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[2020-02-26] Retour vers El Calafate

Ce mating (ah bug du clavier mais c’est pas grave ça fait l’accent du sud !), pas de randonnée donc on prend notre temps et alors qu’on s’apprête à sortir du camion, les yeux pas encore habitués à la lumière et N’Lou pignant d’impatience, c’est une tête familière qui viendra nous dire bonjour à la porte !

En effet, Chrys vient nous faire un coucou et nous dit qu’ils sont en train de faire chauffer de l’eau pour faire un thé / café si cela nous dit de nous joindre à eux par ce beau début de journée ! Mais carrément ! Trop cool. Il fait un temps splendide dehors, on est en teeshirt et déjà la lumière et la chaleur du soleil nous prend de court !

On les rejoint avec du pain, du lait, des céréales et on se fera un petit-déjeuner du tonnerre avec une vue magique sur le Fitz Roy. Aujourd’hui la météo annonçait de la pluie… en effet les autres sommets alentours sont bien couverts mais rien pour entacher réellement cette journée. Sur le spot dodo on a l’impression que le temps s’est arrêté : tout le monde est dehors et tous les camions sont grand ouverts, les y’a les et chaises de sortie pour la même idée que nous !

Après ce long et bon petit-déjeuner que nous n’aurions écourté pour rien au monde, je bénéficierai des bons conseils de Chrys, super photographe pour mieux appréhender mon reflex en mode manuel. Ma volonté était notamment d’apprendre à faire des photos de ciels étoilés quand nous remonterions un peu dans le pays et elle m’a donné beaucoup de bonnes notions sur le sujet avec plein de pédagogie ! J’ai pris des notes… il n’y a plus qu’à m’y mettre quand le spot s’y prêtera !

Profitons à fond de ce petit-déjeuner ensoleillé

Alors que N’Lou recherche l’ombre !

Et il est déjà midi quand nous les quittons pour sûrement se recroiser un peu plus haut dans le pays. Eux avancent plus lentement et profitent pleinement de chaque recoin du pays, pour des treks, s’imprégner des lieux et kiffer à fond. Notre façon de voyager à nous (en fonction de nos caractères et nos envies aussi) est plus speed mais nous avons aussi compris pourquoi en nous installant à plusieurs reprises dans leur « maison » !

En effet, eux ont des espaces de vie bien définis et surtout de quoi s’abriter par temps de pluie, faire la cuisine ou simplement se (re)poser ! Nous notre modèle de véhicule ne nous le permet pas… Le message subliminal, tu l’as capté Baboune ? Quand on revient on va trouver un camion plus grand et déjà bloquer des week-ends 😬😬😬 !! Comme ça tu as tout le temps de t’y préparer. Dedans, on aura comme eux, des toilettes, une douche, une cuisine, un chauffage, des sièges avant pivotants et plein de rangements ! Mireille, rattrape le stp, il est en train de nous faire une syncope je le sens !

Puis nous avons repris la route direction El Calafate ! « Mais ils sont déjà passés là-bas, ça me parle ! ». Et oui, on repart en marche arrière sur 215 kms en redescendant vers le Sud. « Bah pourquoi ?! »… Tout simplement car on est à cours de monnaie et qu’il nous faut un WesternUnion et que celui de El Chaltén est Hs pour les 30 jours à venir… mais aussi qu’on souhaite faire la vidange de la voiture, une machine… et qu’on sait qu’on pourra réaliser tout cela là-bas ! Ce sera aussi l’occasion de nous poser tranquillement et faire nos relances admin à la française (oh joie 😒) ainsi qu’une longue to do list à achever !

Pendant la route, Damien est pilote tandis que je reprends le cours de nos comptes… On est plutôt bien dans notre budget et on s’est pourtant bien lâchés sur les restos ces derniers jours ! Ça me fait penser qu’il faut que je publie le bilan du Brésil d’ailleurs… Tout vient à point à qui sait attendre 😋 ! Et finalement, nous serons vite rendus ! La route est magnifique en prime avec le soleil, les montagnes et les eaux turquoises du lac. C’est somptueux !

Partout on note que les argentins aiment leurs malouines

On en parle de ce bleu turquoise ?

Parvenus en ville, on ne traîne pas : je saute du camion pour aller retirer l’argent qui nous attend et déjà il y a une longue file ! On flaire le français à plein nez là-dedans et je vous assure qu’il y en a certains, râleurs au possible, qu’on cherche à éviter pour mieux nous porter ! Finalement, la queue se termine vite et les nanas sont super pro et très rapides à exécuter les retraits d’argent. Au top.

Dans la foulée, on se rend au garage conseillé par nos amis YOLO sur El Calafate et le jeune qui nous accueille peut nous prendre tout de suite pour réaliser la vidange. Par contre on aimerait bien garder nos filtres achetés en France pour plus tard au cas où on soit dans un pays plus cher ou que l’on n’en trouve pas le moment venu ! Il nous envoie donc dans un “repuestos” pas loin pour trouver notre bonheur. On y est très bien accueillis et les références de nos filtres français les aideront bien car le Fiat scudo n’est pas un modèle existant en Amérique du Sud !

C’est donc tous équipés en huile, filtre à huile et filtre à gasoil que nous repartirons ! Mais ce n’est pas tout… le jeune de la boutique, fils du patron du garage où nous nous rendons pourra checker nos lumières ce soir après la fin de son travail. On le retrouvera donc vers 19h30 ici.

La vidange se fait et nous lui demandons également d’inverser nos roues avant / arrière afin de repartir l’usure des pneus. Mieux vaut avoir les meilleurs pneus à l’avant ! En deux heures, tout cela est bouclé et il nous réclame 3500 pesos de main d’œuvre. La vidange pièces et main-d’oeuvre nous reviendra donc à 83,22 euros tandis que l’inversion des pneus nous coûtera 11,40€ ! Plutôt honnête selon nous !

Le devis pour les pièces de vidange…

On a racheté tous nos filtres

Et on découvre que c’est fait en France !

On a laissé tomber Total pour Motul, plus économique !

Xx

Ou placer le cric ?

Damien en prend de la graine

Les disques sont bons, d’ici 3000-5000 kms il faudra changer les plaquettes par contre

Y’en a un qui commence à en avoir marre !

Ouf, les manips touchent à leur fin !

« On peut avoir un détail de facture ? » 🤣

A l’issu de cela, il sera temps de prendre une douche donc direction le camping pour cela où nous payons le prix fort mais pas de réelle autre option dans la ville… Et il est déjà l’heure de retrouver Lucas pour voir ce qu’il se passe avec nos ampoules qui ont toutes lâché une par une ! Circuler en pleins phares c’est craignos et ici les phares sont obligatoires en journée !

Bonne nouvelle : pas de problème de masse ni de fusibles, ça a juste grillé ! Demain il nous vendra les pièces qu’il faut à la boutique et nous les changera sur sa pause déjeuner. Parfait ! Ça c’est une bonne chose de faite… Quant à nous, on décide de rester jusque samedi matin car toutes ces dépenses nous ont bien entamé l’argent tout juste récupéré ! Du coup on s’est refait un transfert qui sera disponible normalement samedi matin (on croise les doigts)… repos d’ici là !

On file récupérer deux trois courses histoire de se faire un repas rapide pour le soir avec un peu de protéines ! Nous avons trouvé un supermarché immense et Damien est enfin récompensé… il me “gonflait” depuis plusieurs jours avec ses bouteilles de gaz dont il voulait faire un stock x30 ! On a trouvé enfin son bonheur à La Anonima avec toujours une promo valide jusqu’à la fin du mois. On touchera donc la petite bonbonne à 1,36€ et on dévalisera le rayon par la meme occasion !

Ah oui, je me suis aussi frottée à l’activation de la ligne Movistar en Argentine, tout un art : via Twitter ! A priori j’avais un compte il y a des années !

Xx

Étranges les nuages ce soir…

Direction notre spot de nuit ensuite, où le vent est impressionnant à nouveau ! Il nous contraindra à nous réfugier dans le camion assez rapidement pour cuisiner notre hachis parmentier, menu du chef et du jour ! On se recroquevillera ensuite sous la couette pour une bonne nuit de sommeil…

Je me suis refait la réflexion plus tard, mais c’était le même 😅

Spot dodo pour le coucher de soleil !

Quand je dis que je fais les comptes au centimes…

Allez, buenas noches !

[2020-02-25] El Chaltén

Il est 05h00 et nous sommes (déjà) de nouveau parés pour chausser nos chaussures de rando. Le réveil fût moins difficile que la veille, car cette fois-ci, bien claqués de la journée d’hier, nous nous sommes couchés vers 21h30 et nous avions nos los très peu de temps à nous endormir pour refaire la montée du Fitz Roy avec Morphée.

Nous procédons de la même manière que la veille, c’est-à-dire en bougeant sur le parking de la randonnée pour ne pas réveiller « tout le quartier » avec nos claquements de porte coulissante… d’autant plus que cette dernière souffre beaucoup avec la poussière et les grains de sable qui entravent son coulissement. Et c’est Marine, à peine réveillée, qui nous y conduit alors que je suis encore derrière en train d’émerger et essayer de me changer malgré les secousses (rassurez-vous on parle de 3-4 kilomètres maxi).

On ne change pas nos habitudes, un vrai petit-déjeuner de sportifs : boissons chaudes, céréales, bananes, fruits secs et croquettes (ça c’est pour le chien) ! Histoire de ne pas perdre trop de temps le matin, nous avons mis au point une petite check-list par sac pour être sûrs de ne rien oublier et chacun sait ce qu’il a à embarquer (répartition du poids et des volumes oblige).

A 06h05, nous sommes déjà au pied du sentier, lampes frontales allumées (cependant la mienne, qui faisait des siennes la veille, m’a définitivement lâchée… un problème de faux contact je pense, nous essaierons de voir à décathlon Santiago si la garantie fonctionne dans ce pays).

Nouveau petit-déjeuner, nouvelle peine pour Loulou

Nous partons tranquillement… Tous les trois cette fois-ci. La nuit paraît encore plus noire que la veille du fait du ciel bien couvert. Cela rend notre avancée un peu plus effrayante… Nous apercevons des yeux jaunes phosphorescent nous observer de loin avec crainte (principalement des chouette) et aussi des insectes voler (j’imagine la joie de Marine qui doit prendre sur elle avec les papillons tandis qu’elle avance derrière moi) !

L’entrée du sentier vers la laguna Torre

On part en « cordée » de nuit

Au cœur des montagnes 😍

Nous passons un premier mirador de nuit où une cascade est supposée être visible mais nous passons notre chemin car le jour se lève à peine et nous ne voyons rien pour le moment… Au second mirador, par contre, le lever de soleil est déjà bien avancé et nous pouvons déjà apercevoir, certes dans la brume, le sommet du Cerro Torre. Un sommet aux deux cornes de diablotin (selon moi) que l’on peut comparer aussi à la tour du Mordor (selon Marine) ou encore au chanteur M (selon Alex).

Nous profitons du calme de l’aube pour attendre que les nuages cachant le sommet se dégagent un peu pour avoir LA prise de vue de la journée ! Mais rien n’y fait, les cumulus s’enchainent, nous devons continuer à avancer pour rester chauds et Loulou, lui, est rapidement impatient en début de journée avec une jauge d’énergie encore à 120%… Il exprime déjà son agacement en expérimentant, tel un adolescent grommelant, de nouveaux « bruitages » chaque jour…

Premier mirador… le jour s’est levé !

Celui-ci sera t’il le plus beau cliché ?

On distingue les monts que l’on rejoindra bientôt dans le fond

Le mirador et ses explications

On se rapproche petit à petit

On est toujours dans l’attente de voir la brume s’envoler

Enfin on aperçoit la tête de diablotin !

La randonnée, avec ses 600 mètres de dénivelé positif sur une vingtaine de kilomètres aujourd’hui, nous paraît easy et aucune marque de sueur n’apparait pour le moment. Les chemins poussiéreux laissent rapidement place à la forêt où nous croisons enfin une première personne. Elle nous commente directement en anglais « attention avec votre chien, il y a un lapin mort juste après ». On fait gaffe mais on ne croise rien. Marine se retourne pour me dire « Je sais pas où elle l’a vu son la-aaarrrgh » ! Bon bah elle l’a trouvé à priori. Une mort nette et propre en plein milieu du chemin, pauvre petite bête !

Finalement, on enchaîne sur un chemin caillouteux et plus technique qui semble être un ancien lit de rivière et l’attention est omniprésente pour ne pas se taper un gros galet sur le bout du pied (malgré cela, vous vous doutez que c’est arrivé… plusieurs fois) !

Le dixième kilomètre, qui marque la fin de l’ascension et la vue sur la Laguna Torre, arrive super vite. Nous pouvons déjà voir les premiers icebergs (los tempanos) flottant cette fois-ci dans une eau plutôt marron. Ceux-ci sont directement issus du Glacier Torre que l’on aperçoit plus loin. Nous ne nous arrêtons pas là et continuons la montée vers le final de la randonnée : le mirador Maestri.

Ce mirador est nommé comme le premier alpiniste à avoir atteint le sommet du mont Torre en 1959, bien que cet exploit ait été contesté deux ans après par des observateurs qui trouvent beaucoup trop d’incohérences dans le récit de son exploit. Suite à cela, de nombreuses tentatives ont échoué avant que la montée du Torre dans sa globalité soit validée en 1974, toujours par ce même Maestri.

Il faut savoir que sur les 100 derniers mètres de l’ascension, des pitons ont été posés par Maestri et ses compagnons à l’aide d’un compresseur de 180 kgs… Depuis, cette voie d’ascension a été nommée la voie du compresseur. Cependant il enlèvera ses pitons dans la foulée pour empêcher que d’autres alpinistes ne lui volent la vedette en voulant se rendre sur un glacier encore plus haut… Un livre a été écrit sur ce sommet mythique, grimpé pour la première fois en escalade libre, seulement en 2012, par David Lama, un autrichien !

La laguna torre et ses icebergs

Et la crête que nous emprunterons bientôt

Ciel bleu et tours… peut-être serons-nous chanceux là-haut !

C’est parti ! Direction le mirador Maestri !

Il est un peu plus de 09h30 lorsque nous atteignons notre point de vue. Les nuages sont encore très présents mais ne nous gâchent que très peu le spectacle. C’est l’heure de la pause déjeuner… avec au menu cette fois-ci, une salade riz-thon-maïs-concombres-tomates-œufs ! Un régal !

Nous traînons un peu moins qu’hier car le vent est bien présent. Sur le chemin du retour, nous croisons un jeune couple de français, eux aussi en périple d’un an, qui s’attaqueront dans deux jours au grand trek du parc « trek huemul » sur 4 jours avec un beau dénivelé et un passage en tyrolienne. Exactement ce que Chrys et Alex ont réalisé avant que nous ne les retrouvions, le tout en complète autonomie. Courageux ! 

La vue est plutôt dégagée

Plait-il N’Lou ?

Ok, il veut nous aider à manger la salade !

On valide la vue pour le déjeuner !

Le glacier nous fait penser à un immense tiramisu

Ou a des meringues saupoudrées de cacao

La glace est telle un diamant

C’est parti pour redescendre vers la lagune

Nombreux sont les morceaux de glace flottant sur celle-ci

Plutôt contents de la rando !

Lui par contre, strictement rien à faire !

Le trio d’aventuriers !

La descente marquera aussi l’apparition des premiers rayons de soleil et nous aurons en bruit de fond des effondrements de glace, voire même des avalanches, non visibles mais bien détectables à l’ouïe, un peu plus loin dans le parc. La descente peu technique, se fait longue avec l’intégralité des paysages dans notre dos, ce qui ne la rend pas fantastique…

Dernier coup d’œil sur les trois tours et le Cerro Torre

Une pierre comme fossilisée

Et encore moins quand nous sommes interpelés par une garde  forestière très désagréable. Celle-ci nous demande de nous expliquer sur le fait que nous soyons avec un chien dans le parc et d’où nous venons. Marine lui explique que nous avons eu l’autorisation et que nous ne serions pas là si cela n’avait pas été le cas et que nous étions au mirador Maestri. Elle nous explique alors que si nous sommes accompagnés d’un chien, nous ne pouvons pas faire les sentiers dans leur intégralité, que là nous n’avons pas respecté en allant jusqu’au mirador le plus haut. S’ensuit tout un discours sur la faune, que le chien pourrait faire peur aux animaux et blablabla.

En gros, le chien est fautif dans le sens où personne ne verrait d’animaux sur la journée ! Elle met beaucoup de choses sur le dos du chien, attaché à Marine et assis dans un coin (fatigue aidant)… bref un peu trop à notre gout et surtout impossible à Marine d’en placer une ! À croire que le paquets de touristes qui traversent le parc de camping en camping, laissent traîner leur PQ dans la forêt tout comme du plastique (soyons réalistes), eux ne sont pas responsables des dérèglement de la faune…

Après un appel à l’office de tourisme « je suis avec la française avec son chien, elle insiste… », Marine agacée s’est obligée de dire dans le micro qu’elle n’insistait pas et qu’elle n’appréciait pas qu’on la fasse mentir ainsi ! Marine confirme que nous nous présenterons à l’office de tourisme après notre descente pour refaire un point sur les randonnées auxquelles nous aurions accès… car jamais, il n’a été question de restriction !

Nous finissons donc nos 23 kms finalement un peu désabusés et filons donc à L’OT pour entendre ce qu’ils ont à nous dire. Marine aura une conversation très constructive avec une personne sur place qui s’excuse de l’erreur du parc de nous avoir pas plus encadrés quant à la faune et la zone de présence des animaux « huemuls » dits en voie d’extinction, dont la simple odeur d’un chien sur leurs zones de transit, pourrait déranger.

C’est beaucoup plus clair et on apprécie de tels échanges. Marine lui dira quand même que la nana a beaucoup manqué de tact sur le chemin en exprimant « vous n’avez qu’à aller ailleurs en vacances »… Message passé. La dernière rando nous est plutôt déconseillé vis à vis de cela. On a bien profité des deux premières et le temps doit se gâter dès le lendemain alors nous quitterons probablement ce parc national des glaciers. On se rassure en se disant qu’on a fait le principal et le plus beau, donc sans regret !

N’Lou a appris à boire à la poche à eau !

Dernière descente vers la ville pour retrouver Picco

Fin de l’épopée du jour

Nos efforts très matinaux nous laissent ensuite un après-midi relativement long pour sedoucher dans un premier temps, faire quelques courses pour notre dîner de ce soir avec Chrys et Alex puis chiller en terrasse avec un bon café, un chocolat viennois, une gourmandise à grignoter et profiter du wifi pour se mettre à jour sur 2-3 choses !

De retour sur notre spot camping iOverlander, nous nous atelons à la préparation de l’apéritif de ce soir mais aussi du dessert : crêpe party ! Après tout, c’est mardi gras en France et étant invités chez nos nouveaux amis français, nous ne pouvions passer à côté de cette tradition importante.

Posés ainsi au calme, cela nous a également permis de faire un brin de ménage dans le camion et finir la vaisselle qui traînait depuis notre réveil matinal… Oui à 6 heures du matin en gants et bonnets, on remet à plus tard tâches ménagères !

C’est vers 19h30 que nous sommes conviés à rejoindre l’emplacement 13 pour une démonstration de cuisson de pizza maison au KOBB (un système de barbecue portatif à cuisson au charbon). Les morceaux de charbon préchauffés sur le gaz (technique d’Alex pour accélérer le proxessus) sont ensuite placés dans le foyer de l’engin. Sur celui-ci, il est possible alors de placer divers accessoires accessoires selon ce que nous voulons cuisiner. Ce soir c’est donc la pierre à pizza que nous utiliserons.

En plein apéro, les gouttes tombant du ciel nous ont fait rapidement nous abriter dans leur camion, ainsi que le barbecue transportable. C’est ensuite avec appétit que nous dégustons ces pizzas qui ont vraiment un goût délicieux avec cette cuisson ! Un bonheur pour les papilles…

Préparation de la pizza et du feu !

Un modèle un peu plus grand que le notre !

Tout est fait maison !

Et l’apéro à la Française !

Les gars entament la préparation de la pizza bis !

La pizza vanlife est approuvée et… dévorée !

La soirée passe super vite, et nous les quittons avec regret vers minuit pour aller nous reposer. Debout depuis déjà 19h, nous nous endormons comme des pierres…à pizza ! Bien que N’Lou ait déjà depuis bien longtemps commencé sa nuit, dans l’allée du camion de Chrys et Alex… Ça devait lui sembler être un palace… vautré comme un pacha sur leur parquet !

Damien, Marine, Chrys et Alex

Tout le monde mérite à présent une bonne nuit de sommeil

Zzz… Au dodo !

[2020-02-24] El Chaltén

Notre nuit fût courte… Couchés à minuit et réveillé à 04h30, trop peu pour moi sur la longue durée ! Mais c’est pour la bonne cause. Nous filons en randonnée à partir de 06h avec nos amis Wait and Sea. Le rendez-vous est donné sur le parking du début de la rando. Nous nous y rendons dès notre réveil car nous avons plein de choses à faire et ne voulons pas réveiller tout le voisinage du spot dodo… 5 min de camion et nous nous posons !

Il ne fait pas trop froid mais c’est quand même saisissant de faire la vaisselle de la veille au cul du camion, pour pouvoir prendre notre petit-déjeuner (anticipation : zéro pointé) avant de nous glisser ensuite au chaud dans le camion comme depuis plusieurs jours.

À 06h00 pétantes nous sommes au taquet et bien réveillés, nous attendons nos compagnons de cordée du jour, Chrys et Alex. Ils ne tarderont pas à arriver mais Chrys est tombée malade cette nuit et sera contrainte à rester au lit toute la journée.

Quant à Alex, il est en forme olympique. Frontale allumée et bâtons en main : une nouveauté pour Marine qui va tester sa rando avec ! Ça devrait lui poser moins de soucis à ses genoux durant la descente. Alex prend le rôle de meneur suivi de près par son nouveau pote N’lou accroché à Marine, et moi je ferme la marche ! C est le premier départ de randonnée de nuit pour Marine et N’Lou et ils ont l’air d’aimer ça ! La première petite craque de la journée arrive assez vite quand nous nous apercevons que nos frontales se sont mal chargées et nous lâchent rapidement… Surpris mais pas démotivés nous avançons de bon train.

On a déjà bien grimpé

Le jour commence à se lever

Nous croisons peu de randonneurs et c’est super agréable. Le rythme est bon, la température est également correcte en avoisinant les 11 degrés. Quant au soleil, il se lève tranquillement avec les oiseaux dont les chants viennent s’immiscer doucement dans l’environnement calme de notre montée !

Les randonneurs montés au Fitz Roy pour le lever du soleil sont encore loin de nous et la masse de randonneurs partants en journée n’entameront leur marche que vers 10h. Nous rejoindrons rapidement le premier point de vue, et pas des moindres : un mirador avec une vue dégagée sur le Fitz Roy dont le sommet s’illuminait avec les rayons de soleil ! Une petite dizaine de marcheurs sont là à observer la scène sans un bruit comme dans un temple ou une église. On est arrivés avec nos gros sabots mais on s’est vite imprégnés de l’ambiance du lieu ! Mes deux compères dégaineront rapidement leurs appareils photo pour la prise de clichés. En tout cas, le temps est avec nous !

La chaîne de montagne s’éclaircit peu à peu

Avec en son centre le majestueux Fitz Roy

Alex devant et derrière l’objectif !

Nous reprenons notre marche avec une seconde partie assez plate, ce qui nous donne une avancée rapide et constante… Marine se demande quand ça va finir par monter car pour le moment notre dénivelé est loin d’atteindre ce qui nous a été annoncé ! On s’arrête comme lors de notre dernière randonnée pour enlever nos couches de vêtement et déjà hydrater Loulou !

Traversée de la vallée

La vue est splendide assez dégagée

On passe les obstacles sans grande difficulté

Les discussions vont bon train entre nous trois et nous ne voyons pas le temps passer… Mais un gros morceau nous attend sur les 2 derniers kilomètres : enfin l’essentiel du dénivelé ! C’est monnaie courante ici pour voir les sommets. Mais nous sommes prévenus et nous avons encore beaucoup d’énergie pour les attaquer. Il nous reste environs 550 mètres de dénivelé positif au menu dont 400 mètres sur le dernier kilomètre ! Cette dernière partie est très callaisseuse mais nous sommes plutôt d’accord tous les trois qu’elle est moins compliquée que la précédente randonnée de Torres del Paine. Ou peut-être que nous nous sommes vus pousser des ailes là-bas !

Le sommet approche lentement et N’Lou n’est pas le mieux loti harnaché à Marine mais est très courageux et nous atteignons le sommets 50 minutes après.

Il faut une bonne condition !

Mais nous sommes en pleine forme !

Une vue encore sublime ! On ne se lasse pas de l’effort quand nous sommes ainsi récompensés à l’arrivée ! Le soleil dans notre dos fait de brèves apparitions à travers les nuages blancs de la journée ! La « montagne qui fume » ainsi nommé par les peuples indigènes du fait des nuages souvent présents à son sommet, est aujourd’hui plutôt bien dégagée et laisse nos focus bouches bées !

Surtout quand deux jeunes touristes féminines demandent, un peu gênées à Marine précisément si elle peut les prendre en photo. Bah oui évidemment ! Mais la demande est particulière car elle veulent poser « Topless » (seins nus) devant le sommet ! L’objectif ne s’en remettra définitivement pas… Mains et pattes sur les yeux, les hommes ne sont pas conviés à la séance et il leur est demandé de se retourner ! Y’a que N’Lou qui n’a pas joué le jeu…

Les petites silhouettes là-haut… c’est là qu’on va

Et on obtient LA vue

Le Fitz Roy est majestueux !

Nanette aussi faisait partie des poids jusqu’au sommet

Mamie mesure voyage au quotidien à nos côtés en embarquant nos repas !

Alex, Damien, N’Lou et Marine

Le trio d’aventuriers au sommet

Nous descendrons également plus près du lac pour apprécier un autre angle de vue sur le géant. Pour encore s’en donner à cœur joie avec nos appareils et essayer différents effets et prises de vue !

Le reflet dans l’eau de ce sommet

J’adore cette photo…

C’est sompteux, on ne s’en lasse pas…

Et toi t’en penses quoi Loulou ?

Allez souris un peu quand même !

L’athlète sûrement le plus courageux de nous tous !

Bien couverts, nous nous installons un peu plus haut que le lac pour contempler le paysage durant le repas du midi que nous prenons à 10h… Peu importe nos estomacs sont affamés ! Ce sera notre fameuse salade de pâtes qui les contentera… Une touche sucrée avec des cookies et des fruits puis nous serons de nouveau opérationnels pour entamer la descente !

La vue sur la lagune est superbe

Surtout quand un rayon de soleil s’en mêle

En réalité, il y a deux lagons là-haut !

Marine commence à vraiment bien gérer le positionnement des bâtons jusque là aucune mauvaise sensation dans les genoux ! Nous avons sans doute trouvé la recette pour nos futurs exploits !

Notre descente sera marquée encore par de nombreux chassés-croisés avec les randonneurs en pleine ascension qui trouvent du réconfort en voyant notre loulou sauter de pierres en pierres. Nous entendons du « hermosoooo » et « que lindoooo » tout du long et les gens ont généralement un grand sourire ! Les seuls qui ont trouvé à dire quelque chose étaient des français « mais on a le droit d’amener un chien ici ?!! ». Pas de chance, on saura leur répondre !

Un petit détour sur le chemin du retour nous mènera vers une nouvelle lagune et encore un point de vue sur le Fitzroy. On ne se lasse pas ! Finalement, c’est en 07h30 que nous bouclons nos 26 kms et 1050 mètre de dénivelé positif,m et ce, avec des genoux en bonne santé !

Allez on redescend ces kilomètres bien raides

Chacun avec ses bâtons plus ou moins utiles…

Des biscroks Loulou ?

Vue en contrebas sur la rivière de la ville

Nous regagnons nos véhicules tranquillement mais impatients de voir comment va Chrys. Après une matinée avec d’affreuses douleurs, son après-midi a été beaucoup mieux avec beaucoup de repos.

Nous passerons la fin d’après-midi à aller voir un mécano pour régler nos histoires de feux déconnants mais sans succès : ce monsieur (mal aimable au possible) ne se sent pas concerné par des soucis électriques… lui il est mécanicien ! Ok, tant pis.

Nous avons aussi chopé un bon plan douche dans une auberge / restaurant pour un prix correct au vu de la propreté du lieu et des douches bien chaudes : 200 pesos (2,19€). Depuis deux jours nous ne nous étions pas lavés et après cette randonnée, ça n’était pas du luxe !

Quant à la soirée, elle s’achèvera rapidement après un petit moment de geekage, un rapide repas chaud et à 21h30, plus de son, plus d’image, tout le monde est au lit car demain on réitère l’expérience de la randonnée matinale en solo cette fois (enfin tous les trois quoi) !

Goûter pain / dulce de leche

Test d’équilibre !

Zzz…

[2020-02-23] En direction de El Chaltén

Voilà une nouvelle journée qui se lève sur El Calafate ! Ce matin pas d’urgence, nous avons la route à prendre en direction de la ville d’El Chalten un peu plus au nord. On s’est donc réveillés tranquillement avant de filer en ville pour squatter les toilettes de la station service et prendre notre petit-déjeuner tandis que Loulou s’amuse sur une place herbeuse.

Après cela, on reprendra nos pérégrinations vers la ville du mythique Fitz Roy en empruntant en partie la Ruta 40 (vous vous souvenez ? Celle qui traverse le pays du Nord au Sud) ! Sur celle-ci, nous profiterons de superbes points de vue en commençant à distinguer les chaînes de montagne et plus particulièrement le sommet du géant Fitz Roy à 3405m d’altitude.

Alors que nous lutons contre le vent sur les différents miradors, nous apercevrons deux petits renards galopant sur le parking. N’Lou est aux aguets et nous, nous les observerons un moment, amusés de les voir jouer, grignoter et n’avoir aucune crainte autour de nous. Puis nous reprendrons la route vers El Chalten !

A l’aller c’est ici qu’on avait croisé Interpol

Tentative d’activation de la carte Movistar

Première vue sur le Fitz Roy

Mes deux amours

Trop mignons ces petits renardeaux

Pas craintif du tout

Observatrice la bête !

A s’en lécher les babines !

Celui-ci est tout calme tout tranquille

On s’approche de la montagne « qui fume » !

Canon mon petit skater non ?

Degourdissage de pattes

On pourrait faire du stop comme ça !

Apparemment ils n’étaient pas prêts pour la photo

Fitz Roy, nous voilà !

On entre dans le Parc National des Glaciers, et on aperçoit un panneau avec un chien barré, un chasseur barré… etc. Bon ! On va déjà se rendre jusque la ville et voir si comme ailleurs en Argentine, on y aperçoit des chiens errants. Bon ok check, on en trouve deux sur notre route et y’a même un cabinet vétérinaire ! On ira dans la foulée en direction de l’office de tourisme… mais…

… sur notre route on reconnaît « Léon », le camion de waitandsea que l’on avait prévu de retrouver ici après plus de deux mois d’échanges via Instagram. C’est le fameux couple qui voyage devant nous et nous donnait au fur et à mesure des bons plans dodos, douches et autres conseils depuis plus de deux mois ! D’ailleurs, comme ils reviennent d’un trek de 4 jours en complète autonomie, ils sont en mode repos et nous propose de garder N’Lou pour que nous réalisions une rando le lendemain. Super chouette.

Voilà voilà voilà…

Avant de nous retrouver pour l’apéro, on file donc à l’office de tourisme avant la fermeture et je fais valider la présence de N’Lou dans le parc avec ses documents… Il pourra donc nous accompagner sur les sentiers du 23/02 au 27/02 et les rangers sont ainsi prévenus. Super !

On retourne en ville pour une balade avec N’Lou et un petit goûter que l’on appréciera bien avec une boisson chaude, une omelette et une sorte de croque-monsieur traditionnel ! On remontera ensuite la ville où l’ambiance est très particulière. Partout des magasins de trekking, des hôtels, des restaurants proposant des bières en happy hours… mais surtout des marcheurs partout ! Avec des sacs à dos plus ou moins remplis, des sacs de couchage, des tapis de sol et une mine réjouie ou fatiguée…

Petite déconvenue de tongs…

Je savais que j’aurais dû en racheter au Brésil !

Dans la rue principale du centre

Café et chocolat avec un plat salé

On recroise Chrys (Chrystelle) et Alex (Alexandre) sur un spot wifi en ville et on se promène un peu avec N’Lou. Demain nous ferons la randonnée tous les cinq du coup (N’Lou compris) en partant assez tôt : départ annoncé pour 6h ! On commencera donc à la frontale, une première pour moi. Au fur et à mesure de la conversation, j’explique à Chrys mes problèmes de genou et direct, étant coach sportive, elle me conseille d’essayer avec des bâtons.

19h45, nous voilà donc à nous rendre dans une boutique de location et réclamer des bâtons pour le lendemain. Le petit jeune qui est là, m’explique que si je les prends ce soir, je payerai aujourd’hui et demain. Mais demain il n’ouvrent qu’à 09h, ça ne va pas coller… Après un bref échange, il peut ne pas me compter ce jour, mais que après 20h. On attendra donc 10 minutes que l’heure tourne pour remplir une feuille de papier et qu’il m’amène enfin des bâtons et m’en explique l’utilisation ! Le prix de la location varie selon le type de bâton, j’opterai pour une paire d’un modèle télescopique, facile à porter pour 170 pesos la journée (soit 1,86€), honnête ! On verra bien !

Puis nous rejoignons le spot de camping autorisé gratuitement dans la ville (en face de l’office de tourisme). On rejoint Chrys et Alex en discussion avec un couple d’allemands qu’ils avaient rencontré quelques jours plus tôt et finalement nous intégrerons leur camion où l’on tient facilement tous les cinq pour une soirée fort sympathique à partager nos expériences autour de vin, bière, jus de fruits et légumes à croquer !

Pas degueu le spot dodo… le camion par contre…

On les quittera vers 23h30 car après le réveil va vraiment piquer demain matin… On défoule Loulou, on règle l’alarme pour 04h30 et l’on s’endort… du mieux qu’on peut avec un N’Lou ronfleur au possible ce soir !

Allez, à demain !

[2020-02-21] Glacier Perito Moreno et El Calafate

Je me réveille tranquillement sur notre station essence bien calme ! Avec quand même les cuisses et les mollets assez durs de la veille ! Il doit être 09h00. Marine un peu plus tôt, vers 08h30, réveillée par le réveil pour assurer la gestion administrative du blog, a déplacé le camion pour se rapprocher de la boutique de la gas station afin de capter le réseau wifi et se « mettre à jour » comme elle dit… Une vrai digital nomad !

Je m’occupe donc de sortir Loulou encore un peu à mon réveil pour finir de me réveiller avec l’air frais tout en préparant le petit-déjeuner ! Notre étape de transition pour la nuit nous a donc permis de n’être plus qu’à 02h30 du fameux parc national « Los Glaciares » qui cache une merveille connue des voyageurs : le Perito Moreno, étape incontournable de notre voyage !

La route est relativement bonne avec au loin la chaîne de montagne de la cordillère des Andes qui se dessine. Comme à nos habitude nous ferons des stops photos avant d’arriver dans la ville d’El Calafate en pleine essor touristique depuis une dizaine d’années notamment grâce au glacier !

La cordillère des Andes se dessine…

… mais clairement il s’en bat les steaks !

L’entrée de la ville est marquée par un immense barrage de flics qui dans un premier temps contrôlent nos papiers (permis, carte grise et passeports) avec un policier pas peu fier de savoir parler le français… même s’il ne répondait pas correctement aux questions de Marine… Ce qui nous a valu un petit rire malicieux entre nous ! Puis ils nous ont envoyé faire contrôler nos passeports… auprès des agents Interpol un peu plus loin sur le barrage !

C’est le genre de nom qui résonne dans notre tête et qui ne nous rassure pas trop ! Le contrôle est rapide et bref, roulez Simone ! Ça aurait pu être un coup de la famille qui a défaut de nous avoir retrouvé via le GIGN aurait lancé la police des polices à nos trousses ! Nous ne faisons que traverser la ville qui semble plaisante de prime abord et nous nous dirigeons directement vers le glacier à 80 kms de la ville (50 kms jusqu’au point d’entrée dans le parc national des glaciers puis 30 kms dans l’enceinte de celui-ci).

Nous reviendrons dans la ville après notre visite… Enfin, nous n’avons pas trop d’infos sur le parc et ne savons pas vraiment pas comment nous allons faire avec N’Lou. Une file de voiture se forme, avec des agents vêtus de vert kaki. On dirait des rangers, métier propre aux pays possédant des parcs nationaux. Ceux-ci s’adressent à chaque voiture. Ça doit être l’entrée du parc ! Marine anticipe donc notre contrôle en descendant du van pour aller à l’encontre des gardes. Ça passera encore cette fois-ci… Mais le chien devra rester dans la voiture pendant que nous irons observer le glacier car les passerelles d’observation ne seront pas cool pour lui (grillagées).

La Ruta 11 mène au parc national

Après avoir accepté N’Lou, on nous remet cela !

27 bornes en lacets nous séparent du glacier… Mais déjà au détour de certains virages nous apercevons le colosse de glace. Ce sont ses tons blancs et bleus éclatants au soleil qui nous interpellent ! Nous nous dirigeons vers le parking supérieur. On nous a dit d’aller nous garer là-haut car nous serons au plus près pour aller checker N’Lou au cours de la visite. C’est là que sont tous les bus de tourisme et les agents sont au courant de notre venue avec le chien ! Du coup, aucune question, ils repèrent notre plaque et ça passe comme dans du beurre ! Plutôt agréable contrairement à notre dernier parc national… Deux nationalités, deux ambiances ?

Le colosse de glace est tout proche

Au vu de l’heure où nous arrivons, il est près de 14h, il y a déjà beaucoup de personnes sur le site. Loulou bien installé dans le camion à l’arrière pour le protéger de la chaleur… et aussi pour lui éviter de nous voir partir et aboyer comme un dingue (dure séparation), nous filons à toute allure sur les passerelles à travers la foule pour qu’il nous sème du regard ! On ne traîne pas non plus afin qu’il ne s’impatiente pas !

Nous marchons directement sur le point de vue inférieur là où la vue sur le glacier est la plus impressionnante et devant nous on retrouvera rapidement cette masse d’environ 70 mètres de haut ! C’est inimaginable de penser que ça puisse être si haut… Sur le trajet pour rejoindre le point de vue, nous entendions déjà des blocs se détacher et tomber à l’eau avec un bruit assourdissant… tel un feu d’artifices selon Marine où encore comme un pétard qui fait tomber des blocs d’immeubles au JT à mon goût ! Ça résonne dans tout le parc !

Parvenus à notre « terrasse », la vue est saisissante et nous restons immobiles à observer le moindre mouvement de glace. Pendant la première demi-heure, seulement de « petit blocs » se détachent mais déjà les bruits sont impressionnants ! Nous restons cependant sur notre faim. Marine décide de remonter checker N’Lou et l’aérer avant de me rejoindre parmi le labyrinthe de passerelles… Elle en mettait du temps je trouvais aussi !

« Alors tu as vu un bloc tomber ? » me demande-t-elle en revenant. Mais non que dalle… Elle s’en doutait à n’avoir pas entendu de bruit cependant. Nous flanons sur les passerelles en attendant le moment fatidique sans savoir s’il arriverait et l’on profite de cet instant pour glaner quelques infos sur ce fameux Perito Moreno.

Il est l’un des trois seuls glaciers de Patagonie qui n’est pas en recul… Le front du glacier fait approximativement 5 kms de longueur, sa hauteur est de 170 mètres dont 74 mètres sont émergés, le reste se trouvant sous les eaux du Lago Argentino… Whattttt ? C’est immense ! Il avance d’environ 2 mètres par jour (soit pour les matheux : 700 mètres par an). À certains endroits son épaisseur atteint 700 mètres.

Et forcément, c’est en remontant tranquillement pour nous diriger vers la sortie que Marine profite d’une fenêtre de tir sans trop de touristes pour me demander de taper la pose photo ! Tournés vers le glacier, nous sommes interpelés par des chutes de petits blocs qui attirent notre regard. L’appareil était donc déjà prêt pour finalement immortaliser ce moment : un immense bloc se détachant de la paroi avec un fracas monstrueux au contact de la lagune… Celui-ci déclencha ensuite des mouvements de vagues assez impressionnantes. Enfin ! Nous avons vu ce phénomène de nos propres yeux !

Cette vue a ravi forcément les visiteurs avec des cris de stupéfaction ici et là. Et surtout notre voisine anglophone qui ne s’arrêtait plus de jubiler ! Nous pouvons donc filer l’esprit tranquille.

On vous laisse découvrir les clichés de ce joli moment :

Pour la vidéo, direction YouTube si vous êtes curieux de voir la scène que nous avons eu sous nos yeux : Effondrement glacier Perito Moreno !

En repartant, nous demanderons à un gardien si N’Lou pouvait sortir du véhicule afin de le prendre rapidement une photo avec le glacier en toile de fond : il accepte ! Nous avons donc un chien qui fièrement pose face à cette merveille du monde ! Et je peux déjà vous dire que très peu de toutous ont eu cette chance !

La vue de Loulou était quand même pas dégueu !

Allez souris, chien chanceux !

Allez direction El Calafate avec une auto-stoppeuse américaine à nos côtés ! Sarah voyage solo avec tout son matériel de parapente ! Encore un sacré bout de femme que nous avons croisé là et avec qui les échanges étaient très sympa…

Nous avons du pain sur la planche :

⁃ Trouver une laverie (les odeurs de chaussettes poisseuses commencent à envahir le van et ce n’est plus supportable)

⁃ Faire le plein de courses, les pâtes se font rare

⁃ Trouver un mécano pour faire une vidange

⁃ Prendre une douche, car ce soir nous sommes de sortie (comment ça « encore » ?!)

En effet, après avoir rencontrés sur la rando, Sandy et Thibault, nous avons réalisé que nous serions à El Calafate au même moment, eux venant jusqu’ici en bus. Ils arrivaient donc à 18h environ dans la ville. Retrouvant donc notre réseau et eux aussi, nous nous sommes mis en contact et avons décider de manger ensemble ce soir en ville, pour continuer nos discussions inachevées sur le parcours de la veille !

Du coup en si peu de temps, vous imaginez bien que nous n’aurions pas le temps de tout faire. Mais la laverie au moins, c’est ok ! Nous avons trouvé un endroit pour faire une machine par nous-mêmes, assez rare pour être souligné sur ce continent…

Pour vous donner une idée des tarifs : 6,2 kgs de linge (les draps y sont passés), le lavage et le séchage nous a coûté 4,75€. Au vu de leur aide et gentillesse (et wifi gratuit), nous avons laissé un pourboire en plus ! Pour autant, prix défiant toute concurrence… Bon la qualité, ce sont les normes locales… On a le sentiment que l’eau est froide dans les machines ! On va dire qu’en voyage ça passe !

Le temps du lavage, nous nous sommes posés tranquillement dans un petit bar voisin proposant jus et boissons bio ainsi que des goûters sucrés. On se laisse tenter par un pancake (en réalité une crêpe) à la confiture de lait pour Marine et pour moi un brownie accompagné de sa glace vegan. Succulent !

Le petit goûter en attendant le diner de gros

1h30 plus tard, le linge est prêt et il est temps de le plier et de ranger tout cela avant de repartir sillonner la ville pour trouver une douche. Nous tentons les campings. Les deux premières tentatives sont, comment dirai-je, quelque peu énervantes… La première : nu comme un ver dans la douche, l’eau est froide (nous payons un service pour qu’elle soit un minimum chaude). Du coup, on se rhabille pour le signaler et on nous demande de patienter 20 minutes le temps de faire fonctionner le ballon d’eau chaude. 20 minutes après, finalement il ya une coupure d’eau et on se fait rembourser car sinon il faut attendre une heure ! Pas le temps…

Le second : plus d’eau sur la ville d’après le proprio, qui soit dit en passant, est reconnu d’après les infos sur le net, comme un escroc ! On tente un troisième camping sur la route et là, pas de problème… les douches sont individuelles et surtout pas de soucis d’eau ! Bilan : les deux premiers se sont bien moqués de nous…

C’est donc finalement vers 20h30 que nous retrouverons Sandy et Thibault à leur auberge de jeunesse. Le camion garé, nous prenons donc la direction du centre ville pour se trouver une terrasse pour dîner. La température est devenue agréable, ce qui ne nous était pas arrivé depuis 2 semaines. 25 degrés au thermomètre dans l’après-midi. On est ici sur des maximales de saison pour l’été austral en Patagonie.

Nous déambulons entre les trottoirs de chaque côté de la rue car les chiens ici sont ultra présents et font « la cour » à N’Lou ! Nous trouverons finalement une petite terrasse dans un bar-brasserie assez animé. En effet, sur El calafate ce soir, il y a un festival. On ne sait pas quoi, mais il y a de l’animation ! Pizza pour Sandy et moi, ragoût d’agneau pour Thibault et Marine, jus de fruit et bières commandés, tout est réuni pour parler de nos vies respectives !

Ca été un vrai plaisir que de partager ce moment ! Sandy et Thibault sont des voyageurs simples, très ouverts avec déjà beaucoup de miles dans les jambes pour leurs premiers 5 mois de voyage… C’est bien après que Cendrillon ait perdu sa ballerine que nous rentrons à l’hostel les raccompagner et leur souhaiter bon vent pour la suite !

Pas bouger et pas toucher !

N’Lou, Marine, Thibault, Damien et Sandy

Nous avons maintenant un spot à trouver pour la nuit et il est déjà 01h du mat. Le festival est terminé et les flics sont partout dans les rues et nous avons du mal à trouver quelque chose qui nous convienne. Finalement, nous nous éloignerons de la ville pour trouver un spot face au Lago Argentino. Et qui retrouvons-nous garés sur le même spot que nous ? Les YOLO, cette gentille famille française rencontrée à Ushuaia avec leurs 3 enfants !

Pour le moment, tout le monde dort, mais la suite dans le prochaine épisode !

[2020-02-22] El Calafate

Décidément Marine ne se laisse pas abattre avec le retard accumulé lorsque nous étions au Chili et que nous ne n’avions pas de réseau. Pas complètement fatiguée hier soir, elle s’est couchée à 02h30 du mat après notre restaurant et était déjà réveillée à 08h30 à payer ses factures de péage norvégien tout juste arrivées de son tour d’Europe ! Moi je me réveillais tranquillement pendant ce temps-là. Une chose est sûre : je n’arrive pas trop à suivre son rythme !

La vue est agréable ce matin, face à la lagune Argentino. J’en profite pour sortir le Loulou qui dort tant que c’est calme mais s’agite et pigne au moindre mouvement ! Je vous disais, hier sur le blog, que les YOLO était garés à côté de nous, c’est donc de bon matin qu’ils sont venus nous saluer, en s’écriant « N’Lou » ! Ce chien est une vedette…

C’est une famille que nous avions rencontré à Ushuaia alors que nous quittions la ville tandis qu’eux y passaient encore quelques jours. Depuis nous avions chacun fait notre bout de chemin de notre côté et nous nous retrouvons finalement ici à El Calafate. Cette fois-ci c’est eux qui quittent la ville avant nous ! Après échanges, jeux avec N’Lou pour l’ainée des enfants et multiples conseils de leur part (surtout niveau mécanique), ils reprennent la route vers le nord alors que nous continuons de profiter du soleil sur la lagune avec notre boisson chaude favorite.

Alors cette vue de réveil ?

Il irait bien se baigner lui…

Préparation du petit-déjeuner

Nous devons réaliser la suite de nos to do list aujourd’hui… et nous commençons par les courses à la Anonima ! J’envoie Marine au charbon tandis que je m’affaire à écrire l’article du d’hier. C’est 1 heure plus tard qu’elle se précipite en courant hors du magasin en criant vers la voiture. Elle part sans payer comme à son habitude ? Je démarre le moteur près à l’attraper au vol et à nous enfuir pour éviter toute représaille… Ah non, je m’enflamme là… Elle n’avait juste pas pris assez de liquide et les gens attendaient à la caisse…

Mais quelles course a-t-elle pu bien faire ? Je la vois ressortir avec un caddie rempli qu’on ramène en catastrophe de l’autre côté de la rue pour le vider dans le camion ! Avec tout ça, on peut repartir en trek sans craindre la faim…

Courses ok donc, maintenant on s’attelle à faire le plein mais ce sont d’immenses queues de voitures qui envahissent les deux uniques stations essence de la ville… Mince alors ! Une pénurie en vue ? Nous nous arrêtons près de deux gendarmettes pour leur demander mais elles nous ont envoyé balader, on devait circuler ! Leurs oreilles ont du bien siffler quand nous avons refermé notre vitre… Tant pis pour l’essence, on passe à la suite !

Mission carte internet, sur des conseils avisés de voyageurs, nous devons nous procurer une carte SIM locale Movistar et une autre Claro pour profiter du net au cours du reste de notre séjour argentin. Car Free a ses limites de ce côté là du pays. Mais ce n’est pas une mince affaire ici et c’est à la cinquième tentative de boutiques que nous trouvons enfin le Graal. Ce n’est pas cher une carte SIM, 50 pesos l’unité (soit 0,55€) .

Enfin, la faim se fait ressentir. Il est 14h et nous retournons sur notre spot de dodo pour préparer une petite salade fraîche histoire de faire le plein de vitamines. Nous décidons aussi à ce moment-là de rester une nuit de plus dans cette ville pour nous reposer à la cool et ne filer que demain matin. D’autant plus que le beau temps est au rendez-vous, il fait 25 degrés et ce serait dommage de vivre ça sur la route alors que nous avons eu froid depuis 15 jours.

Ah… Et j’allais oublier aussi que nous avons eu une super adresse pour faire un check-up complet du camion et la vidange par nos amis français de ce matin. Nous reviendrons donc probablement à El Calafate la semaine prochaine quand nous aurons rencontré nos amis instagrammeurs « @waitandsea » sur El Chalten dimanche. Rdv que nous avions convenu depuis un peu plus d’une semaine. Nous avons hâte car nous échangeons depuis notre arrivée au Brésil et eux aussi sont en camion à parcourir le continent !

Qu’est-ce qu’on l’a appréciée celle-ci !

L’après-midi se résumera à des moments de détente, d’écriture et une balade dans le centre ville en mode tranquille… pas comme d’hab’ 😅 ! Après la perte du polaire, on regarde si l’on trouve quelque chose de sympa ici car il y a de nombreux magasins de montagne et équipements avec les montagnes environnantes… C’est d’ailleurs en quittant l’un de ceux là qu’on croise une famille qui montrent le chien du doigt en disant « N’new, N’new »… On ne comprend pas et ils nous disent qu’on s’est croisé dans le parc Torres Del Paine ! Ils ont reconnu le chien et en sont dans ! Décidément… N’Lou va devenir une réelle star ici !

Un de nos sponsors, Eucerin, bien implanté en Argentine !

Un bar sympa, allons voir !

Le coin des artisans

Carte du coin schématisée

Une boulangerie : pain dans toutes les langues

Damien l’a omis mais y’a eu tentative de baignade

Mais seul N’Lou y a été ! Il sent pas le froid lui ?

Pause sieste et écriture au soleil

Le vent s’élève vers 20h30… Il est temps pour nous 3 de nous abriter dans le camion et de préparer notre dîner : côtelettes / ravioles avec une tentative pyromane de Marine qui s’est laissée surprendre par des graisses qui se sont enflammées !

Le nez du camion face à la lagune et le coucher du soleil sur celui-ci marquera une fin de journée très paisible ! Mais ce n’est pas fini pour autant ! Madame apprécierait des toilettes… On retourne donc vers la station service à 3 kms de là car uniques toilettes que nous connaissons pour nous faufiler. Et dommage, elles sont fermées pour cause de coupure d’eau !

Bon… On en profite quand même à 22h pour regonfler nos pneus en tombant sur la station de gonflage par hasard et en persistant pour comprendre son fonctionnement… Deux tuyaux : l’un gonfle à l’aveugle, tandis que l’autre donne la pression. Il faut donc jouer de branchements / débranchements pour atteindre notre cible !

Nous rentrerons ensuite vers notre spot, bredouilles, et on s’arrangera autrement (#vanlife) mais c’est sans compter sur le GPS qui nous fera emprunter une nouvelle route sur les hauteurs et en gravillons… Génial de nuit…

N’Lou aussi a son assiette ce soir ! Le gras et 2-3 ravioles pour agrémenter le tout !

Sunset time !

On fait aussi affinage de saucisson dans le camion maintenant !

Test de la pression des pneus !

Pas très intuitif, mais on a fini par capter le truc !

Allez, dodo bien mérité cette fois pour une grasse mat demain. Pas de pression de réveil. Lundi, on risque de se lever tôt pour randonner par contre, alors on profite d’ici là.

[2020-02-20] Torres del Paine (3/3)

Ouah… il pique le réveil ce matin en nous tirant de nos songes à 05h20. Et le tout pour la bonne cause : c’est grosse journée randonnée ! Nous avons au programme environ 22 kms à parcourir pour 1000 mètres de dénivelé positif. Nous attaquons la marche phare du parc « Mirador base de las Torres »…

Nous nous étions dis à la base que nous serons sur la piste aux alentours de 06h30. Ce ne sera pas la cas. Nous peinons à nous réveiller car il faut dire qu’il fait 3 degrés à l’extérieur et guère mieux à l’intérieur du camion. Notre source de motivation pour sortir notre bout de nez de sous la couette : les crêpes que Marine a fait la veille !

Depuis quelques jours nous cuisinons et préparons nos petits-déjeuners directement depuis l’intérieur et ce n’est pas déplaisant. La chaleur du gaz nous fait du bien ! Et ça ne sent pas tant que cela malgré tout ! Pas besoin d’immense camping-car pour bien vivre la vie de nomades finalement…

Petit-déjeuner au chaud…

Un café bien noir dans le ventre et un nesquik gardé au chaud depuis la veille dans la thermos… parfaits pour bien débuter la journée et il est de filer. Pour rejoindre la rando, nous avons 30 kms de « ripio » (la fameuse piste en Argentine) . Mais on n’est pas encore partis : on doit faire un stop au coin douche de la veille… Marine pense y avoir oublié son tour de cou tout neuf lors de sa douche de la veille. Bingo (sans commentaire…) !

On en profitera pour finir, par la même occasion, nos sacs pour la journée. Le mien aura la salade de pâtes, jambon, tomates et concombres préparée la veille, la Go pro, deux bouteilles d’eau (une pour pour Loulou et une pour nous), 3 barres de céréales, mon bonnet, mes gants et les fourchettes et ça doit être tout… Marine quant à elle aura son reflex, des barres de céréales, la trousse de secours, les friandises de Loulou, ses gants et bonnet ainsi que la poche a eau de 2 litres. Autant vous dire qu’ils sont bien remplis et optimisés nos petits sacs à dos !

Mais je vous rassure que nous étions plutôt minimalistes comparé à certaines personnes aperçues durant la rando ! Soit chargées comme des bourricots soit pas du tout en tenue… Il faut de tout pour faire un monde me direz-vous.

Le lever du jour a été aussi quelque chose d’exceptionnel ! Un soleil levant face au trois tours de pierre. Une couleur rosâtre rarement vue pour ma part… Nous prenons enfin la piste ! L’aube nous permet aussi d’apercevoir de petits animaux qui finissent leur tournée nocturne ou bien ceux qui la démarre : putois et renards se mêlent aux nombreux guanacos ! C’est vraiment chouette de s’être levés pour ça.

Départ pour le rando à l’aube

Le début de la randonnée approche, nous nous arrêtons à un poste de contrôle tout juste ouvert pour indiquer notre présence sur le sentier avec notre chien. Un dernier check des papier et c’est parti. Nous nous garons sur un parking, qui en journée est plein, mais nous faisons (pour le moment) partie des plus matinaux ! Un choix stratégique pour éviter l’arrivée des randonneurs utilisant les bus tours pour accéder à la rando au cours de la matinée.

Lever de soleil rosé

Les rayons lumineux atteignent les trois tours !

Nous retrouvons l’entrée principale du site

Bien emmitouflés avec toutes nos couches, nous attaquons l’ascension. Enfin, pas encore… deux kilomètres de plat nous mettent en jambe avant d’attaquer les choses sérieuses. Le soleil monte dans le ciel et nous nous découvrons au fur et à mesure pour ne pas avoir trop chaud ! Les vestes et ma polaire seront attachées grâce à des sangles sur le côté du sac (détail important pour la suite) !

Nous avons un très bon rythme mené avec notre éclaireur en chef N’Lou attaché à Marine (et oui laisse obligatoire… mais c’était ce qui était convenu pour l’avoir avec nous). Nous essayons aussi de nous ravitailler régulièrement en eau et barre de céréales / biscroks. C’est justement au cours de la l’un de ces stops que je remarquerai que ma polaire n’est plus attachée à mon sac… elle a dû tomber !

Je décide de continuer ma rando et ne pas me taper les 2 kms max où j’ai pu la perdre. Je crois à la bienveillance des gens qui peuvent la déposer aux différents refuges sur la montée, au poste de garde à l’entrée du parc ou bien tout simplement la déposer sur une balise comme on peut le voir certaines fois avec des gants. Nous continuons donc.

Aujourd’hui c’est ici que nous montons

On est dans les horaires parfaits pour le soleil