mon passeport et par réflexe je demande « et maintenant je dois aller où ? ». Mais en réalité c’est bon ! On a fini !! On a le camion et les procédures administratives sont terminées ! Youhou. La délivrance. En 02h03 c’est plié et c’était pas si sorcier… juste comme je le disais plus haut : très procédurier !

Bon à présent qu’on a le camion, un autre dilemme se présente à nous : la seule raffinerie du pays est en grève et ça se bouscule déjà aux pompes… Pas tellement le choix, on se met dans la file et on prend notre mal en patience à la station total du Carrefour. Ici, peu importe où, les prix sont les mêmes partout à la pompe… Alors Total nickel ! On fera donc un gros plein à 1,46€ le litre. On a bien fait, car déjà en retournant chez Valérie les stations sont envahies, et l’une d’elle n’a déjà plus d’essence !

Raffinerie du pays bloquée… queue aux stations !

On arrive donc « à la maison » vers 10h30 et l’on sort toutes nos affaires barricadées pour aménager le camion à notre sauce. Valérie nous a tout naturellement proposé de nous poser dans leur allée et c’était top car mine de rien on a passé près de 04h30 à tout vider, fixer le dernier rangement, trié nos affaire et… laver notre linge ! Et on ne l’a pas vu venir, mais en plus de cela, l’heure tournant, Valérie nous avait préparé des quiches et des Spaetzle (merci encore mille fois pour tout cela) qui nous ont redonné des forces précieuses pour l’après-midi !

Ouverture des portes et déblocage des affaires

Installation du rangement mural

Ça prend forme avec notre joli rangement « turbulette & cie »

Une dernière « vraie douche » et l’on plie définitivement bagages tous les trois pour prendre la route en direction de Kourou afin de voir le lancement de la fusée et ses satellites ! On a hâte… C’est quand même un événement unique et le timing est parfait dans le cours du voyage ! Après quelques bouchons on sort de Cayenne et en une grosse heure plus tard on atteint le Centre Spatial Guyanais (CSG) où nous sommes bien décidés à jeter un coup d’œil pour voir de près une fusée.

Le centre est sympa et l’on s’approche pour profiter du coin avant le coucher du soleil. Lors d’un dernier cliché j’aurais la bonne idée de m’avancer un peu dans l’herbe pour avoir une meilleure vue… quand soudain ça me brûle les pieds. J’ai une dizaine de fourmis rouges sur moi qui m’attaquent sévèrement. Heureusement qu’on a de la pommade contre les piqûres car les sauvageonnes ne m’ont pas loupées !

L’accueil parle de lui-même !

Tous sourires au centre spatial guyanais

C’est pas celle qui décollera demain mais ça nous permet de nous approcher !

On ira ensuite repérer le spot dodo repéré sur park4night et trouver un restaurant qui accepte les chiens pour ce soir. On tombera sur « la grillade » qui valide que l’on peut dîner dans un coin de la salle avec notre chien. Les critiques sont bonnes et l’on confirmera que le repas était au top et très copieux ! Ça nous a fait bizarre de voir un couple attacher son chien dehors à l’enjoliveur de sa voiture alors qu’ils venaient dîner… On a pas tous la même sensibilité encore !

Le repas sera l’occasion de partager encore un super bon moment avec notre famille (temporairement) guyanaise et de mettre tout le monde au goût du jour des péripéties du matin ! Ça aura vraiment pour nous été une très belle rencontre. Et sur un au revoir, on convient de se tenir au courant pour la suite et de se partager les photos de la fusée demain, car eux seront dans une salle de lancement pour voir les choses de très près !

Malgré les températures, y’a quand même un marché de noël !

La pointe des roches de Kourou

Un régal ce restaurant !

Au dodo de notre côté… la nuit s’annonce très très chaude ! A suivre… Demain debout à 05h alors on ne tarde pas…

[2019-12-15] Le Loyola à Remire-Montjoly

Il est 17H51, je reviens tout juste d’un footing en terre guyanaise (le premier vrai et sans doute le dernier…). L’endorphine s’étend tranquillement dans mon corps, encore tout suintant de l’effort et je profite de cet état pour vous narrer notre nouvelle belle journée !

Après un réveil en deux temps, enfin pour moi, je sors du lit avec Marine vers 9H10. Encore un peu dans le coltard, nous décidons de promener N’lou car lui est déjà debout depuis deux bonnes heures (lumière du jour oblige)…

09H15, je réalise déjà un premier footing, avec une grosse montée d’adrénaline. Voulant bien faire et en attendant que Marine finisse de se préparer, j’ai voulu sortir avec le chien sur la route, et c’est là, que les deux chiens de notre hôte ont décidé de se faire la malle… Je soupçonne que ces deux-là attendent une opportunité divine, ce que je leur ai offert, pour se faire une promenade de quartier. Les chiens ici, d’après mes premières observations, ont plutôt un rôle de chien de garde que de chiens de compagnie.

Heureusement, le temps de prendre une décision, le compagnon de notre proprio, qui était sur le chemin en train de se promener, a pû les récupérer ! Remis de mon premier coup de chaud de la journée et après deux cafés et un nesquik, nous décidons de partir faire une rando sur un sentier qui rejoint la route des plages : le « sentier de Loyola ». En partant de notre logement, avec la rando de 4,5 kms aller/retour et le come-back à la maison, nous avons une promenade de 8-9 kms qui nous attend.

 Nous entamons donc tranquillement notre marche, bien décidés à avoir une cadence assez rapide, enfin surtout pour ma part. Mais ce ne sera finalement pas pour aujourd’hui... en effet, premier signe du destin, nous apercevons une voiture, à une intersection du lotissement, qui stoppe brutalement son allure, afin de laisser passer … une TORTUE !!!

Qu’est-ce qu’il ont tous ces animaux à vouloir se faire la malle ce matin ? Soit dit en passant, cela a été pour nous, l’occasion de voir et prendre en photo cette magnifique tortue locale bien acclimatée à l’humain ! Après quelques photos prises, en retenant N’lou qui voulait déjà faire la course avec elle, nous reprenons notre route ! 

Anakin, N’Lou et Brazil avant la fuite

Petit déjeuner en terrasse

N’Lou et Anakin après récupération lors de la fuite

« Mais qu’est-ce que tu fais toi ? »

La tortue en fuite !

Valérie nous confirme qu’elle vient à notre rencontre pour réaliser la rando avec nous. Je ne vais pas laisser les filles de côté alors je ne prendrai pas de KOM aujourd’hui ah ah (note de Marine : KOM = « King Of Mountain » pour le meilleur athlète sur un segment de course bien défini sur l’application Strava).

Nous nous retrouvons donc sur le parking où débute la rando. Et c’est rapidement parti pour cette promenade qui sera, encore, sous une chaleur étouffante avec un gros taux d’humidité (84%) !

Nous ferons un premier stop, auprès de vestiges d’un ancien monastère qui exploitait près de 500 esclaves pour les cultures locales au 18ème siècle… Des moines utilisant des esclaves ? Cela laisse songeur, même si les hommes de Dieu ne prenaient que des esclaves baptisés… peut-être pour se déculpabiliser

Nous décidons, car l’endroit s’y prêtait carrément, de sortir le drone et de faire de superbes prise de vues, sur les hauteurs de ces vestiges, mais aussi de monter au-dessus des immenses arbres pour obtenir une vue à 360 degrés des environs ! 

Nous voilà parés pour le sentier du Loyola

Les « mâles » ouvrent le chemin

Une histoire d’esclavage

Vue drone : les ilets

Vue drone : l’habitation vue du ciel

L’habitation Loyola : les vestiges du passé

La randonnée est tout aussi magnifique qu’hier, avec une végétation luxuriante, qui regorge d’oiseaux et d’insectes invisibles mais qui font acte de présence par leur chant !

Nous terminons donc l’aller du parcours en atteignant l’océan atlantique. C’est à ce moment précis, que Marine, en longeant un cocotier, décide qu’il serait cool de choper une noix de coco… et forcément c’est bibi qui s’y colle ! Nous allons pouvoir atteindre notre cible en utilisant la technique de la courte-échelle : de vrais locaux !

De bien étranges champignons (tout est naturel)

On s’enfonce dans la jungle…

Ceci est un arbre fromager

Pour N’Lou une pause s’impose !

Marine joue l’équilibriste

L’arbre du voyageur : un palmier plat !

On arrive en bord de mer

Tentative réussie de récupération d’une noix de coco

Nouvelle promo « Dieux du stade » guyanais

Avant de faire demi-tour, nous décidons de faire un tour sur la plage afin de rafraîchir Loulou. Quelle bonne idée Marine a eu là (encore) : la marée était descendante et laissait place à de la… vase !! N’Lou en est ressorti DE-GUEU-LASSE !!!! 

Vas-y va te rafraîchir Loulou !

Hum… mais c’est pas du sable ?!

A priori non… c’est de la vase 😱 !

Il est immonde !

Et il n’est pas décidé à repartir de sitôt !

Il fait une chaleur ! On sue…

Lors d’une pause dans la montée

Ouvert et fermé !

On retrouve l’immense arbre fromager et sa cachette

Ainsi que les vestiges Loyola

On espère sur le chemin du retour que nous trouverons un point d’eau pour le rincer. Ce qui, forcément, ne sera pas le cas… Valérie décide donc de nous ramener chez elle pour rincer N’lou au jet avant de nous redéposer au Airbnb. Le rincer nous a pris un temps fou pour retrouver enfin sa superbe robe blanche 😑 !

Valérie en profite pour nous offrir un repas à base de pizza / salade avant d’aller chercher Laurent et Loane qui étaient partis faire du canoë ! Cette Valérie mérite un 5 étoiles sur Tripadvisor (contact en message privé 😛) !

Rinçage complet du poil : formule brillance !

« Tout le monde va passer au tuyau hein ? »

Y’a pas trop de 4 mains pour laver la bête !

Du coup on était partants pour aller voir la marina et dire bonjour à Loane et Laurent… Toute la smala dans la voiture, nous revenons au logement !

Le marketing chez GIFI : des polaires 🤔

La marina de Degrad de Cannes et son port

Notre camion est-il toujours dans l’un de ces conteneurs ?

Sur la route : des boites aux lettres !

Et des carcasses de voitures…

La nature est un vrai dépotoir 😪

Et ce malgré les amendes encourues…

Sur le retour, Valérie nous fait passer devant un endroit qui était une sorte de bidonville installé ici depuis quelques années sans autorisation… avant d’être rasé par les autorités ! Nous avions l’impression de voir un village décimé par une tornade ! Pour plus d’infos : article Ouest France.

Toutes ces habitations détruites…

Et quand on parlait de tornade…

Nous décidons de nous retrouver le lendemain soir pour manger un morceau sur Kourou tous ensemble, où nous serons (normalement) chacun avec notre véhicule pour le lancement d’une fusée… Je ne vous en dis pas plus pour le moment 😉 !

Tout juste rentrés, c’est à ce moment que je me décide à aller prendre une dernière fois l’air humide, de la Guyane en allant arpenter le « sentier vidal » pour un petit run de 7 kms. La soirée sera, ensuite, sous le signe du repos et du rangement de nos affaires car demain : debout 06h00 pour aller récupérer notre maison !!

Tchao, Bonne soirée, et surtout roulez à droite !

Flash info : alors que nous étions tranquillement en train de dîner sur la terrasse, nous avons eu la bonne idée de donner à manger à N’Lou. Ce qui n’a pas été du goût d’un des chien de la maison (Anakin) qui a décidé d’aller attaquer Loulou à grand coups de mâchoire, nous avons hurlé et été obligés de les séparer à coup de chaise pliante en bois… avant d’attraper notre chien par le collier et le traîner dans notre chambre… plus de peur que de mal ! Personne n’est blessé, c’était plus de l’intimidation qu’autre chose !

Cette fois : bonne nuit ! 

On a pris des couleurs hein ?

[2019-12-14] Le Rorota à Remire-Montjoly

Comme l’expliquait Damien hier, aujourd’hui nous avions rendez-vous à 08h45 avec Valérie, Laurent et Loane pour une randonnée locale : le Rorota. Annoncée pour 5,6 kms et 1h30… Tout ne s’est pas passé comme prévu 🤪, mais rien de grave hein !

La journée a commencé par une balade pour N’Lou après une nuit où nous avons bien dormi malgré l’oiseau relou qui a fait aboyer les chiens du quartier une bonne partie de la nuit. Un petit garçon dans un jardin m’a fait rire en disant très étonné « Papa, y’a une dame qui promène un chien dans la rue » comme si ce n’était pas quelque chose de commun ici…

Après cela, N’Lou a décidé de faire ses besoins dans la rue et après avoir ramassé le « cadeau » j’étends un monsieur crier « bravo ». Je me retourne étonnée et le monsieur me redit « bravo c’est très bien ce que vous faites ». Euh merci, mais c’est normal en fait ! Pendant que j’y songe… les gens sont hallucinants ici et ça me change de la Russie : tout le monde dit bonjour avec un grand sourire c’est super appréciable !

C’est donc à l’issu de notre petit-déjeuner sur la terrasse que Valérie et sa famille viendront nous récupérer afin de se rendre au Rorota. Un petit mont où nous attend une randonnée facile et en « cercle » qui devrait bien se faire au vu du temps non pluvieux et un peu couvert. Au moins nous n’aurons pas de soleil qui tape dur !

On démarre donc le sentier et « interdit aux chiens » hors chiens d’assistance. On convient donc que je mimerai l’aveugle si l’on croise du monde… bon on a croisé plus d’une dizaine de chiens sur le chemin… et N’Lou n’a dérangé personne !

La randonnée est sympa et on évolue au milieu d’une jungle luxuriante et super verte. On aura très rapidement une jolie vue sur la mer et les îles en contrebas. On passera également à côté d’un lac qui sert de réserve d’eau et finalement on se décidera à aller en direction du point de vue du fort du diamant… que l’on ne trouvera pas et l’on se décidera de continuer à avancer vers le fort en lui-même. Damien prend les devants en mode descente de trail, N’Lou n’en peut plus et se couche tous les 20 mètres (merci chaleur) et nous autres, on progresse à notre rythme…

En vrai il est content d’aller randonner…

On aura peut-être la chance de voir des lémuriens

C’est parti pour le sentier du Rorota

Des termitières sur le long du chemin !

Le chemin est un peu accidenté pour démarrer

Le panorama sur la baie est très chouette

Marine, Loane et N’Lou en soutien de bambous

Ce soir c’est pâtes aux champignons

Une nouvelle espèce d’alligator non répertoriée

Se rouler dans la terre après la baignade : Check !

Le sentier est ombragé et bien agréable

On y croise fourmis en masse et scarabées

Vue de terre sur le ciel

La jungle c’est par ici !

Saut de biche !

La rubalise sert de balisage… pas forcément évident !

D’étranges fleurs / fruits sur le sol

Pause eau pour Loulou !

L’arbre « boulet de canon » car les fruits quand ils se touchent font un bruit de déflagration !

Au milieu des bambous géants

Des ruines d’une ancienne habitation

Au final, après avoir traversé la jungle et la forêt de bambous, on parvient au fort dans un timing parfait qui nous permet de nous abriter sous la grosse averse qui tombe soudain ! Après cela, on décidera de rentrer par la route que l’on vient de rejoindre jusqu’à la voiture. Sur la route, certains d’entre nous apercevront un singe dans les arbres sautant de branches en branches… Les autre n’étaient pas assez concentrés !

Au final, on s’arrêtera sur près de 12 kms de marche en 4h de temps et sous 33 degrés ! Heureusement que le temps est demeuré couvert et que nous avons marché une bonne partie du temps à l’ombre des grands arbres !

À l’issu de la randonnée, nous rentrerons tous les deux à l’airbnb pour un repas bien mérité ! A 13h30, il se faisait très faim après l’effort… puis le reste de l’après-midi sera tranquille et nous en profiterons pour faire une machine, nous reposer et savourer l’eau fraîche de la piscine du logement ! Ce sera aussi l’occasion de nous enlever des tiques (2 pour Damien et 1 pour Marine… quant à N’Lou on a cherché mais rien trouvé) !

Nous voilà parvenus au fort diamant

Mais soudain c’est la tempête !

Le père noël a laissé des « oh oh oh » sur la route !

Sur le bord de la rouge, de sublimes maisons

Damien l’aventurier trailer à ses heures perdues

Et finalement après ce tranquille début d’après-midi on se motivera pour aller faire quelques courses au carrefour afin de trouver de la viande pour ce soir. Damien m’avait parlé de fromage à raclette à prix de folie : plus de 15€ pour quelques tranches, alors j’ai voulu aller voir cela de mes propres yeux !

Bah pas de chance, moi je suis tombée sur une promo… Alors ce soir ce sera raclette ! Et puis j’ai quand même trouvé quelques autres gourmandises pour finir le séjour… ici la vie est très chère, alors on a hâte de passer au Brésil pour cela !

Un arbre de Noël !

Un joli oiseau jaune

Il s’agit d’un filtre photo mais qui nous faisait penser à une piqûre d’insecte. On a fait une battle piqûres de moustiques 🦟 : Damien domine à 30 vs 14 contre Marine !

Bon appétit bien sûr 🤤

Et finalement après le repas, alors qu’on est tous les deux empâtés, on ressortira malgré tout pour une petite balade pour N’Lou où ça déchaînera tous les chiens du quartier en mode « réaction en chaîne »… on pouvait nous suivre à la trace ! Demain on se fera sûrement une autre randonnée dans le coin, mais en attendant, on est rapidement en mode « plus de son plus d’images » et ça roupille 😴 !

Ça m’a beaucoup fait rire : l’ombre sur Damien c’est sa poche de short ! Et N’Lou baille aux corneilles !

Allez… bonne nuit 🤗

[2019-12-13] Cayenne

Hello là-dedans ! Aujourd’hui c’est Damien qui prend la main…

Vendredi 13 : Je ne sais pas si les résidents guyanais sont aussi superstitieux que les métropolitains mais notre journée débute avec un soleil éclatant contrairement à hier… J’accorde toujours un peu d’importance à ces petits signes !

Cette seconde nuit a été tout de même meilleure que la première avec l’acclimatation à cette chaleur humide qui se fait tranquillement, même si le décalage horaire me joue encore des tours (réveil à 6h quand il est 10h en France…). Notre hôte Valérie nous attend tranquillement depuis déjà 2h pour le petit déj’ car elle emmène sa fille Loane à l’école dès 7h… Heure à laquelle commencent les cours en Guyane.

Deux cafés et 1 Nesquik pour finir de nous réveiller et c’est parti pour la première activité de la journée :  le marché de Cayenne ! Une activité qui ne m’emballe que très peu en Métropole sans doute du fait de mauvais souvenirs de vacances où tes parents te traînent au marché de la Baule à travers des centaines de stand où nous te vendons des espèces de colliers en contrefaçon Nike ou encore des lots de CDs « tubes de l’été » bidons « 5+1 gratuit »…

À Cayenne, c’est tout autre chose, nous nous situons dans le quartier de la Crique, un quartier plutôt considéré comme très pauvre, avec d’abord des étalages prenant place sur les trottoirs puis dans un marché couvert type « les halles » que l’on peut côtoyer à Rennes près de chez nous. Nous nous garons à proximité du marché et entrons dans le vif du sujet : étals uniquement constitués de fruits et légumes, d’épices et d’un peu de poissons séchés.

Beaucoup d’odeurs et de couleurs ressortent dans une atmosphère plutôt afro-orientale qu’occidentale ! Et j’adore ! Nous partons avec la stratégie de faire le tour global du marché pour voir les produits vendus, leur prix pour ensuite m revenir sur nos pas et acheter ce dont on a besoin pour les jours qui vont suivre. Nous quittons, effectivement, la maison de Valérie et Laurent, pour aller vivre trois jours dans un airbnb un peu plus loin de chez eux, et d’être un peu plus indépendants d’eux. Merci encore pour leur accueil !

Après avoir traversé la partie du marché en extérieur, nous nous dirigeons vers le marché couvert avec N’Lou en laisse. Un me personne dite « civile » nous interpelle afin de nous dire que l’accès au chien était interdit car de la viande était vendue là-dedans. Et là un sketch se déroule devant nous : une seconde personne en uniforme « de sécurité » intervient, puis une troisième, tous avec des avis contraires sur le fait que le chien pouvait rentrer ou non !

N’arrivant pas à se décider, Valérie à pris partie de sortir de l’argent de son portefeuille afin de de les aider à se prononcer, si vous voyez ce que je veux dire (une somme dérisoire je vous rassure) et un vendredi 13 heureux pour l’agent de sécurité !

Après cet épisode assez épique, nous continuerons à arpenter les allées du marché afin d’acheter nos fruits et légumes locaux ainsi qu’une soupe vietnamienne (les asiatiques sont d’ailleurs très présents dans la population guyanaise) pour l’entrée de ce midi.

Des sapins de noël par 33 degrés… ils sont fous !

Petits oiseaux sur fond de déchets urbains

Nous voilà débarqués sur le marché de Cayenne

Une erreur d’étiquetage sans nul doute !

Bananes et mandarines du pays

Cocktails et repas au sein du marché couvert

Les guyanais mangent beaucoup d’igname et patates douces

Le quartier de la crique…

… pas très fameux malgré ses jolis bateaux

Sous les parasols : des étals de « poissons frais »… À quoi bon la chaîne du froid si surveillée en métropole !

Un dernier repas avec notre famille d’accueil (flammenkueche maison au menu SVP), avant de filer vers notre airbnb qui nous accueillera jusqu’à la fin de notre épisode guyanais. Un rendez-vous « retrouvailles » avec la famille de Valérie est déjà fixé puisque nous nous retrouvons dès demain pour notre première rando en Amérique du Sud : « la Rorota ».

Loane nourrit N’Lou au poulet !

Le piment vert aura eu raison de Marine et Laurent courageux à le goûter !

« Il est où Damien ? »… N’Lou la mangouste !

Notre soirée sera plutôt calme pour l’entame de notre premier week-end afin de se mettre à jour sur notre blog pour le plus grand plaisir de nos lecteurs. Nous profiterons aussi d’une petite balade autour du stade municipal de Remire-Montjoly avec comme petite anecdote : nous avons vu notre première araignée exotique… BEURK !!!

Le rorota que l’on escaladera demain…

Ici le rotofil est une institution. Eux le baladaient sur leur scooter…

Le soleil se fait la malle… il est 18h

PAM = Pont-à-Mousson !

Les lignes électriques !

On est blancs mais on a la forme !

Le trio… (N’Lou a une langue démesurée) !

Elle était énorme et dégueulasse !

2-3 courses au carrefour market : à droite de l’entrée, cette porte est un cabinet médical !

On rentre… y’a pas toujours de passages piétons !

Notre premier dîner en tête-à-tête sera agrémenté d’une salade (même si en Mayenne, elle serait considérée comme montée et donc pas comestible !) ainsi que de légumes frais du marché, le tout accompagné de ses moustiques nocturnes 🤪 !

Ces mini bananes sont un régal pour nos papilles !

Buenas noches amigos !!!

[2019-12-12] Cayenne

Le réveil nous a tiré de notre nuit de sommeil à 08h15 car nous avions convenu avec Valérie d’aller voir au port si toutefois nous pouvions récupérer le van plus tôt. On est accueillis au petit-déjeuner comme des rois avec des pâtisseries locales (appelées pomme-cannelle mais en réalité ce sont des sortes de briochettes au chocolat), de la brioche et du pain à la française. Ok on est en France mais c’était comme à la maison quand même !

Après ce copieux petit-déjeuner nous partirons en direction du port Degrad de Cannes afin d’aller initier les procédures de récupération du camion. Le port n’est pas ce que nous attendions, ça parait tout petit… on y voit quelques bâtiment (mais à un étage maximum et quelques conteneurs). On tente d’aller d’abord à la SOMARIG qui est l’agent maritime mais premier vent car on nous y dit que le bateau n’étant arrivé que dans la nuit est en cours de déchargement et que même si eux font le nécessaire, derrière ça ne suivra pas niveau douane…

Je demande à la dame quels papiers lui seront nécessaires lundi et c’est bon j’ai ce qu’elle veut. Mon grand sourire n’aura pas permis de prendre de l’avance dans notre périple, mince alors (Damien étant resté dehors car il y avait deux chiens errants et N’Lou était fou à n’être qu’avec Valérie) !

Bon pendant qu’on est sur le port, on tente d’aller voir le bureau des douanes. C’est à l’étage d’une sorte d’entrepôts où sont stockés plein de big bags. J’avance dans le bâtiment et je trouve la porte pour l’importation des véhicules. Un homme en train de traiter avec un couple me dit qu’il va falloir attendre et que je peux m’asseoir. Finalement 5 grosses minutes plus tard ce sera mon tour.

Je lui explique que je n’aurais le véhicule que lundi mais que je souhaite m’assurer que tous les papiers sont ok pour anticiper. Oh la la, tout paraît compliqué avec lui ! Il regarde les documents et commence à me parler de la taxe d’octroi de mer (dont nous sommes normalement exemptés car le véhicule ressort du territoire, et heureusement car ça chiffre dans les 2000€) ! Puis il fouille dans un tas de papiers et sort un dossier similaire à notre cas datant de 2017.

Il me dit qu’il nous manque le « BAD » pour « bon à délivrer » et qu’il nous faut l’obtenir car sans cela, on ne peut rien faire ! C’est à notre agent de transport de nous le fournir… bon après appel à Long Cours, c’est en réalité l’agent maritime qui nous le fournira lundi (donc la SOMARIG) ! Ok…

J’ai failli perdre des papiers avec le monsieur car il était pas super organisé et posait ses tas de feuilles par dessus mes documents ! Ça a failli être « classé » vite fait bien fait dans la pochette de 2017 ça ! Au final il me demande pourquoi on ne récupère pas le camion déjà aujourd’hui et je réponds qu’a priori ça bloquerait à leur niveau (les douanes)… Qu’est-ce que j’ai pas dit là : « c’est tout le temps de notre faute de toute façon » qu’il me répond !

Le gros arbre : un manguier !

Y’a encore des huit à huit en Guyane

Il fait déjà chaud à 10h du matin…

Centrale EDF de Remire-Montjoly

Établissement de la SOMARIG

Bureau des douanes premier étage

Les heures d’ouverture

Au final, l’heure a déjà bien tourné, et on se garde la troisième étape pour lundi… Au moins on a repéré les lieux et on sait ce qu’il nous faudra pour lundi. Le délire c’est qu’il faut faire les 3 étapes dans un ordre défini pour revenir ensuite au premier prestataire qui nous donnera notre véhicule ! Là où j’ai un peu peur c’est le mec des douanes qui a parlé de l’importation du véhicule au Brésil, où les douanes risqueraient de nous embêter de peur que l’on vende le véhicule dans leur pays ! À suivre !

On récupère donc Loane au lycée et l’on rentre à la maison où notre défi de la fin de matinée est de trouver un logement pour les 4 nuits à venir (dès le soir même afin de ne pas déranger nos hôtes qui nous ont déjà réservé un très bon accueil). Les hôtels chiffrent rapidement à 235€ les 4 nuits… Peu de choix avec le chien et dans un rayon proche pour ne pas contraindre Valérie à nous emmener trop loin. Au final on tente de moduler les dates et l’on trouve un Airbnb à 30€ la nuit à quelques minutes de là.

On prend contact avec Sylvia et elle nous propose de nous rencontrer avant de valider notre demande car elle a deux chiens dont un mâle dominant ! N’Lou c’est sur toi que l’on mise pour notre logement… qui d’ailleurs n’est dispo que le lendemain car un couple part après avoir passé 1 mois et demi sur place en attente de son logement. Ok on prend rendez-vous pour dans l’après-midi et Valérie qui nous avait déjà proposé en amont, valide que nous pouvons bien entendu rester chez eux pour cette autre nuit. Nous sommes rassurés, au moins cela est réglé !

Pour midi, Valérie nous a cuisiné du poisson local : de l’acoupa. Un poisson blanc et très bon ! Après d’âpres négociations nous obtiendrons le droit de cuisiner pour le soir. On ira donc faire des courses en fin d’après-midi. Mais pour l’heure, on va redéposer Loane au lycée après ses trois heures de coupure et on file sur Cayenne pour visiter la ville.

Ce sera rapide car ce n’est pas très grand : on monte d’abord sur les hauteurs avant de se rendre sur la place principale « place des palmistes », de jeter un œil à la plage (dont la propreté laisse à désirer) avant de déambuler dans les rues de la ville où se mêlent enseigne ultra récentes et anciennes boutiques. On y voit de tout… des sapins de noël, des horloges en vitrine ou encore des sièges de jardin ! Concept marketing ? Pourquoi pas !

Enfin, on fera un dernier tour de la ville en voiture notamment pour voir le quartier de la crique, pas des plus populaires… Drogués, alcoolisés, vieux dreadeux, hommes pieds nus, bref tout un petit melting-pot de différentes personnalités se mélangent ici !

La place de Grenoble

Ok mais pas dans l’éducation nationale

Rue principale depuis les hauteurs

Point de vue sur Cayenne

La péninsule de Kourou au loin

Allez on redescend vers la ville

La place des palmistes

Le père noël essaie de se faire la malle

Les « mots aux parents » à l’école

Là plage de Cayenne

Ville d’art et d’innovation

Tag urbain dans la ville

De l’autre côté de la péninsule, la plage

Pour tenter de régler les problèmes des déchets

D’anciennes enseignes

Des bâtiments très fleuris

L’église de Cayenne

Et son intérieur très coloré

Quelle horreur… Berk berk berk !

Le magasin sponsorisé par Heineken quoi…

Et sinon le Bescherelle ?

Nous voilà de retour sur la place des palmistes

Un restaurant typique depuis 1908 !

On rentrera ensuite vers Remire-Montjoly pour faire un tour sur les plages du coin où l’on observera plusieurs kitesurfers s’essayer à des cabrioles sur l’eau ! Avec le vent, ils foncent à vive allure sur l’océan… couleur marron. Pour Damien et moi la baignade n’est pas trop tentante, par contre il nous faudra rappeler à N’Lou à plusieurs reprises que c’est NON aussi pour lui ! La pauvre Valérie sinon… sa voiture serait dans un état !

On pourrait voir des tortues mais c’est pas la saison

La plage de Remire-Montjoly

Loulou s’en donne à cœur joie !

Damien nous prépare une vidéo de folie…

… sur le kitesurf en Guyane !

Et il est temps d’aller rencontrer notre future hôte et ses chiens. Allez N’Lou assure steuplé. Ça grogne pas mal avec le mâle mais ça finit par se tasser et la femelle ne se laisse pas trop faire non plus. Au final on lâchera N’Lou pour faire un tour du jardin, et là… elle nous dit « moi pas de chien dans la maison »… Et merde ! On explique donc qu’on vient d’arriver qu’il voyage avec nous depuis deux mois et qu’on ne se voit pas le laisser sans surveillance. Elle dit que dans ce cas si on le garde uniquement dans la chambre ce serait ok pour elle.

On repart donc avec les clés et l’on traitera en direct avec elle. Timing parfait, on file chercher Loane au lycée et on partira pas longtemps après faire des courses ! Direction l’hyper U. Alors en terme de légumes le choix est mini et les prix par contre sont en pleine forme… une pâte feuilletée marque U : 2,25€, un paquet de pâtes fraîches 2 personnes marque U : 4,5€… etc ! Quant au reblochon toujours marque U il table à 13,90€ pour 450g !

Cyclistes sous 33 degrés… des malades !

L’hyper U de Cayenne est au taquet pour Noël !

Alors quelles coupures ?

On attendra le retour en France pour la tartiflette

Du poulet Loué en cartons surgelés !

Ok pour les chiens et chats… mais qui vient avec son rat ?

Au final ce soir ce sera pâtes au pesto et l’on profitera de ce dîner tous les cinq. La journée a été bien remplie… après un bon repas, une bonne douche, ce sera une nouvelle fois un gros dodo pour nous, au lit à 23h30 ! Rincés mais contents de notre journée ! Quant à N’Lou il halète encore dans la chambre et souffre probablement de la chaleur tout comme nous… Allez j’espère que l’on va vite tous s’acclimater… Zzz 😴

[2019-12-11] De Laval à Cayenne

WoW… ça y est ? C’est réel ? Nous y sommes, c’est le jour J ! Celui qu’on attendait depuis un moment déjà… On n’arrive pas à réaliser ni l’un ni l’autre… Quant à N’Lou, il est définitivement trop tôt pour lui et il a la truffe dans le pâté d’être réveillé ainsi aux aurores !

Douche (froide car le ballon ne chauffe pas la nuit et qu’il était trop tard une fois dessous pour agir) et derniers préparatifs et le papa de Damien arrivera pour nous embarquer !

« Damien, j’ai pas les papiers du chien »

« Damien t’as le jeu de clés des locataires »

« Damien… Damien… Damien » (il va tenir 10 mois supplémentaires vous pensez ?)

Allez 05h37, on démarre en direction d’Orly. La pluie nous suivra une bonne partie de la route et après le péage de Saint-Arnould, ce sont les bouchons qui viendront agrémenter le voyage. Enfin on est pas trop à plaindre… on aura perdu une demi heure environ car à 8h45 nous serons au dépose minute pour un rapide merci et au revoir à Dominique avant de filer nous enregistrer.

On va avoir quelques bouchons sur la route

On est bien installés à l’arrière !

On arrive enfin sur Orly

Arrêt dépose minute : on attrape les bagages

Merci Dominique !

C’est parti pour la grande traversée (pas de la route hein)

u

Les gens sont déjà là à faire la queue pour s’enregistrer pourtant on est vachement en avance. A 09h30 on parvient au guichet devant une Guyane-russe (au vu de son amabilité vis à vis de N’Lou) !

🗣 Miss pas fine : Le chien c’est dans la cage et la cage sur le tapis !

👩🏻 Marine : Il voyage comment le chien ?

🗣 Miss pas fine : En soute !

👩🏻 Marine : Avec les bagages ?

🗣 Miss pas fine : Non y’a un compartiment. Il a jamais voyagé ?

👩🏻 Marine : Si mais j’ai lu des choses sur internet… (ndlr : article chien arrivé congelé avec cette compagnie aérienne)

🗣 Miss pas fine : Ah bah si on commence à lire sur internet, on mange plus, on vit plus… c’est n’importe quoi.

J’avais envie de lui sauter à la gorge… et la mienne était on ne peut plus nouée ! Comment on peut être aussi insensible et répondre cela à des clients ? Les gens ne réalisent pas la dose de stress que ça peut être de déposer son animal…

Et là elle me dit qu’on va aller le déposer maintenant aux bagages hors format. Je demande à le déposer plus tard car il n’est que 09h30 et que ça fait super long pour lui d’attendre, elle soupire et me réclame l’étiquette. Si seulement on nous avait dit les choses on l’aurait enregistré plus tard tout simplement ! Il a déjà 9h d’avion à se farcir dans les pattes c’est pas pour lui ajouter 03h30 de cage avant… Sérieusement !

On ira donc le sortir pour faire toutes les commissions avant de le redéposer une heure plus tard. Je m’assurerai que les anciennes étiquettes soient bien recouvertes par les nouvelles et on me prendra la cage sans même se soucier d’un dernier au revoir ! Quel manque d’humanisme…

Allez… où doit on aller ?

Voici le trio d’aventuriers parés au départ

Dernières gorgées avant le dépôt de Loulou

Si jamais on cherchait le photocopieur…

Allez courage mon Loulou 😘

On ira donc faire les contrôles de sécurité (qui nous prendront presque une heure avec une queue immense) avant d’atteindre enfin notre porte d’embarquement ! La quiche faite la veille nous sera salvatrice dans l’estomac en regardant si N’Lou est amené sur le tarmac pour être « chargé » dans l’avion. A défaut de le voir, un monsieur nous assurera que deux chiens ont bien été chargés. Et nous demandera nos cartes de vaccination contre la fièvre jaune avant de nous faire embarquer ! Définitivement ce vaccin n’était pas optionnel !

On se retrouve donc dans l’avion pour 09h de vol avec une demi-heure de retard au décollage. On a accès aux caméras extérieures de très bonne qualité durant tout le vol et c’est plutôt sympa ! On alterne : films, jeux, papote, un repas… et à avoir très soif car notre voisin d’allée dort et pas possible de l’emjamber pour aller boire un verre… et ni hôtesse ni steward ne répondent à nos appels lumineux) ! Quand on en attrape enfin une (qui distribue des caramels) elle nous dit « y’a un bar à disposition au milieu de l’avion…« . Le coloc d’avion finit par se réveiller et on pourra aller boire !

Par contre ils sont très forts pour réveiller ceux qui somnolent avec leurs annonces de ventes de produits ou encore de promotion de l’avion « Nouvel avion… Hublot panoramique… Meilleure consommation car moins lourd… Expérience de voyage inégalée… »

Allez on y est presque ! On pense fort à toi mon Loulou dans ta cage tout ce temps… vivement que l’on atterrisse ! Car déjà on s’est pris 30 minutes dans la vue et on a du le déposer looooongtemps avant. Au final c’est 13h que N’Lou aura passé dans sa cage vs 9h de vol prévues. Quel courageux ce Loulou !

Prêts pour le décollage !

Damien déballe son kit de survie… masque et chaussettes

Ça y est on est en l’air ! Notre premier vol !

Plateau repas « daurade ou poulet »

Camera de vol : on dirait le Corcovado

Bon là clairement ça commence à être long !

Au dessus de l’océan Atlantique

On atterrit donc en Guyane à Cayenne (aéroport Félix Eboué) et l’on ne traîne pas histoire d’aller récupérer N’Lou au plus vite. On sort de l’immense avion (y’avait quand même une cinquantaine de rangées pour 10 sièges chacune… je vous laisse faire le calcul 🤪), on ne traîne pas et on fait le contrôle des passeports. On dit bonjour et ils regardent notre photo et c’est good.

Puis nous voilà dans le hall de récupération des bagages… ah oui gros gros aéroport ! Y’a deux tapis uniquement et un petit endroit « bagages hors format ». Je trépigne d’impatience de récupérer N’Lou… Damien surveille au loin les bagages qui commencent à défiler et enfin c’est N’Lou qui arrivera ! Il est excité comme une puce quand nous le retrouvons mais avec les scellés sur sa cage, pas moyen de le faire sortir.

Pendant que Damien attend les bagages j’irai voir le bureau des bagages mais ils n’ont pas de ciseau ou couteau à prêter, alors je tenterai auprès des douanes. Un douanier sort justement à ce moment avec une femme à la mine déconfite, en petite robe moulante bleue et courte… Je me dis qu’il lui est arrivé quelque chose. Je comprendrai après…

En attendant une douanière arrive avec un cutter et me dit « bah on va couper ça avec un cutter à la coke ». Je ne comprends pas jusqu’à voir la poudre blanche sur la lame. Je pense qu’elle rigole, mais non ils viennent de faire une saisie ! Et on entendra bien dire juste après « ils ont attrapé une mule » (la fameuse nana en robe bleue). Bon bah plus qu’à espérer qu’il ne reste pas de dépôts sur la cage !!

A l’arrivée à Cayenne